SAHARA : NOTRE GAZA (Les symboles brûlent bien). Par Gonzalo Moure Trenor

Dans un peu plus de deux mois, on commémorera les 50 ans de l’occupation du Sahara occidental par le Maroc. Elle fut suivie de la disparition d’un nombre incalculable de personnes, dissimulé par l’opacité du régime marocain et la complicité française, ainsi que d’un grand nombre de morts sous les bombes au napalm et au phosphore blanc, sans compter les combattants tombés sur le champ de bataille, également impossibles à recenser.

Au Sahara, s’est réalisée l’occupation totale qu’annonce aujourd’hui le gouvernement Netanyahou pour la bande de Gaza, et l’on veut transformer le Sahara en station balnéaire, comme Trump décrivait récemment Gaza.

Et nous ? L’Espagne, alors occupée par la fin de la dictature et la conquête de la démocratie, assista en silence à ce qui fut également un véritable génocide. Et elle assiste encore, car, à part une petite partie de notre société qui coopère avec les réfugiés de Tindouf et accueille des milliers d’enfants dans le cadre de Vacances en Paix (et ce n’est pas rien), l’Espagne détourne le regard, malgré toutes les résolutions de l’ONU exigeant un référendum d’indépendance pour le Sahara occidental.

Comme en Palestine, les colons marocains se sont emparés du Sahara historique, de ses terres et de ses richesses. Comme dans les territoires occupés par Israël, au Sahara il est interdit d’être sahraoui. Comme en Cisjordanie, où les sionistes brûlent les oliviers, le Maroc a incendié les tentes de Gdeim Izik, symbole de la volonté de lutte du peuple sahraoui. Les symboles brûlent bien.

Gaza est aujourd’hui une plaie ouverte au flanc de l’humanité, comme l’a été et continue de l’être le Sahara, l’ancien Sahara occidental, la 53e province abandonnée à son sort et à l’occupation.

La seule différence (et elle n’est pas moindre), c’est que le Sahara est notre Gaza, que notre responsabilité n’est pas celle d’un pays quelconque, mais celle d’un État qui a colonisé et fait sienne cette terre, et qui a l’obligation de lui rendre la parole et d’exiger la fin de l’occupation. Chaque jour, chaque heure, chaque minute.

Sahara libre.


Commentaires ajoutés par NO TE OLVIDES DEL SÁHARA OCCIDENTAL

Le texte de Gonzalo Moure pointe avec précision une vérité dérangeante : l’Espagne n’est pas un spectateur neutre du drame du Sahara occidental, mais un acteur porteur d’une responsabilité historique et politique directe. Il ne s’agit pas d’une solidarité optionnelle, mais d’une dette envers un peuple livré à ses bourreaux.

Le cas sahraoui est d’autant plus grave pour l’Espagne qu’il ne s’agit pas d’un conflit lointain ni d’une cause étrangère : c’est le résultat direct d’une trahison consommée par l’État espagnol. En 1975, Madrid a remis le territoire au Maroc et à la Mauritanie dans un pacte illégal qui a servi à blanchir une invasion déjà en cours. Ce ne fut pas un retrait, mais une fuite lâche, abandonnant un peuple sans défense. Depuis lors, tous les gouvernements espagnols — de droite comme de gauche — ont entretenu une complicité active avec Rabat, protégeant ses intérêts et étouffant ses crimes. Le récent soutien de Pedro Sánchez au plan d’autonomie marocain n’est pas une erreur diplomatique : c’est la confirmation que l’Espagne est passée du statut de puissance administrante à celui de complice permanent de l’occupation.

La phrase de Moure, « Les symboles brûlent bien », évoque Gdeim Izik, l’« intifada sahraouie » de 2010, brutalement réprimée, et nous rappelle que la répression marocaine vise à effacer la mémoire collective pour imposer l’oubli. Face à cela, la parole, la mémoire et la dénonciation sont des armes essentielles.

À deux mois de marquer 50 ans d’occupation, l’enjeu n’est pas seulement d’exiger un référendum, mais de briser le récit marocain qui présente le Sahara comme une « province » et de démonter le blindage diplomatique que Paris et d’autres alliés offrent à Rabat. Comme à Gaza, le colonialisme et l’occupation ne tombent pas d’eux-mêmes : il faut forcer leur fin.

