Larbins féroces – algerie patriotique

Par Mrizek Sahraoui – Jusqu’ici, on disait que le monde allait mal ; là, il s’effondre littéralement. Les Etats-Unis ont, comme dans le cinéma hollywoodien mais, cette fois, en direct à la télévision, attaqué un pays souverain et kidnappé son président dans l’impunité totale. Une forfaiture et un rapt effectués en totale violation du droit international, qui n’ont suscité aucune condamnation de la part des nations censées peser sur l’allié de toujours, l’Angleterre, l’Allemagne, la France, pour ne citer que ces larbins féroces.

Non seulement ils ne condamnent pas l’acte de guerre commis contre le Venezuela, le viol de la charte des Nations unies et l’éminente spoliation des richesses d’un pays souverain, mais certains s’en réjouissent avec un cynisme d’une obscénité sans commune mesure. A l’instar du président Macron, chef de file d’un régime qui soûle le monde avec sa logorrhée diarrhéique sur les valeurs occidentales, universelles et les droits de l’Homme, tout en pratiquant avec zèle la plus perfide des servilités envers le parrain américain.

Archétype du double langage, Emmanuel Macron incarne la lâcheté et la schizophrénie diplomatique. Il est un grand ordonnateur moral sur la scène internationale, mais un petit vassal des Etats-Unis dans l’ombre. Cette duplicité n’est pas une simple faute, s’accordent à dire les partis d’opposition et les observateurs, mais le fondement même d’un régime qui, depuis 2017, a érigé le double jeu et la trahison de ses propres principes en doctrine d’Etat.

Trahison des principes et des valeurs qui contraste avec la position de la France prise le 7 mars 2003, lorsque Dominique de Villepin avait dit haut et fort non à la guerre en Irak. Le même Dominique de Villepin qui a fermement condamné, ce dimanche, «la faillite et la banqueroute morale» d’Emmanuel Macron, fustigeant au passage une réaction «aveugle, inconsciente des réalités, irresponsable en ce qui concerne l’avenir de notre pays et de l’Europe».

On s’aperçoit finalement que sous la présidence Macron, la France n’a plus de boussole, mais seulement un parrain – deux parrains, pour être exact : les Etats-Unis et Israël, dont le chef-boucher a commis un génocide à Gaza sans que la France ait eu à bouger le petit doigt. Ainsi, pour condamner l’opération spéciale russe en Ukraine, Emmanuel Macron brandit le droit international ; ce même droit international qu’il vient de piétiner au Venezuela.

Seulement voilà, Donald Trump ne compte pas se limiter au Venezuela, voire aux pays d’Amérique latine réfractaires à sa politique impérialiste. Il lorgne désormais le Groenland, qu’il entend prendre de gré ou de force. Qu’inventera encore Emmanuel Macron quand le drapeau américain sera planté dans ce territoire européen ? Réponse : une énième acrobatie verbale.

M. S.

Origen: Larbins féroces – algerie patriotique – Journal d’actualité Algérie Internationale