Le parti de Jean-Luc Mélenchon et l’Algérie : dérapages isolés ou choix politique assumé ?

Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon a-t-il perdu le contrôle sur son parti ? D. R.

Par Mohamed K. – Le malaise s’installe au sein de La France insoumise (LFI), le parti de Jean-Luc Mélenchon, après une série de prises de position controversées de certains de ses membres sur des dossiers géopolitiques sensibles. En l’espace de quelques semaines, deux affaires distinctes ont ravivé les interrogations sur la cohérence de la ligne internationale du mouvement et sur sa relation avec une partie de son électorat issu des diasporas maghrébines.

La première polémique est née du soutien exprimé par la militante palestinienne Rima Hassan au régime colonialiste marocain dans le dossier du Sahara Occidental. Un positionnement perçu comme contradictoire avec la tradition tiers-mondiste et anticolonialiste revendiquée par le mouvement mélenchoniste, historiquement favorable au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, sur ce dossier précis, souvent critique de Rabat. Ce soutien a surpris jusque dans les rangs du parti, certains y voyant un dérapage isolé, d’autres le symptôme d’une ligne devenue plus floue.

Mais c’est surtout une seconde affaire qui a provoqué une onde de choc plus durable. Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, a publiquement apporté son soutien à la secte de Ferhat Mehenni, classée organisation terroriste en Algérie. «Le MAK n’est pas un mouvement terroriste», a argué Sophia Chikirou, s’opposant également à l’éventuelle extradition vers l’Algérie de l’un de ses responsables, Aksel Bellabbaci.

Ces déclarations ont entraîné une rupture nette avec une partie des militants et élus d’origine algérienne. Elue locale en Seine-Saint-Denis et présidente de la Fédération franco-algérienne de consolidation et du renouveau, Karima Khatim a ainsi annoncé quitter LFI. Elle dénonce des propos qu’elle juge «hostiles à l’Algérie» et incompatibles avec une représentation politique responsable.

Dans un message rendu public, elle rappelle que «les Français d’origine algérienne, comme l’ensemble des citoyens aux identités plurielles, aspirent à une représentation politique juste, responsable et respectueuse de leur histoire». Et d’ajouter : «Ils ne doivent plus être convoqués comme argument politique quand cela arrange, puis ignorés quand il s’agit de construire réellement.»

Au-delà des personnes, ces affaires posent une question stratégique à LFI : s’agit-il de prises de position individuelles mal maîtrisées ou d’un choix politique assumé, au risque de froisser une partie de son socle électoral ? Alors que le mouvement se veut porte-voix des luttes internationales et des minorités, la gestion de ces controverses risque de peser durablement sur sa crédibilité et son unité interne.

M. K. – Algérie Patriotique

De Mossadegh à Maduro : le poids de la CIA dans le renversement des régimes étrangers

Maduro
L’enlèvement de Maduro ravive un long historique d’interventions américaines. D. R.

Par Mohamed K. – Dans un long reportage, le magazine américain Newsweek a mis en lumière les implications de la décision du président américain Donald Trump d’ordonner à des forces d’élite l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro, soulignant que cette action ravive un long historique d’interventions américaines ayant conduit au changement de régimes dans plusieurs pays à travers le monde. Le magazine note la contradiction : Trump lui-même avait vivement critiqué ce passé interventionniste dans le passé, avant de le raviver à nouveau au Venezuela.

Newsweek précise que les interventions américaines n’ont pas toujours été justifiées par la volonté de «renverser un dictateur ou un tyran». Bien souvent, elles étaient motivées par des considérations géopolitiques plus larges, notamment la prévention de la propagation du communisme pendant la Guerre froide, comme ce fut le cas au Vietnam ou à Cuba. Le magazine insiste également sur le fait qu’il n’existe pas de liste officielle ou consensuelle au niveau mondial des dirigeants renversés avec le soutien des Etats-Unis, et que la définition de «dictateur» varie selon les régions et peut être manipulée à des fins politiques.

Le reportage revient à 1953, lorsque la CIA, en collaboration avec le Royaume-Uni, a orchestré un coup d’Etat qui a renversé le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh. Newsweek rappelle que Mossadegh n’était pas un dictateur mais un dirigeant élu démocratiquement, et que son erreur aux yeux des puissances étrangères fut la nationalisation de l’industrie pétrolière, auparavant contrôlée par des sociétés britanniques, renforçant ainsi le pouvoir du Shah Mohammad Reza Pahlavi.

Au Guatemala, en juin 1954, un coup d’Etat soutenu par la CIA a renversé le président démocratiquement élu Jacobo Arbenz, dont les politiques de gauche inquiétaient Washington dans le contexte de la Guerre froide. En Irak, Newsweek indique qu’un coup d’Etat en février 1963 contre le gouvernement d’Abdel Karim Qassem a bénéficié du soutien américain, les Etats-Unis craignant ses orientations procommunistes et anti-occidentales.

Le magazine évoque également les tentatives américaines ratées pour renverser Fidel Castro à Cuba avec l’invasion de la baie des Cochons en 1961, l’une des plus célèbres erreurs de la politique étrangère américaine. Au Vietnam du Sud, le dirigeant Ngô Dinh Diệm, initialement soutenu par les Etats-Unis comme rempart contre le communisme, a été renversé et assassiné lors d’un coup d’Etat militaire soutenu par la CIA, comme l’ont montré des documents déclassifiés.

L’histoire se poursuit dans les années 1980 avec le renversement du général Hudson Austin à Grenade en 1983, puis avec le départ de Jean-Claude Duvalier en Haïti après le retrait du soutien américain. A Panama, l’invasion américaine de 1989 a conduit à la chute de Manuel Noriega, ancien allié de Washington, avant sa condamnation et son emprisonnement aux Etats-Unis.

A l’ère moderne, Newsweek rappelle l’invasion de l’Irak en 2003, qui a conduit à la chute de Saddam Hussein, puis le rôle des Etats-Unis et de leurs alliés dans la destitution de Mouammar Kadhafi en Libye en 2011, grâce à un soutien militaire et de renseignement déterminant.

Le magazine conclut en évoquant le dernier épisode de cette histoire, avec l’annonce faite par Trump de l’arrestation de Nicolas Maduro et de son épouse dans le cadre d’une opération nommée «Opération détermination absolue». Trump a affirmé que les Etats-Unis prendraient temporairement en charge la gestion du Venezuela jusqu’à ce qu’un «transfert sûr, stable et réfléchi» du pouvoir soit assuré, relançant ainsi le débat sur les limites et les conséquences des interventions américaines à l’étranger.