Sahara libre. Palestine libre. Fin du colonialisme.

L’occupation du Sahara Occidental ne se “résout” pas avec le soi-disant plan d’autonomie marocain | 🇪🇭 DÉMONTAGE DE MYTHES

Depuis près de deux décennies, le Maroc tente d’imposer son soi-disant “plan d’autonomie” comme la clé pour clore définitivement la question du Sahara Occidental. À force de répétition et grâce à des complicités internationales, ce récit s’est imposé dans certains cercles politiques et médiatiques qui le présentent comme “la solution la plus réaliste”. Mais il ne s’agit pas de réalisme, mais de résignation face à une occupation illégale. Derrière cette formule se cache un objectif clair : liquider le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et blanchir, avec un vernis de légitimité internationale, l’annexion d’un territoire reconnu par l’ONU comme non autonome et en attente de décolonisation.

Le discours qui accompagne ce plan est profondément politique : il vise à déplacer le centre du débat, de l’autodétermination vers l’acceptation de la souveraineté marocaine comme point de départ, transformant l’occupant en “administrateur légitime” et la victime en “minorité à intégrer”. Ce changement de cadre n’est pas innocent : il répond aux intérêts stratégiques de puissances qui privilégient les accords économiques, militaires et énergétiques avec Rabat plutôt que le respect du droit international. Accepter cette prémisse ne trahit pas seulement un peuple qui vit depuis près d’un demi-siècle en exil et sous répression, mais crée aussi un dangereux précédent pour tous les processus de décolonisation encore inachevés dans le monde.

Le soi-disant plan d’autonomie est incompatible avec la légalité internationale. La Résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations Unies proclame que « tous les peuples ont le droit à l’autodétermination ; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique ». De même, l’Avis consultatif de la Cour internationale de Justice (1975) a clairement affirmé qu’« aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara Occidental et le Royaume du Maroc n’a été établi ». Toute proposition reposant sur la prémisse d’une souveraineté marocaine imposée est donc contraire au droit international. Les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne en 2016, 2018 et 2021 ont réaffirmé que le Sahara Occidental est « un territoire distinct et séparé » du Maroc, et que son peuple doit donner son consentement pour tout accord le concernant, invalidant ainsi tous les actes et projets menés sans ce consentement.

Même dans une perspective purement hypothétique, l’application d’un plan d’autonomie dans le contexte politique marocain est dénuée de toute crédibilité. Nous ne parlons pas d’un État démocratique doté d’institutions indépendantes et de garanties effectives des droits, mais d’un régime autoritaire où le pouvoir est concentré autour du monarque et du Makhzen, avec des structures et des pratiques d’allure quasi médiévale. La répression du mouvement rifain en 2017, les arrestations massives de journalistes et d’activistes, et la criminalisation de toute manifestation pacifique dans le reste du pays montrent que Rabat ne tolère aucune dissidence, pas même à l’intérieur de ses frontières reconnues. Comment pourrait-on imaginer une véritable “autonomie” dans un territoire occupé, alors que dans l’ensemble du pays les libertés fondamentales – d’expression, d’association, de manifestation – ne sont pas respectées ? Dans ces conditions, ce plan n’est pas seulement illégal au regard du droit international, mais aussi impraticable : une manœuvre destinée à rassurer la communauté internationale tout en maintenant intact le contrôle absolu de Rabat.

Présenter ce plan comme “la solution” n’est pas seulement juridiquement nul, mais aussi politiquement pervers. Remplacer le référendum par une autonomie sous occupation revient à légitimer l’usage de la force pour s’approprier un territoire – pratique interdite par la Charte des Nations Unies. Cela signifie aussi institutionnaliser la répression contre la population sahraouie dans les territoires occupés, où militants et journalistes sont poursuivis, emprisonnés et, dans bien des cas, torturés pour avoir exercé leur droit à la protestation ou pour avoir informé. Selon Amnesty International, des figures comme Sultana Jaya ont passé des années en assignation à résidence sans procès, et l’ONU a documenté des détentions arbitraires et des procès sans garanties contre les défenseurs des droits humains.

