Bir Lahlou (territoires libérés), 31 jan 2018 (SPS) Le Gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique a exprimé sa satisfaction pour cette décision qui appelle les deux pays membres de l’UA, la RASD et le Royaume du Maroc à s’engager, «sans conditions préalables», dans des pourparlers «directs et sérieux», facilités par l’UA et l’ONU pour la tenue d’un référendum «libre et juste» pour la détermination du peuple du Sahara occidental.
«Cette décision historique, qui a été approuvé par les dirigeants africains après deux jours de l’adhésion du Maroc au conseil de paix et de sécurité de l’UA, exprime l’attachement des africains aux objectifs et principes de l’Union africaine, dont le Maroc qui a signé la Charte de l’UA sans conditions et sans réserves, est appelé à respecter en sa qualité de 55ème membre de cette organisation continentale», a indiqué un communiqué du ministère des AE, parvenu à SPS.
Selon le communiqué, les dirigeants africains estiment que «la plus grande contribution que peut apporter le Maroc à la paix et à la sécurité dans le continent est de mettre fin à l’occupation d’une partie de la République arabe sahraouie démocratique et le respect de ses frontières reconnues internationalement», afin de permettre la réconciliation et la coexistence entre la République sahraouie et le Royaume du Maroc.
Réunis dans le cadre de la trentième session de la Conférence de l’Union africaine, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exprimé, dans leur décision (Assembly/AU/Dec.14 (XXX), adoptée ce jour par consensus, leur soutien à la relance du processus de négociation entre le Maroc et la RASD en vue de parvenir à une solution «durable» au conflit du Sahara occidental, qui soit «conforme à la lettre et à l’esprit des décisions pertinentes» de l’Organisation de l’Unité africaine, de l’Union africaine et des Nations unies, rappelle-ton.
La Conférence a, par ailleurs, réitéré son appel aux deux Etats membres, à s’engager, «sans conditions préalables», dans des pourparlers «directs et sérieux», facilités par l’UA et l’ONU pour la tenue d’un référendum «libre et juste» pour la détermination du peuple du Sahara occidental.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à réactiver le Comité des chefs d’Etat et de Gouvernement sur le Sahara occidental, institué par l’OUA en 1978, la Conférence a lancé un appel en direction des deux parties pour coopérer pleinement avec le Haut Représentant de l’UA pour le Sahara Occidental, l’ancien Président mozambicain, Joaquim A. Chissano, et l’Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Horst Kohler.
Dans le même temps, la Conférence a invité le Maroc, en tant qu’Etat membre de l’UA, à permettre le retour de la mission d’observation de l’UA de retourner à El Aaiun, au Sahara Occidental, et de permettre également un «suivi indépendant» des droits de l’Homme dans le Territoire. (SPS)