M. K.

Fuente ALGÉRIE PATRIOTIQUE

En hommage à Mohammed Harbi (1933-2026) | Le Club

Mohammed Harbi, né en 1933, est décédé ce 1er janvier 2026. Hommage à une haute et belle figure de la révolution algérienne. Dirigeant de la Fédération de France du FLN pendant la guerre d’indépendance, il fut ensuite l’analyste lucide de sa confiscation par un pouvoir bureaucratique et militaire.

Mohammed Harbi a été un pionnier dans la déconstruction de l’idéologie officielle véhiculée en Algérie sur l’histoire du pays, et la guerre d’indépendance contre la France. Sa critique, souvent très aiguisée, des pratiques du FLN pendant la guerre, de la constitution d’un appareil bureaucratique s’élevant au dessus de la société et « confisquant » les acquis de cette action anticoloniale ne sont pas passées inaperçues.

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Mohammed Harbi en 2012 © J. A.

L’homme, en effet, a été un dirigeant important de la direction de la Fédération de France du FLN entre 1954 et 1958, puis un conseiller influent dans la délégation du GPRA qui a conduit les négociations avec la France, aboutissant à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Mohammed Harbi savait donc de quoi il parlait, de l’intérieur d’un mouvement politique révolutionnaire dont il avait connu tous les rouages et les hommes placés à des postes de responsabilités. Dans les premières années de l’indépendance, avant de subir en 1965 la répression qui suivit le coup d’État de Houari Boumédiène, il fut proche du trotskyste Michel Pablo et des courants autogestionnaires.

Ses premiers livres, dans les années 1970 ont donc été un véritable coup de tonnerre dans le ciel apparemment serein des discours officiels algériens, où « un peuple anonyme et unanime » s’est débarrassé de la présence coloniale française. Dans Aux origines du FLN, paru en 1975, Mohammed Harbi s’est d’abord à attaqué à l’archéologie du nationalisme algérien radical, en mettant en pleine lumière la personnage de Messali Hadj, celui qui avait animé les premières organisations indépendantistes algériennes dès les années 1920-1930, et qui avait été vaincu par le FLN pendant la guerre d’Algérie. Le personnage, a été mis au secret, son nom devenant synonyme de trahison dans l’Algérie indépendante.

Harbi a expliqué les crises du mouvement nationalistes en rapport avec son idéologie populiste, expliqué le rôle de la religion dans la mobilisation politique, au détriment des facteurs de sécularisation, analysé la base sociale de ce mouvement essentiellement « plébéien », c’est-à-dire s’appuyant sur une paysannerie pauvre, déclassée, et une faible élite citadine acculturée. Ce qui donnait cet aspect si composite, hétérogène à ce parti, coupé d’une gauche politique française hostile à cette époque au principe de l’indépendance de l’Algérie.

Mohammed Harbi est allé encore plus loin avec son second ouvrage, Le FLN mirage et réalité, paru en 1980. Racontant l’histoire de la guerre, du côté des Algériens, il a cette fois mis l’accent sur le rôle de la violence dans la construction du FLN et son emprise par la force dans les villes et les campagnes ; raconté la « guerre dans la guerre », c’est-à-dire l’affrontement meurtrier entre le FLN et les militants restés fidèles à Messali Hadj ; et décrit dans le détail toutes les luttes intestines, complots, assassinats et règlements de compte pour la conquête du pouvoir, et après (avec les assassinats de Mohammed Khider en 1967 et Krim Belkacem en 1970).

Ce livre a été un événement considérable dans l’écriture de cette histoire, et ce, dès la fin des années 1970, à un moment où la question algérienne avait disparu des préoccupations des intellectuels français. L’Algérie, devenue indépendante et socialiste, n’intéressait en effet plus grand monde à cette époque. Et il faudra attendre les années 1990 pour que l’histoire de ce pays revienne au premier plan en France, avec la question de l’immigration, de l’Islam en France, et, surtout, la guerre civile algérienne qui éclata à ce moment là. Il a été aussi un antiraciste convaincu, déterminé.

Les livres de Harbi ont été pour moi de véritables « marqueurs », ainsi que pour toute une pour toute une génération d’intellectuels algériens. Grace à lui, se sont développées les écritures de l’histoire des femmes algériennes, en rapport avec les combats citoyens pour l’égalité ; il a insisté sur la nécessité de procéder à la déconstructions des mythes fondateurs de l’histoire algérienne, pour parvenir à une « sécularisation » de l’histoire de ce pays.

Dans un colloque qui s’est déroulé à Oran, en hommage à ses travaux, en 2008, j’ai expliqué en quoi le travail le travail de M. Harbi m’avait ouvert la voie dans l’écriture d’une biographie de Messali Hadj dans les années 1970. D’autres intervenants ont souligné comment les analyses de M. Harbi avaient servi à comprendre les crises actuelles en Algérie, toujours en quête de légitimité historique. La tenue de ce colloque autour de Mohammed Harbi, dont les livres ont été interdits pendant plus de vingt ans en Algérie, avait été évidemment un événement considérable.

Et s’il reste bien aujourd’hui du chemin à faire dans ce pays dans le domaine de l’histoire, il n’en demeure pas moins que les choses ont avancé grâce à Mohammed Harbi. Il a été un éveilleur irremplaçable dans la connaissance de l’histoire de l’Algérie contemporaine.

Origen: En hommage à Mohammed Harbi (1933-2026) | Le Club

Larbins féroces – algerie patriotique

Par Mrizek Sahraoui – Jusqu’ici, on disait que le monde allait mal ; là, il s’effondre littéralement. Les Etats-Unis ont, comme dans le cinéma hollywoodien mais, cette fois, en direct à la télévision, attaqué un pays souverain et kidnappé son président dans l’impunité totale. Une forfaiture et un rapt effectués en totale violation du droit international, qui n’ont suscité aucune condamnation de la part des nations censées peser sur l’allié de toujours, l’Angleterre, l’Allemagne, la France, pour ne citer que ces larbins féroces.

Non seulement ils ne condamnent pas l’acte de guerre commis contre le Venezuela, le viol de la charte des Nations unies et l’éminente spoliation des richesses d’un pays souverain, mais certains s’en réjouissent avec un cynisme d’une obscénité sans commune mesure. A l’instar du président Macron, chef de file d’un régime qui soûle le monde avec sa logorrhée diarrhéique sur les valeurs occidentales, universelles et les droits de l’Homme, tout en pratiquant avec zèle la plus perfide des servilités envers le parrain américain.