À la répression politique s’ajoute le pillage économique. Le Maroc extrait chaque année plus de deux millions de tonnes de phosphate du gisement de Bou Craa, l’un des plus grands au monde, et les exporte sans le consentement du peuple sahraoui, comme le documente Western Sahara Resource Watch. Des entreprises européennes et multinationales ont signé des contrats illégaux pour exploiter les zones de pêche atlantiques au large des côtes sahraouies, en dépit des arrêts de la CJUE interdisant d’inclure le Sahara Occidental dans des accords commerciaux sans l’accord explicite de ses représentants légitimes. Rabat développe également des mégaprojets d’énergie éolienne et solaire dans le territoire occupé, destinés à alimenter à la fois le Maroc et des entreprises étrangères, perpétuant un modèle d’exploitation qui prive la population autochtone de tout bénéfice.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a établi dans sa Résolution 690 (1991) la création de la MINURSO afin d’organiser un référendum libre et équitable permettant au peuple sahraoui de « décider librement de son destin ». Cette obligation n’a pas disparu, même si le Maroc et ses alliés tentent de l’enterrer sous un langage diplomatique calculé. Ni l’ONU n’a approuvé ce plan comme unique voie, ni elle ne peut le faire sans violer ses propres principes fondateurs.

L’occupation du Sahara Occidental n’est pas “résolue” par le plan marocain. Ce qu’il résout, c’est uniquement le besoin de Rabat d’obtenir une reconnaissance implicite de son occupation et de continuer à exploiter impunément un territoire qui ne lui appartient pas. La communauté internationale – et en particulier les États qui se disent défenseurs du droit international – a l’obligation politique et morale de rejeter cette tentative de clôture fictive. La vérité est simple : tant que le droit à l’autodétermination ne sera pas garanti, il n’y aura pas de paix ; et tant que l’occupation persistera, le Sahara Occidental restera un dossier ouvert de décolonisation inachevée.

Ce plan ne “résout” rien pour le peuple sahraoui : il institutionnalise la répression et le pillage des ressources. Sans autodétermination, pas de paix.

ACTUALITÉS DU JOUR DU SAHARA OCCIDENTAL — 15 août 2025

Hier, 14 août 2025, l’actualité sahraouie est marquée par trois grands axes : la disparition d’une figure historique de la résistance pacifique, la voix d’un diplomate américain influent réclamant justice, et la clôture d’une importante rencontre politique qui réaffirme la détermination de tout un peuple.

La journée a été profondément marquée par la mort de Brahim Sabbar, défenseur historique des droits humains et ancien secrétaire général de l’ASVDH. Victime de disparition forcée et de détention politique, il a consacré sa vie à documenter les violations commises sous l’occupation marocaine et à accompagner les victimes. Sa disparition a été largement déplorée par des organisations telles que le CODESA et l’Association des Journalistes et Écrivains Sahraouis en Europe, qui le décrivent comme un symbole de dignité et d’engagement indéfectible.

Sur le plan international, l’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton, a dénoncé la passivité de la communauté internationale face au conflit et a exigé la tenue d’un référendum d’autodétermination. Dans des déclarations à El Moudjahid, il a réaffirmé que « Le Maroc et le Sahara occidental n’ont jamais été un seul et même pays », soulignant que sans la voix du peuple sahraoui, aucune solution n’est possible.

S’est également achevée à Boumerdès (Algérie) la 13ª Universidad de Verano del Frente Polisario, une rencontre qui a réuni plus de 400 cadres du gouvernement sahraoui, des représentants de la société civile, des diplomates et des organisations internationales. L’événement a réaffirmé la résistance face à l’occupation marocaine et dénoncé la complicité de puissances étrangères dans le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental.

Le programme d’actualité se complète par d’autres informations importantes :

  • Reporteros Sin Fronteras denuncia que Marruecos expulsa sistemáticamente a periodistas extranjeros que intentan cubrir la situación en el Sáhara Occidental (Contramutis).
  • El Frente Polisario estudia la creación de un cuerpo jurídico especializado para frenar el saqueo de los recursos saharauis por parte de Marruecos (Le Courrier d’Algérie).
  • Filtraciones revelan corrupción, espionaje y un vasto imperio inmobiliario vinculado a un alto cargo de la inteligencia marroquí, apodado el “señor de las escuchas” (ECSAHARAUI).
  • Desde los campamentos de refugiados, el emprendimiento saharaui sorprende con el éxito de las piscinas artesanales “made in Spain” (El Español).
  • El Ministro de Exteriores de la RASD participa en la Cumbre Africana sobre el Agua en Sudáfrica (Sahara Press Service).

