Parlement européen: préoccupation face aux violations des droits des militants sahraouis — Sahara Press Service

Bruxelles, 26 mai 2016 (SPS) – Les arrestations arbitraires, mauvais traitements et tortures que subissent les militants sahraouis dans les prisons marocaines préoccupent les parlementaires européens qui ont alerté, une nouvelle fois, la chef de la diplomatie européenne sur la situation des détenus sahraouis notamment celle des étudiants emprisonnés suite aux violents affrontements de fin…

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Le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique – Lina KENNOUCHE, Tayeb EL-MESTARI* et Chafik GAOUAR** – L’Orient-Le Jour

Le 29 avril 2016, le Conseil de sécurité de l’Onu adopte une résolution prorogeant jusqu’au mois d’avril 2017 le mandat de la Mission des Nations unies pour le maintien de la paix au Sahara occidental, conformément au vœu formulé par son secrétaire général Ban Ki-moon, qui a activement plaidé en faveur de sa reconduction.
La résolution 2285 réhabilite donc la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Après la querelle diplomatique l’opposant au secrétaire général de l’Onu, Rabat décide d’expulser 83 membres du personnel civil de cette mission suite aux propos de Ban Ki-moon sur l’« occupation du Sahara ».

41 ans après le début du conflit déclenché par l’octroi au Maroc (et pour un temps à la Mauritanie) du Sahara occidental sans consultation des Sahraouis qui subissent les modalités d’une décolonisation espagnole imposée, les positions apparaissent irréconciliables. Cependant, l’approche sous l’angle exclusif des relations internationales ou des rivalités politiques entre l’Algérie et le Maroc brouille encore trop souvent la perception de la nature d’un conflit dont l’enjeu central demeure celui du droit à l’autodétermination d’un peuple. La tentative de délégitimation des revendications sahraouies, présentées comme du séparatisme par la monarchie marocaine, n’est certainement pas étrangère à l’opération idéologique de construction d’un récit mythique autour des droits historiques « naturels » du Maroc sur le Sahara occidental.

Ce récit s’enracine dans la fiction d’un « grand Maroc » (qui comprendrait le Sahara espagnol, la Mauritanie, le nord du Mali, la région de Tindouf et l’Ouest algérien) et donne une tonalité expansionniste à la politique régionale du royaume. Ainsi, l’examen des véritable enjeux d’un conflit qui empoisonne les relations intermaghrébines et hypothèque l’avenir de la coopération régionale dans un contexte sécuritaire instable ne peut faire l’économie d’une analyse des lacunes et des contradictions que renferme le discours d’une souveraineté « historique incontestable » de Rabat sur le Sahara occidental. Elle impose également une réflexion plus profonde sur la responsabilité de la communauté internationale à travers l’ambivalence d’une position qui, sans reconnaître la souveraineté du Maroc, tend à nier la nature « coloniale » du conflit, en prenant part aux logiques perverses d’humanitarisation du problème des réfugiés sahraouis, ou d’aide au Maroc en matière de coopération économique pour le développement de la région. Les pesanteurs historiques et les intérêts économiques des grandes puissances expliquent l’abandon progressif de l’option référendaire qui, pourtant, réglerait définitivement le sort de la dernière colonie d’Afrique.

Ce dossier tente de revenir sur les raisons de la persistance du blocage de tout processus de règlement à travers l’analyse de la position du droit international, et la fausse dichotomie intégrité territoriale /droit à l’autodétermination. Il resitue l’importance des enjeux internes de cette question pour la stabilité politique de la monarchie, ainsi que l’impact des enjeux économiques qui aiguisent les appétits de puissance.

Lire dans ce dossier spécial :

Intégrité territoriale vs droit à l’autodétermination

Le Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro (Polisario, dont le premier congrès constitutif s’est tenu le 10 mai 1973) fonde ses revendications sur le principe inaliénable du droit à l’autodétermination, principe qui est en profonde contradiction avec les prétentions « souverainistes » de Rabat et ses visées hégémoniques sur la région. Lire la suite

Un enjeu de survie pour la monarchie marocaine

Au lendemain de la décision rendue par la CIJ, le Maroc organise une marche verte, qui devait faire pression sur l’Espagne pour l’amener à négocier, mais les principaux enjeux étaient internes : permettre à une monarchie fragile de construire sa légitimité sur l’unité nationale. Lire la suite


Les appétits commerciaux et le droit international

Avec ses 1 700 km de côtes, son accès à l’océan Atlantique et la richesse des ressources halieutiques qu’il recèle, le Sahara occidental recouvre une importance capitale pour le dynamisme de l’économie marocaine et pour les partenaires économiques et commerciaux du Maroc. Lire la suite

Et notre chronologie ici

* Politologue de formation, Tayeb el-Mestari est l’auteur, notamment, d’« Analyse sociopolitique des intellectuels francophones algériens, problème d’approche théorique ». Sa réflexion porte sur la problématique des intellectuels et leur relation au pouvoir en Algérie.