Archétype du double langage, Emmanuel Macron incarne la lâcheté et la schizophrénie diplomatique. Il est un grand ordonnateur moral sur la scène internationale, mais un petit vassal des Etats-Unis dans l’ombre. Cette duplicité n’est pas une simple faute, s’accordent à dire les partis d’opposition et les observateurs, mais le fondement même d’un régime qui, depuis 2017, a érigé le double jeu et la trahison de ses propres principes en doctrine d’Etat.

Trahison des principes et des valeurs qui contraste avec la position de la France prise le 7 mars 2003, lorsque Dominique de Villepin avait dit haut et fort non à la guerre en Irak. Le même Dominique de Villepin qui a fermement condamné, ce dimanche, «la faillite et la banqueroute morale» d’Emmanuel Macron, fustigeant au passage une réaction «aveugle, inconsciente des réalités, irresponsable en ce qui concerne l’avenir de notre pays et de l’Europe».

On s’aperçoit finalement que sous la présidence Macron, la France n’a plus de boussole, mais seulement un parrain – deux parrains, pour être exact : les Etats-Unis et Israël, dont le chef-boucher a commis un génocide à Gaza sans que la France ait eu à bouger le petit doigt. Ainsi, pour condamner l’opération spéciale russe en Ukraine, Emmanuel Macron brandit le droit international ; ce même droit international qu’il vient de piétiner au Venezuela.

Seulement voilà, Donald Trump ne compte pas se limiter au Venezuela, voire aux pays d’Amérique latine réfractaires à sa politique impérialiste. Il lorgne désormais le Groenland, qu’il entend prendre de gré ou de force. Qu’inventera encore Emmanuel Macron quand le drapeau américain sera planté dans ce territoire européen ? Réponse : une énième acrobatie verbale.

M. S.

Origen: Larbins féroces – algerie patriotique – Journal d’actualité Algérie Internationale

El secuestro de Nicolás Maduro: ¿qué impacto tendrá en Argelia?

El economista Brahim Guendouzi analiza el impacto del secuestro del presidente venezolano Nicolás Maduro por parte de Estados Unidos en el mercado petrolero mundial y en Argelia.

El secuestro del presidente venezolano Nicolás Maduro por parte de Estados Unidos podría afectar de forma duradera al mercado petrolero y a Argelia, que obtiene la mayor parte de sus ingresos en divisas de la exportación de hidrocarburos.

El petróleo cayó este lunes por la mañana en Asia, dos días después del ataque de Estados Unidos de Donald Trump contra Venezuela en la noche del sábado 3 de enero y del secuestro del presidente Nicolás Maduro por las fuerzas estadounidenses. En Asia, el barril de crudo del mar del Norte retrocedió hasta los 60 dólares.

El sábado, Donald Trump casi asumió abiertamente que su objetivo es poner la mano sobre las inmensas reservas petroleras de este país sudamericano, estimadas en 300.000 millones de barriles, es decir, alrededor del 18 % de las reservas mundiales, muy por encima de las de Arabia Saudí.

«Nuestras muy grandes compañías petroleras estadounidenses, las más importantes del mundo, van a ir allí, gastar miles de millones de dólares (…) y empezar a hacer ganar dinero al país», declaró en rueda de prensa pocas horas después del asalto.

¿Podría este grave desarrollo de la crisis entre Washington y Caracas tener un impacto en Argelia, como país productor y exportador de petróleo y gas? La pregunta fue planteada por TSA al economista Brahim Guendouzi.

Este profesor de Economía de la Universidad de Tizi-Ouzou responde de entrada afirmativamente, al estimar que esta “nueva coyuntura geopolítica” va a “modificar por completo el juego de los actores petroleros, incluida Argelia”.

El profesor de Economía de la Universidad de Tizi-Ouzou subraya a continuación lo que considera un “paradigma”. Aunque vivido como un “seísmo geopolítico”, el secuestro del presidente venezolano por la mayor potencia militar y económica del planeta no ha provocado una subida de los precios del petróleo, “cuando el mercado internacional nos tiene acostumbrados a reaccionar ante el menor acontecimiento percibido a escala mundial”.

El economista tiene una explicación. Según él, la prima de riesgo geopolítico ya había sido integrada en los precios del crudo en las semanas anteriores, a medida que se sucedían los anuncios de Trump sobre Venezuela.

Situación en Venezuela: las consecuencias probables sobre el mercado petrolero y Argelia

Asimismo, añade Brahim Guendouzi, el mercado petrolero conoce una “oferta relativamente excedentaria” que vuelve “marginal” la cuota de producción de Venezuela, limitada, por falta de inversiones, a 900.000 barriles diarios.

El impacto más probable se producirá precisamente sobre la producción venezolana, que podría relanzarse en las próximas semanas “bajo control estadounidense, con la intervención de los gigantes petroleros norteamericanos, que aportarán los recursos necesarios para reconstruir la infraestructura del país”, prevé Brahim Guendouzi.

En ese caso, estima, el riesgo de una sobreproducción petrolera a medio plazo es real, lo que afectaría a los precios del crudo, que podrían caer por debajo del umbral de los 60 dólares por barril.

“Esto reduciría la capacidad de Argelia para hacer frente a sus gastos públicos y acentuaría su déficit comercial”, analiza el economista, para quien “cada dólar de menos por debajo de los 60 dólares el barril profundizaría el déficit presupuestario ya importante” de Argelia.

Nuestro país podría, además, sentir el impacto que sufriría la OPEP como consecuencia de una eventual “alianza energética Estados Unidos–Venezuela”. Tal situación “debilitaría el poder de negociación de los países miembros de la OPEP, entre ellos Argelia, reduciendo así la cohesión del cártel, que podría entonces pesar menos sobre el mercado”.

Y para absorber el excedente de petróleo venezolano y evitar un hundimiento total de los precios, la OPEP no tendría otra alternativa que volver a la reducción de las cuotas de producción, indica Brahim Guendouzi.

En ese caso, Argelia, un país “estructuralmente vulnerable a cualquier inestabilidad que afecte a los precios del barril”, corre el riesgo de sufrir “la doble pena”: reducir (o congelar) su propia producción en el marco de la OPEP+ para estabilizar el mercado, y al mismo tiempo ver disminuir sus ingresos debido a la debilidad de los precios.