Plateforme « No te olvides del Sahara Occidental » (toutes les informations du jour citées ICI).

Le Mali dénonce un complot de coup d’État impliquant un Français et accuse des puissances étrangères de déstabilisation

Opposition supporters react to the news of a possible mutiny of soldiers in the military base in Kati, outside the capital Bamako, at Independence Square in Bamako, Mali August 18, 2020. The sign reads: ‘Down with France and its governor.» REUTERS/Rey Byhre

15 août 2025. Le gouvernement de transition du Mali a annoncé l’arrestation de dizaines de militaires et de civils accusés de participer à un plan visant à « déstabiliser les institutions de la République ». Parmi les personnes arrêtées figurent deux généraux maliens et un ressortissant français, que les autorités accusent de travailler pour les services de renseignement de son pays. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions politiques internes et de confrontation ouverte avec d’anciens partenaires occidentaux.

Selon la version officielle, le réseau aurait commencé à être démantelé début août et aurait bénéficié du soutien « d’États étrangers ». Parmi les militaires arrêtés figurent le général de brigade Abass Dembélé, ancien gouverneur de Mopti, et le général Néma Sagara. Le ressortissant français, identifié par certains médias comme Yann Vezilier, est accusé d’agir pour le compte du renseignement extérieur français. Jusqu’à présent, aucune preuve publique n’a été présentée, laissant l’affaire entourée de l’opacité caractéristique de ce type de crise politique.

Cet épisode ne peut être compris indépendamment du tournant géopolitique dans le Sahel. Après avoir rompu avec la France en 2022 et expulsé les troupes étrangères, le Mali a renforcé sa coopération avec la Russie et ses alliés régionaux de la Confédération des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger, en quittant la CEDEAO et en dénonçant son rôle d’instrument des intérêts extérieurs. Dans ce contexte, l’arrestation d’un Français n’est pas un simple fait divers : c’est un geste politique qui alimente le discours de résistance aux ingérences occidentales, tout en servant à consolider le pouvoir de la junte face aux dissidences internes.

La conjoncture interne éclaire le moment choisi pour cette annonce. Le 12 août, à peine trois jours avant, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, l’une des rares figures politiques de poids hors du cadre militaire, a été arrêté dans le cadre d’une enquête pour corruption. En mai, la junte a dissous les partis politiques, et en juin, elle a prolongé de cinq ans le mandat du colonel Assimi Goïta, fermant toute perspective de retour rapide à un gouvernement civil. Dans ce cadre, la dénonciation d’un complot externe fonctionne aussi comme avertissement interne et instrument de contrôle.

L’histoire du Sahel est marquée par les interventions militaires étrangères qui ont affaibli les États, alimenté les conflits et ouvert la voie au pillage des ressources. La France, ancienne puissance coloniale, a maintenu une présence constante sous prétexte de « lutte contre le terrorisme », mais ses opérations ont laissé derrière elles plus d’insécurité et un rejet croissant. Que la junte malienne pointe aujourd’hui un agent français comme pièce d’un plan de coup d’État ne constitue pas un fait isolé : cela s’inscrit dans une longue série d’accusations d’ingérence allant des coups d’État dissimulés aux opérations de renseignement et à la manipulation politique.

Au-delà de la véracité ou non du complot dénoncé, il est évident que le Sahel reste un champ de bataille pour la souveraineté et le contrôle géopolitique. L’instrumentalisation des menaces extérieures, réelles ou supposées, peut renforcer des gouvernements de facto, mais elle exprime aussi une méfiance profonde envers des puissances qui, historiquement, ont agi dans la région comme arbitres et bénéficiaires, jamais comme alliés sincères de son développement.

