«Qatargate»: un réseau principalement italien, exploité par le Qatar et le renseignement marocain

Un repenti parmi les personnes arrêtées à Bruxelles dans l’affaire des pots-de-vin au Parlement européen. Devant le juge, l’Italien Francesco Giorgi a longuement décrit l’organisation dont il était un pivot : un réseau de corruption principalement italien, exploité par le gouvernement du Qatar et le service des renseignements extérieurs du Maroc. Dans ses déclarations, Francesco Giorgi proclame l’innocence de la vice-présidente grecque du Parlement européen, sa compagne Eva Kaili.

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Selon Giorgi, pour influencer les décisions de l’Europe sur le Sahara occidental et le contrôle des flux de migrants – le Maroc souhaite que l’UE ne fasse pas obstacle à l’occupation de ce territoire et avoir moins de problèmes à propos des flux migratoires –, Giorgi et Panzeri étaient en contact avec trois personnes dont l’ambassadeur du Maroc en Pologne et le directeur des renseignements extérieurs du royaume. Pour promouvoir à Bruxelles l’image du Qatar, ils étaient directement en affaires avec le ministre qatarien du Travail, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Tréca...

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«Qatargate»: un réseau principalement italien, exploité par le Qatar et le renseignement marocain