“Por lo demás”, matiza no obstante el profesor de Economía, “Argelia mantiene excelentes relaciones con las grandes compañías estadounidenses (ExxonMobil, Chevron y ConocoPhillips), con las que se han firmado varios contratos en los últimos meses para desarrollar la exploración petrolera y gasística, incluido en alta mar”.

OPEP+: los países del grupo de los “ocho”, entre ellos Argelia, se coordinan

Este domingo 4 de enero se celebró por videoconferencia una reunión entre los ministros de Energía del grupo de los ocho países en el marco de la OPEP+, que incluye a Argelia, Arabia Saudí, Emiratos Árabes Unidos, Irak, Kazajistán, Kuwait, el Sultanato de Omán y Rusia.

Argelia estuvo representada por Mohamed Arkab, ministro de Hidrocarburos y Minas, en presencia del presidente-director general de Sonatrach y del director de Alnaft, la agencia argelina de valorización de los recursos en hidrocarburos.

El Ministerio de Hidrocarburos y Minas indicó en un comunicado que esta reunión se inscribe en el marco del “seguimiento regular de la situación del mercado mundial del petróleo y del refuerzo de la coordinación entre los ocho países participantes en el acuerdo de cooperación (OPEP+), que aplican ajustes voluntarios en sus niveles de producción”.

Los participantes llevaron a cabo un “intercambio profundo sobre las perspectivas del mercado petrolero a corto plazo, en un contexto económico internacional caracterizado por la incertidumbre y un nivel de demanda moderado en esta época del año”, añade la misma fuente, precisando que las discusiones también abordaron “las últimas evoluciones de los fundamentos del mercado, así como las perspectivas para los próximos meses”.

Un petróleo a 56 dólares en 2026

Mohamed Arkab subrayó la importancia de una “vigilancia reforzada y de un fortalecimiento de la coordinación estrecha”, tanto dentro del grupo de los ocho países como con el conjunto de los países participantes en la declaración de cooperación, según se lee en el comunicado. El ministro reafirmó igualmente el compromiso de Argelia de respetar las decisiones colectivas adoptadas, que consideró “coherentes y adaptadas a las condiciones actuales del mercado”, subrayando al mismo tiempo la necesidad de preservar la eficacia y la credibilidad del mecanismo de cooperación.

“Al término de la reunión, los participantes reafirmaron su compromiso de proseguir las consultas de manera regular y de actuar de forma responsable y proactiva, en interés de la estabilidad del mercado mundial del petróleo”, concluye el Ministerio de Hidrocarburos. La crisis venezolana no fue mencionada directamente en el comunicado.

Según las previsiones del banco estadounidense Goldman Sachs, los precios del crudo deberían situarse por debajo de los 60 dólares (56 $) y la producción de Venezuela debería mantenerse estable en 900.000 barriles diarios en 2026.

El artículo «Secuestro de Nicolás Maduro: ¿qué impacto sobre Argelia?» fue publicado originalmente en TSA.

Piratas del Caribe – MANUEL BEAR

¿Qué ocurrió ayer en Venezuela? Las hipótesis están abiertas y las especulaciones dan vueltas en el bombo donde nos jugamos el destino. En último extremo bien pudo ser el inicio de la tercera guerra mundial, que todo el mundo sospecha que está al llegar. De momento, si queremos abrirnos paso en la niebla, habremos de superar el susto, primero, y el estupor, después, para ceñirnos a algunas evidencias parciales que no necesariamente contienen claves resolutivas, digan lo que digan los promotores del evento de ayer al que han puesto el pomposo nombre de resolución absoluta. Ya veremos. De momento, hay dos aspectos de lo sucedido ayer muy intrigantes.

El primero, la extrema facilidad con que una fuerza extranjera puede secuestrar al engallado presidente de una república de veintiséis y pico millones de habitantes que alberga las mayores reservas de combustibles fósiles del mundo, y transformarlo en un santiamén en un delincuente menor, debidamente esposado y a disposición de un juez ignoto. El asalto a Caracas fue muy aparatoso pero no más que los focos de un land rover a los ojos de una liebre hipnotizada en medio del camino. Lo que nos dice que el mundo está formado por cuadrículas de terreno que son estados fallidos al albur de potenciales agresiones imperiales, a pesar de sus banderas, su retórica nacionalista y su penoso narcisismo.

La pasividad de la defensa venezolana demuestra dos rasgos no necesariamente incompatibles: la impotencia y la complicidad de la sociedad receptora del ataque. Para no irnos muy lejos en el espacio y en el tiempo, los europeos deberíamos pensar en lo que le ocurrió a Francia en 1940; entonces, Francia era el patio trasero de Alemania. En este modelo de intervención blitzkrieg se necesita que la sociedad del país asaltado esté dividida y desmoralizada, a la vez que ensimismada, como en efecto ocurría en Francia entonces y ocurre ahora en Venezuela, lo que nos lleva al otro aspecto bizarro de la cuestión.

El efecto del ataque es la abolición de la soberanía del país atacado; esto no va de modelo político ni de democracia o dictadura. Básicamente, Venezuela seguirá siendo un régimen autoritario y una sociedad desequilibrada con los nuevos amos, que ya han expresado su voluntad y sus objetivos: el petróleo, que será administrado por las empresas energéticas de la potencia asaltante.

(…)

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ATAQUE DE ESTADOS UNIDOS A VENEZUELA: el doble rasero de Trump

La guerra contra las drogas, el doble rasero de Trump contra América Latina

La detención de Maduro por presunto tráfico de drogas contrasta con el indulto del expresidente hondureño, Juan Orlando Hernández, condenado por el mismo delito

Donald Trump
Donald Trump y John Ratcliffe en Palm Beach, Florida.WHITE HOUSE PRESS OFFICE HANDOUT (EFE)

Pablo Ferri

La guerra contra las drogas retoma el protagonismo de décadas pasadas en América Latina, de la mano de Estados Unidos y su presidente, Donald Trump. La captura de Nicolás Maduro en Caracas, este sábado, en un operativo pocas veces visto en la región, enmarca el nuevo paradigma. Las drogas se erigen de vuelta en el enemigo público número uno para la gran potencia norteamericana, como hasta hace poco lo fue el terrorismo islamista. Los movimientos de Trump en los últimos tiempos revelan, sin embargo, ciertas contradicciones, que cristalizan en la figura del ahora indultado Juan Orlando Hernández, expresidente de Honduras.