Depuis l’expérience sahraouie, il n’est pas surprenant de constater que la France se place au centre d’opérations politiques et militaires visant à soutenir des régimes favorables à ses intérêts stratégiques et économiques, même au détriment des droits des peuples. Comme au Sahara Occidental, où Paris a été l’un des principaux soutiens de l’occupation marocaine, le schéma se répète au Sahel : appui diplomatique, coopération militaire sélective et, si nécessaire, opérations clandestines. La leçon est claire : la véritable souveraineté en Afrique passe par la rupture avec les rouages de l’ingérence néocoloniale.

Sources consultées : Agence France-Presse (AFP), Le Monde, Associated Press (AP), TRT World, TF1 Info, Yenisafak, France 24, Al Jazeera, Policy Center for the New South, analyse de contexte historique et géopolitique du Sahel élaborée par la rédaction de NO TE OLVIDES DEL SÁHARA OCCIDENTAL.

Desde el Atlántico: Moros y rojos, 90 años después, Carlos Ruiz Miguel

Carlos Ruiz Miguel 

https://www.periodistadigital.com/desdeelatlantico/20250728/moros-y-rojos-90-anos-despues-689405116682/

¿Qué ha ocurrido para que los moros, que hace 90 años apoyaron a Franco para matar rojos, ahora sean adorados por los herederos políticos de aquellos rojos a quienes vinieron a matar?
Dejo aquí algunas reflexiones

👇👇👇 https://t.me/desdelatlantico – @DesdelAtlantico


Primero.
Quizá debiéramos considerar que los moros que trajo Franco, mayormente del Rif y de la Yebala del norte de Marruecos, no son los moros a los que ahora adoran los herederos políticos de los rojos, que son, me parece, en su mayoría, de lo que era protectorado francés.

Segundo.
Uno de los argumentos utilizados por Franco para que los moros le apoyaran era que ambos luchaban contra los que no creían en Dios. Era una lucha de «creyentes» (cristianos y musulmanes) contra ateos.
No olvidemos que en la ley islámica a las «gentes del libro» (judíos y cristianos) se les respeta la vida a cambio de un tributo (yissía), mientras que para politeístas y ateos la ley islámica ordena la muerte.

Tercero.
Es un hecho indiscutible que hoy son los ateos españoles endófobos quienes apoyan a los marroquíes hispanófobos.

Cuarto.
¿Por qué los marroquíes hoy aceptan coaligarse con los ateos españoles endófobos, aunque sean los cristianos españoles (vía Caritas, sobre todo) quienes más les ayudan?

Quinto.
Una posible explicación es que esos marroquíes coaligados con los ateos españoles hispanófobos son más nacionalistas marroquíes que musulmanes y, por eso mismo valoran más su común hispanofobia que el ateísmo condenado por la ley islámica.

Sexto.
El nacionalismo marroquí (fenómeno políticamente bastante reciente) tiene un componente de odio étnico a España MUCHO MÁS PODEROSO que su componente religioso de «creyente» en un Dios.
El hecho de que la figura del sultán esté cuasi-divinizada (como se demuestra en la humillante ceremonia de «vasallaje» -beia, inexistente en los demás países islámicos) ayuda a entender este fenómeno.

Séptimo.
El hecho de que el nacionalismo marroquí cuasi-divinice al sultán explica igualmente el ODIO que tiene hacia otros MUSULMANES como son los saharauis y los argelinos.
Y les odia, especialmente a los saharauis, porque NO QUIEREN ARRODILLARSE ANTE EL SULTÁN.
Un odio nacionalista profundamente contrario a la ley islámica que no permite hacer la guerra a otros musulmanes que no han sido agresores y que actúan en legítima defensa.

Octavo.
En definitiva, debajo de una pátina «islámica» hay un agresivo nacionalismo idólatra (como todo nacionalismo) que queda al descubierto en la cuasi-divinización de la figura del sultán con el argumento (más que discutible) de que es un pretendido descendiente de Mahoma. Se ha sustituido, en la práctica, la religión islámica por otra religión, el nacionalismo.

Noveno.
El hecho de que el nacionalismo marroquí sólo superficialmente sea de «creyentes» en el Dios islámico (pues escarbando vemos a prominentes judíos implicados en el nacionalismo marroquí) y de que en realidad sea una religión ultranacionalista de odiadores de España, acerca a ese nacionalismo a la progresía atea española endófoba.

Insisto, es una hipótesis de trabajo, discutible como otras

Sahel: La Unión Africana nombra un enviado especial

Este nombramiento brinda la oportunidad de fortalecer el compromiso de la UA con la promoción de los derechos humanos.

El presidente de Burundi, Évariste Ndayishimiye, fotografiado durante la cumbre de la Unión Europea y la Unión Africana en Bruselas, el 17 de febrero de 2022.
El presidente de Burundi, Évariste Ndayishimiye, en la foto durante la cumbre entre la Unión Europea y la Unión Africana en Bruselas el 17 de febrero de 2022. © 2022 Valeria Mongelli/Bloomberg vía Getty Images

(Nairobi) – El nombramiento por parte de la Unión Africana (UA) del presidente de Burundi como enviado especial para el Sahel fortalece la capacidad de la UA para abordar los desafíos más urgentes en materia de derechos humanos en Mali , Burkina Faso y Níger , señaló hoy Human Rights Watch en una carta al presidente Évariste Ndayishimiye .

El nombramiento de Évariste Ndayishimiye, el 17 de julio de 2025, llega en un momento crítico para el Sahel, marcado por el resurgimiento de las amenazas contra la población civil en el contexto de los conflictos armados, el creciente autoritarismo de las juntas militares y la creciente marginación de las instituciones independientes, en particular la UA y la Comunidad Económica de los Estados de África Occidental (CEDEAO). Estas dinámicas han erosionado el Estado de derecho, han reforzado la impunidad ante graves violaciones de derechos humanos y han aumentado la vulnerabilidad de la población civil.

“ A pesar del preocupante historial de derechos humanos de Burundi, el presidente Ndayishimiye ahora tiene la oportunidad de promover los derechos humanos y la gobernanza basada en los derechos en la región del Sahel ”, declaró  Allan Ngari , director de incidencia política en África de Human Rights Watch. “ No hacerlo equivaldría a tolerar peligrosamente el autoritarismo bajo el pretexto de la diplomacia ” .

Évariste Ndayishimiye debería hacer hincapié en el respeto de los derechos humanos y el estado de derecho en el enfoque de la UA respecto del Sahel y abordar las siguientes preocupaciones principales:

Los grupos armados islamistas y las fuerzas de seguridad gubernamentales siguen cometiendo graves violaciones del derecho internacional humanitario, incluidos crímenes de guerra y posibles crímenes de lesa humanidad. Para mediados de 2025, los conflictos armados en el Sahel habían causado la muerte de al menos decenas de miles de civiles, desencadenando una de las crisis humanitarias más graves del mundo y obligando a más de tres millones de personas a abandonar sus hogares.

Desde 2020, Malí, Burkina Faso y Níger han sufrido golpes militares. Las juntas militares gobernantes han demostrado intolerancia hacia la oposición y la disidencia política . El espacio cívico y político se ha reducido a medida que se intensifica la represión contra periodistas, activistas de la sociedad civil y miembros de partidos de la oposición, incluyendo detenciones arbitrarias, desapariciones forzadas y reclutamiento ilegal. Los líderes militares de los tres países han consolidado el poder sin celebrar elecciones, lo que retrasa el retorno a un gobierno civil democrático.

Las autoridades de Malí, Burkina Faso y Níger han ignorado los llamados a la rendición de cuentas y han incumplido sus obligaciones legales internacionales de investigar y enjuiciar las graves violaciones de derechos humanos cometidas por sus fuerzas de seguridad, lo que ha permitido que prospere la impunidad y envalentonado a los perpetradores. En 2025, los tres países abandonaron oficialmente la CEDEAO, privando a sus ciudadanos de la posibilidad de buscar justicia por violaciones de derechos humanos ante el Tribunal de Justicia de la CEDEAO. 

“ El Enviado Especial de la UA debería entablar un diálogo constructivo con las autoridades de Malí, Burkina Faso y Níger sobre las obligaciones de sus respectivos gobiernos de proteger los derechos humanos ”, concluyó Allan Ngari. “ Debería garantizar que la estrategia de la UA para el Sahel priorice la protección de los civiles en riesgo, el respeto de los derechos civiles y políticos, y la promoción de la justicia y la rendición de cuentas  ” .

https://www.hrw.org/fr/news/2025/07/25/sahel-lunion-africaine-nomme-un-envoye-special