Condenado hace año y medio en Nueva York, misma ciudad que acogerá el proceso contra Maduro, Hernández recibió el indulto de Trump hace apenas un mes. Fue una decisión controvertida, dada la condena contra el exmandatario centroamericano, que gobernó Honduras de 2014 a 2022. El jurado lo halló culpable de narcotráfico y posesión de armas automáticas –delitos que la justicia de EE UU finca igualmente a Maduro– y un juez lo sentenció a 45 años de prisión, pena que debería haberle mantenido en la cárcel de por vida. Pero entonces apareció Trump que, con un mensaje en su red social, Truth, anunció su perdón a finales de noviembre.

El republicano justificó su decisión días más tarde, señalando que la administración de su antecesor, Joe Biden, había tendido una trampa a Hernández. “La gente de Honduras pensó que le habían tendido una trampa (…) Analicé los hechos y estuve de acuerdo con ellos», dijo el presidente estadounidense. Trump no aportó prueba alguna de la supuesta trampa que sus antecesores habrían preparado contra el exmandatario hondureño –tampoco dijo qué gente de Honduras le había dicho tal cosa. Días después, Hernández, que pertenece al mismo partido del candidato presidencial al que Trump apoyaba en el país centroamericano, Tito Asfura, dejó la cárcel.

Los paralelismos entre el proceso contra Hernández y el que inicia ahora contra Maduro trascienden a los cargos. En ambos casos, la justicia estadounidense implica a uno de los principales traficantes mexicanos de los últimos 30 años, Joaquín El Chapo Guzmán, cabecilla del Cartel de Sinaloa. En el caso de Hernández, la Fiscalía de Estados Unidos probó que la estructura del Chapo, que cumple una condena en Colorado por narcotráfico, entre otros delitos, sobornó al entonces presidente hondureño con millones de dólares, a cambio de que su Gobierno le dejara usar las carreteras, las costas y el espacio aéreo nacional para traficar cocaína.

La acusación contra Maduro, nacida en 2020, durante el primer mandato de Trump, actualizada y divulgada este sábado, señala que el mandatario venezolano, su hijo, su mujer, y otras personas, caso del ministro de Interior y Justicia, Diosdado Cabello, “se asociaron” con el Cartel de Sinaloa para traficar cocaína a Estados Unidos, a través de Venezuela. El documento da algunos ejemplos y dice que, en 2011, El Chapo financió la construcción de laboratorios de cocaína en Colombia. Las FARC movían la cocaína producida de Colombia a Venezuela, donde la transportaban hasta pistas de despegue, todo con el visto bueno de Maduro, entonces todavía bajo el ala de Hugo Chávez.

Las contradicciones van más allá de la diferencia en el trato a los mandatarios. Ni Venezuela ni Maduro parecen jugar un papel importante en el tráfico de fentanilo a Estados Unidos, una de las obsesiones de Trump estos años, con que ha justificado buena parte de sus amenazas a sus socios regionales, particularmente México. No es ningún secreto que Venezuela da salida a la cocaína que se fabrica en Colombia, y en menor medida en Perú y Bolivia, todos países productores de hoja de coca, materia prima con que se produce la droga. Pero su papel en la producción y el tráfico regional de fentanilo es nulo.

Nicolás Maduro, tras ser arrestado.

Así lo dice la Oficina de Naciones Unidas para la Droga y el Delito, que apenas detectó aseguramientos del opioide en el país sudamericano, entre 2022 y 2024, nada que ver con México o Canadá. La epidemia de muertes por sobredosis de opioides y opiáceos en Estados Unidos en los últimos años, que se cuentan por decenas de miles, fundamentan los alegatos de Trump, pero poco tienen que ver ahí Venezuela o Maduro. Tampoco parece uno de los negocios del Tren de Aragua, otro de los objetivos del mandatario estadounidense, designada organización terrorista hace unos meses. En la acusación contra Maduro, el tráfico de fentanilo ni siquiera aparece.

Lo ocurrido en Venezuela, donde la detención de Maduro y su esposa, Cilia Flores, habría dejado varias decenas de muertos, manda un aviso a la región, particularmente a Colombia. A preguntas de los periodistas, Trump le ha dicho este sábado a Gustavo Petro, presidente del país sudamericano, que “vigile su trasero”, en referencia a las “fábricas de cocaína” que funcionan en el país. A diferencia de Maduro, Petro ganó las elecciones en Colombia, sin polémica alguna. Además, este será su último año de Gobierno y no hay acusación ninguna en su contra. Pero, visto lo visto estos meses, todo puede cambiar rápido. Todo depende de Trump.

FUENTE: EL PAÍS

Cuatro nudos críticos sobre qué significa el secuestro de Maduro y el bombardeo de Venezuela – El Salto

El ataque aéreo a objetivos de toda Venezuela y el secuestro de Maduro y su esposa deja el país en una situación de vulnerabilidad e incertidumbre, con un presidente Trump desbocado, que ha llevado la historia continental a un territorio desconocido.
Ociel Alí López: Sociólogo, analista político y profesor de la Universidad Central de Venezuela

1. Un ataque sin precedentes

Nos encontramos ante un hecho sin precedentes en América del Sur: es la primera vez en la historia que Estados Unidos realiza una acción militar de este tipo en la región. Si bien han existido intervenciones en Centroamérica y las islas del Caribe, nunca había ocurrido en el subcontinente una invasión u operación militar de este tipo y mucho menos el secuestro de un presidente por parte de Estados Unidos.

Nunca había ocurrido en América del Sur una invasión u operación militar de este tipo y mucho menos el secuestro de un presidente por parte de Estados Unidos

​Esto evidencia una radicalización de la doctrina Monroe, ahora revisitada por el presidente Donald Trump, la cual parece haber llegado para establecerse. Esto implica un desmantelamiento de facto de las experiencias de Gobiernos de izquierda en la región, marcando un camino que impide cualquier tipo de radicalización, independencia o soberanía que caracterizó no solo los primeros 25 años de este siglo en América Latina ante las oleadas de gobiernos progresistas, sino incluso las medidas de nacionalización de los regímenes militares y socialdemócratas del siglo pasado.

2. El objetivo central de esta operación es el crudo venezolano

A raíz de la declaración de Trump, en la tarde del 3 de enero, se confirma la intención de persistir en la intervención en Venezuela con el fin de controlar y reconstruir la industria petrolera. Y, peor aun, declararse dueño de su petróleo. El objetivo central de esta operación es el crudo venezolano. Esto no es una novedad, lo inédito es la ejecución directa de la acción, hecha por medios militares y no por medio de la intervención en procesos políticos.

​Lo que esta Administración enfrenta entonces no es a un gobierno “comunista”, tampoco le importa ni se pronuncia sobre algún “déficit de democracia” o “irregularidad electoral”, ni menciona los “derechos humanos”, sino que se centra en el “narcotráfico”, algo que nunca se ha comprobado y sobre todo en el modelo de nacionalización petrolera que se instauró en Venezuela en 1975 no por el chavismo sino por Acción Democrática y el entonces presidente Carlos Andrés Pérez.

El objetivo central de esta operación es el crudo venezolano. Esto no es una novedad, lo inédito es la ejecución directa de la acción, hecha por medios militares y no por medio de la intervención en procesos políticos

Esta crítica al modelo de nacionalización petrolera podría explayarse a todo el proceso de nacionalizaciones y expropiaciones sobre recursos estratégicos llevados a cabo en América Latina tanto por regímenes militares como por gobiernos socialdemócratas. Pero también podría dirigirse hacia Groenlandia o cualquier territorio que quede en lo que pasa a ser el foco político de Washington: América. Así de regresivo es el planteamiento.

3. Cambia la forma de hacer política en la región

Un tercer punto crítico es la encrucijada con la que se enfrenta tanto el chavismo como cualquier movimiento o liderazgo de izquierda de ahora en adelante. La extracción selectiva y quirúrgica supone un riesgo que ahora parece imposible de eludir. Si el Gobierno y el Ejército venezolano, con todos sus componentes movilizados y en total alerta, luego de más de veinte años preparándose para acciones de este tipo, con aliados internacionales de peso, no pudieron impedir una acción de extracción de pocos minutos de su máximo líder, ahora quién podrá eludirlo. Hablamos de un certero riesgo que cambia el mapa político y la forma de hacer política beligerante en la región.

Delcy Rodríguez se muestra abierta a las negociaciones que permitan “salvar” al Estado-nación que se encuentra en serio riesgo, luego de que Trump hablara de una especie de “protectorado” sobre las zonas petroleras

Y el primer paso al respecto lo ha dado la vicepresidenta Delcy Rodríguez, quien ha denunciado la detención del presidente Nicolás Maduro, y el bombardeo de la aviación estadounidense, pero por otro lado ha mantenido las opciones de negociación mientras llama a la población a la calma y no a la movilización descarnada. Es decir, no se produjo un giro discursivo hacia la radicalización que exigen algunos sectores del chavismo, como el bloqueo a la venta del petróleo venezolano a EEUU, por ejemplo a la Chevron que sigue operando, ni al ataque compulsivo a empresas o ciudadanos estadounidenses existentes en el país.

​Con esto, Rodríguez logra mantener la cohesión y dirigir el Gobierno, manteniendo un discurso apegado a la institucionalidad chavista, pero abierta a las negociaciones que permitan “salvar” al Estado-nación que se encuentra en serio riesgo, luego de que Trump hablara de una especie de “protectorado” sobre las zonas petroleras.

4. La operación más inesperada

Tras el ataque y la operación contra Maduro se impuso un escenario totalmente inesperado. Ningún analista contempló que el secuestro de Maduro u otro líder chavista se hiciese sin ningún tipo de desgaste del ejército invasor y, además, por medio de operaciones quirúrgicas que no necesitaran de grandes invasiones ni de los famosos “daños colaterales”.

El secuestro de Maduro no supuso ningún desgaste ni pérdidas lamentables para los atacantes. Una manera efectiva y exitosa que no existía sino en las películas de Hollywood

El chavismo se preparó para una invasión masiva y para una “guerra de guerrillas”, pero nunca para lo que sucedió. Maduro, a su vez, no contaba con una zona de confort como en su momento la tuvieron Muammar Gaddafi o Saddam Hussein, quienes huyeron hacia sus pueblos de origen donde mantenían alto grado de apoyo y pudieron mantener la resistencia al menos algunas semanas, lo que a larga generó un desgaste entre los invasores. El secuestro de Maduro no supuso ningún desgaste ni pérdidas lamentables para los atacantes. Una manera efectiva y exitosa que no existía sino en las películas de Hollywood. Este evento representa un hito sin precedentes a nivel global: la extracción de un presidente de manera sumamente limpia, logrando minimizar el impacto sobre la población civil.

​Actualmente, Venezuela se encuentra en una situación de alarma y en un equilibrio precario. Sin embargo, tras culminar la operación, Donald Trump ha anunciado que no serán necesarias nuevas intervenciones o despliegues militares adicionales. Rodríguez asume el control de la situación a pesar de los rumores sobre su salida del país y las expectativas sobre el futuro de Venezuela aún son contradictorias: Estados Unidos no ha invadido Venezuela, aunque en el imaginario ya se conoce lo que es capaz de hacer.

Origen: Cuatro nudos críticos sobre qué significa el secuestro de Maduro y el bombardeo de Venezuela

Por qué la supuesta captura del presidente venezolano es un engaño de Trump – Algérie Patriotique

Triunfo
Trump anunciando su supuesta hazaña. DR

Por Mohamed K. – El caso Maduro ha emergido como una cruda revelación de los excesos contemporáneos de la política internacional. Presentado por la administración estadounidense como una operación decisiva contra un régimen considerado ilegítimo, fue organizado con gran fanfarria mediática, llegando incluso a sugerir la captura o neutralización del presidente venezolano Nicolás Maduro. Sin embargo, tras esta narrativa espectacular, muchos observadores denuncian un golpe de Estado encubierto, oculto bajo la apariencia de una demostración de fuerza.

Según este análisis crítico, lo que se presenta como una victoria estratégica es más un engaño que una auténtica demostración de superioridad militar. La doctrina defendida por Donald Trump, basada en la agresión verbal, las amenazas constantes y la ostentación de poder, adolece de un grave defecto: la ausencia de demostraciones tangibles. Se basa en una intimidación calculada, diseñada para mantener la ilusión de una potencia militar global líder cuya fuerza es principalmente simbólica y se basa en la cobertura mediática.

En el caso venezolano, circulan varias hipótesis. Algunas sugieren la complicidad de allegados de Maduro, dispuestos a negociar entre bastidores para proteger sus intereses. Otras sugieren el consentimiento tácito del propio presidente, impulsado por su deseo de evitarle a la población una intervención militar directa. Muchos analistas temían que dicha intervención hubiera transformado a Venezuela en un nuevo Irak: un país devastado y fragmentado, asolado por una inestabilidad crónica en nombre de una supuesta liberación.

Este caso plantea principalmente la cuestión de la responsabilidad de las instituciones internacionales. Si las Naciones Unidas no condenan claramente este tipo de injerencia y exigen la liberación inmediata e incondicional del presidente venezolano, sentarán un precedente de consecuencias trascendentales. Al permitir que esta lógica se imponga, la ONU contribuirá a allanar el camino para un desorden global sin precedentes, donde la fuerza prevalece sobre la ley.

Porque tal pasividad creará un auténtico precedente internacional que legitima la agresión unilateral, siempre que se disfrace de retórica moral o de seguridad. A partir de ese momento, cualquier Estado podría arrogarse el derecho a intervenir más allá de sus fronteras, invocando la lucha contra un régimen, una red criminal o una supuesta amenaza.

El caso Maduro trasciende el caso venezolano. Pone de relieve el gran engaño de Donald Trump, consistente en una política exterior basada en la intimidación y el espectáculo, con el riesgo de desestabilizar permanentemente el orden internacional. Al normalizar la agresión y los hechos consumados, se tambalea la idea misma del derecho internacional, dando paso a una peligrosa ley del más fuerte.

MK

FUENTE: Algérie Patriotique

El ataque de Trump a Venezuela es ilegal e imprudente – The New York Times

Por El Comité Editorial – Read in English

En los últimos meses, el presidente Trump ha desplegado una imponente fuerza militar en el Caribe para amenazar a Venezuela. Hasta ahora, el presidente de Estados Unidos había utilizado esa fuerza —un portaaviones, al menos otros siete buques de guerra, decenas de aviones y 15.000 soldados estadounidenses— en ataques ilegales contra pequeñas embarcaciones que, él afirma, transportaban drogas. Este fin de semana, Trump intensificó drásticamente su campaña al capturar al presidente de Venezuela, Nicolás Maduro, como parte de lo que denominó “un ataque a gran escala” contra el país.

Pocas personas sentirán simpatía por Maduro. Es antidemocrático y represivo, y ha desestabilizado el hemisferio occidental en los últimos años. Naciones Unidas publicó recientemente un informe en el que se detallan más de una década de asesinatos, torturas, violencia sexual y detenciones arbitrarias por parte de sus agentes contra sus oponentes políticos. Se robó las elecciones presidenciales de Venezuela el año pasado. Ha alimentado perturbaciones económicas y políticas en toda la región al instigar un éxodo de casi ocho millones de migrantes.

Sin embargo, si existe una lección primordial de las relaciones internacionales estadounidenses del siglo pasado, es que intentar derrocar incluso al régimen más deplorable puede empeorar las cosas. Estados Unidos pasó 20 años sin conseguir crear un gobierno estable en Afganistán y sustituyó una dictadura en Libia por un Estado fracturado. Las consecuencias trágicas de la guerra de 2003 en Irak siguen persiguiendo a Estados Unidos y al Medio Oriente. Quizá lo más relevante sea el hecho de que Estados Unidos ha desestabilizado esporádicamente países latinoamericanos, como Chile, Cuba, Guatemala y Nicaragua, intentando derrocar a un gobierno por la fuerza.

Trump aún no ha ofrecido una explicación coherente de sus acciones en Venezuela. Está empujando a nuestro país hacia una crisis internacional sin razones válidas. Si Trump quiere argumentar lo contrario, la Constitución establece lo que debe hacer: acudir al Congreso. Sin la aprobación del Congreso, sus acciones violan la ley de Estados Unidos.

La justificación nominal del aventurerismo militar del gobierno es destruir a los “narcoterroristas”. A lo largo de la historia, los gobiernos han calificado de terroristas a los dirigentes de naciones rivales, tratando de justificar las incursiones militares como operaciones policiales. La afirmación es especialmente ridícula en este caso, dado que Venezuela no es un productor significativo de fentanilo ni de las otras drogas que han dominado la reciente epidemia de sobredosis en Estados Unidos, y la cocaína que sí produce fluye principalmente a Europa. Mientras Trump ha estado atacando a las embarcaciones venezolanas, también indultó a Juan Orlando Hernández, quien dirigió una extensa operación de narcotráfico cuando fue presidente de Honduras de 2014 a 2022.

Una explicación más plausible de los ataques a Venezuela puede encontrarse, en cambio, en la recientemente publicada Estrategia de Seguridad Nacional de Trump. En ella se reivindica el derecho a dominar Latinoamérica: “Tras años de abandono, Estados Unidos reafirmará y aplicará la Doctrina Monroe para restaurar la preeminencia estadounidense en el Hemisferio Occidental”. En lo que el documento denominó el “Corolario Trump”, el gobierno prometió redesplegar fuerzas de todo el mundo en la región, detener a los traficantes en alta mar, utilizar la fuerza letal contra migrantes y narcotraficantes y, potencialmente, instalar más soldados estadounidenses en la región.

Al parecer, Venezuela se ha convertido en el primer país sometido a este imperialismo de los últimos tiempos, y representa un enfoque peligroso e ilegal del lugar de Estados Unidos en el mundo. Al proceder sin ningún atisbo de legitimidad internacional, autoridad legal válida o respaldo nacional, Trump se arriesga a dar una justificación a los autoritarios de China, Rusia y otros países que quieren dominar a sus propios vecinos. De forma más inmediata, amenaza con reproducir la arrogancia estadounidense que condujo a la invasión de Irak en 2003.

Como candidato presidencial, Trump parecía reconocer los problemas de la extralimitación militar. En 2016, fue el único político republicano que denunció la insensatez de la guerra de Irak del presidente George W. Bush. En 2024, dijo: “No voy a empezar una guerra. Voy a detener guerras”.

Ahora está abandonando este principio, y lo está haciendo de manera ilegal. La Constitución exige que el Congreso apruebe cualquier acto de guerra. Sí, los presidentes a menudo sobrepasan los límites de esta ley. Pero incluso Bush buscó y recibió el respaldo del Congreso para su invasión de Irak, y los presidentes desde Bush han justificado su uso de ataques con drones contra grupos terroristas y sus partidarios con una ley de 2001 que autorizó la acción tras los atentados del 11 de septiembre. Trump no tiene ni siquiera un pretexto de autoridad legal para validar sus ataques contra Venezuela.

Los debates del Congreso sobre la acción militar desempeñan un papel democrático crucial. Detienen el aventurerismo militar obligando al presidente a justificar sus planes de ataque ante la opinión pública y exigiendo a los miembros del Congreso que vinculen su propia credibilidad a esos planes. Durante años, tras la votación sobre la guerra de Irak, los demócratas que apoyaron a Bush, incluidos Hillary Clinton y John Kerry, pagaron un precio político, mientras que quienes criticaron la guerra, como Bernie Sanders y Barack Obama, llegaron a ser considerados proféticos.

En el caso de Venezuela, un debate en el Congreso pondría al descubierto la fragilidad de la lógica de Trump. Su gobierno ha justificado sus ataques contra las pequeñas embarcaciones alegando que suponen una amenaza inmediata para Estados Unidos. Pero un grupo variado de expertos jurídicos y militares han rechazado esta afirmación, y el sentido común también la refuta. Un intento de introducir drogas de contrabando en Estados Unidos —si es que, de hecho, todas las embarcaciones lo estaban haciendo— no es un intento de derrocar al gobierno o derrotar a su ejército.

Sospechamos que Trump se ha negado a solicitar la aprobación del Congreso para sus acciones, en parte porque sabe que incluso algunos republicanos del Congreso son profundamente escépticos sobre la dirección que está llevando a este país. Los senadores Rand Paul y Lisa Murkowski y los representantes Don Bacon y Thomas Massie —todos ellos republicanos— ya han respaldado legislaciones que limitarían las acciones militares de Trump contra Venezuela.

El gobierno parece haber matado a personas indefensas. En un ataque, la Marina realizó un segundo ataque contra una embarcación ya destruida, unos 40 minutos después del primer ataque, matando a dos marineros que se aferraban a los restos de la embarcación y no parecían representar ninguna amenaza. Como ha escrito nuestro colega David French, exabogado del ejército estadounidense: “Lo que separa la guerra del asesinato es la ley”.

Los argumentos jurídicos contra las acciones de Trump son los más importantes, pero también existe un argumento realista si se ve con analíticamente. No son del interés de la seguridad nacional de Estados Unidos. Lo más parecido a una analogía alentadora es la invasión de Panamá por el presidente George H. W. Bush hace 36 años este mes, que expulsó del poder al dictador Manuel Noriega y ayudó a encaminar a Panamá hacia la democracia. Sin embargo, Venezuela es diferente en aspectos importantes. Panamá es un país mucho más pequeño, y fue un país en el que funcionarios y soldados estadounidenses habían operado durante décadas debido al canal de Panamá.

El potencial de caos en Venezuela parece mucho mayor. A pesar de la captura de Maduro, los generales que han apuntalado su régimen no desaparecerán de repente. Tampoco es probable que entreguen el poder a María Corina Machado, la figura de la oposición cuyo movimiento parece haber ganado las últimas elecciones del país y quien aceptó el Premio Nobel de la Paz el mes pasado.

Entre las posibles consecuencias negativas está la posibilidad de un aumento de la violencia por parte del grupo militar colombiano de izquierda ELN, que tiene un punto de apoyo en la zona occidental de Venezuela, o por parte de los grupos paramilitares conocidos como “colectivos” que han operado en la periferia del poder bajo la dictadura de Maduro. Nuevos disturbios en Venezuela podrían desestabilizar los mercados mundiales de la energía y los alimentos y empujar a más migrantes por todo el hemisferio.

Entonces, ¿cómo debe abordar Estados Unidos el continuo problema que significa Venezuela para la región y los intereses estadounidenses? Compartimos las esperanzas de los venezolanos desesperados, algunos de los cuales han defendido la intervención. Pero no hay respuestas fáciles. A estas alturas, el mundo debería comprender los riesgos de un cambio de régimen.

Mantendremos la esperanza de que la crisis actual acabe menos mal de lo que esperamos. Tememos que el resultado del aventurerismo de Trump se traduzca en un mayor sufrimiento para los venezolanos, un aumento de la inestabilidad regional y un daño duradero para los intereses de Estados Unidos en todo el mundo. Sabemos que el belicismo de Trump viola la ley.

La estrella de Belén es un misil Tomahawk

La estrella de Belén es un misil Tomahawk

Posted by ManuelBear on Dic 28, 2025 in Miradas |

La estrella de Belén es un misil Tomahawk

Nunca hubo paz en los reinos del dios del Sinaí, el colérico que ordenó a Moisés que estampara las tablas de la ley contra las cabezas de la grey irredenta.  Nunca hubo paz, a menos que llamemos así a la fachada de elcorteinglés o a las innumerables bombillas del alcalde de Vigo al borde de la histeria lumínica. Nunca hubo paz, ni con el dios del antiguo testamento ni con sus sucesivos avatares históricos, a los que adoramos aquí y allá en esta parte del planeta. Este año, unos misiles de clase tomahawk lanzados desde un crucero de guerra surto en el golfo de Guinea han impactado a dos mil kilómetros al norte  en lugares indeterminados con efectos desconocidos.

Nada más se sabe del ataque, ni su objetivo material, ni su eficiencia destructiva ni las causas reales del disparo, excepto lo que ha proclamado su autor, el emperador de occidente, que eran para vengar a los cristianos de la vesania de los musulmanes. El misil tomahawk es la estrella de belén. Los progres sabihondos se han apresurado a deconstruir esta prédica. En Nigeria, lugar de los hechos, la población es musulmana y cristiana por mitad y no hay persecución religiosa, si bien una parte del país es ingobernable y en ella se cruzan intereses económicos y políticos locales e internacionales y bandas criminales o terroristas, para usar el término canónico, campan a sus anchas. El gobierno nigeriano ha tenido que aceptar la bravuconada del emperador senil y ha reconocido que el ataque se ha producido con su concurso, lo que no añade más luz al incidente. Los progres se empeñan en descubrir la verdad empírica sin querer percatarse de que la verdad es una agregación de leyendas que envuelven el vacío como la piel de la cebolla.

Malos tiempos para los progres y para la verdad. Aquí se ha repetido estos días la consigna de que vuelve la religión. ¿Pruebas? El nuevo disco de una cantante de moda y una película, a las que se ha sumado el rutinario engallamiento del jefe de los obispos contra el gobierno. Para celebrarlo, la virreina de Madrid ha cedido el balcón principal de la sede administrativa y la plaza que la rodea a una asociación juvenil que canta villancicos rancios y noños con el entusiasmo de quien ha descubierto el Mediterráneo. La misma virreina y su ectoplasma, don Feijóo, estaban en primera fila haciendo coro a los neocatecúmenos.

(…)

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