** Chafik Gaouar est journaliste web, coauteur notamment de « L’Algérie, une nation toujours à la recherche de ses institutions » et « La problématique de la citoyenneté à travers la pensée et la pratique politique dans le monde arabe ».

 Lire aussi
Sahara occidental : retour sur un conflit de plus de 50 ans

Le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique – Lina KENNOUCHE, Tayeb EL-MESTARI* et Chafik GAOUAR** – L’Orient-Le Jour

El Representante del Frente Polisario en Eslovenia participa en el Día de África en Liubliana

Liubliana, 26 /05/2016 (SPS) – El Representante del Frente Polisario en Eslovenia, Sr. Malainin Bagada participó en el V Día de África en Liubliana, los días 25 y 26 de mayo de 2016 que se ha centrado sobre demografía y el desarrollo urbano y rural en África, la integración regional en África y la cooperación económica y las perspectivas y retos del compromiso de Eslovenia en África.

Durante el evento que se celebró bajo el patrocinio del Presidente del Parlamento esloveno, SE. dr. Milan Brglez, el diplomático saharaui mantuvo contactos con altos responsables del Ministerio de Relaciones Exteriores esloveno y con embajadores de Uganda, Ghana, Argelia, Sudan, Togo y Rwanda

La Conferencia fue organizada por el Ministerio de Asuntos Exteriores de la República de Eslovenia en colaboración con el Centro Internacional para la Promoción de Empresas (CIEP), el Club de Embajadores de Eslovenia, la Cámara de Comercio e Industria de Eslovenia y el Foro Africano y contó con la asistencia del SE. dr. Milan Brglez, Presidente del Parlamento, la Sra. Darja Bavdaz Kuret, Secretario de Estado encargado de Cooperación para el Desarrollo y la Asistencia Humanitaria del MAE esloveno, Dr. Danilo Türk, expresidente de la República de Eslovenia y candidato a Secretario General de la ONU, varios directores de Departamentos del Ministerio de Asuntos exteriores esloveno, embajadores africanos, directores de empresas de Eslovenia y la prensa nacional.

El segundo día de la Conferencia fue organizado por la Cámara de Comercio e Industria de Eslovenia y abordó los temas de las oportunidades para la inversión y el fortalecimiento de la cooperación empresarial entre los países del Continente africano y la República de Eslovenia. (SPS)

Sahara Press Service: El Representante del Frente Polisario en Eslovenia participa en el Día de África en Liubliana

Se apoya al Sahara, pero nadie se preocupa por los territorios ocupados, por Brahim Lambarki – Mugalari

 

Brahim Lambarki

Kaixo! Mi nombre es Brahim Lambarki. Soy ciudadano saharaui de El Aaiun, en los territorios ocupados.

Quiero dirigir unas palabras para que todo el mundo sepa lo que está ocurriendo en mi país, que desgraciadamente fue invadido por Marruecos y a día de hoy sigue invadido aunque la violencia e impunidad con la que actúa el país alauita se ha acrecentado.

Todo el mundo habla de los campamentos de refugiados en Tinduf, pero muy poca gente está informada de la barbarie que se sufre en los territorios ocupados.

Por el mero hecho de ser saharauis nos invaden nuestras casas robando lo que quieren, deteniendo a la gente y torturándonos.

No podemos sacar nuestra propia bandera (está prohibido ). Salimos a manifestarnos por nuestros derechos y nos torturan e ingresan en prisión.

Por desgracia, ya es incontable el número de personas que tras ser detenidas desaparecen.

Por no hablar de la gente que muere por pisar una mina antipersona. ¡No podemos ser saharauis en nuestro propio país!

Esto es una pequeña pincelada de lo que está ocurriendo y no olvidemos que España es responsable de esta barbarie. Nos abandonaron a merced de Marruecos aunque fuéramos colonia española. Y, ¿qué hacen ahora? Siguen apoyando a Marruecos y miran hacia otro lado ante semejante genocidio.

¡Por un Sahara libre!

Sahara Askatu!

Marruecos culpable, España responsable.

Publicación original: Se apoya al Sahara, pero nadie se preocupa por los territorios ocupados – Mugalari

Sahara occidental : dénoncer les violations des droits de l’homme, en vidéo · Global Voices

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https://fr.globalvoices.org/2016/05/26/197916/

Par Habibulah Mohamed Lamin

Note de l’éditeur de Witness : lors d’une visite récente des camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie, Witness a rencontré le journaliste local Habibulah Mohamed Lamin. Cet article de Lamin fait partie de l’initiative «Watching Western Sahara (Suivre le Sahara Occidental)», du WITNESS Media Lab. Ce dernier traite, expose et contextualise les vidéos sur les droits de l’homme filmées par les militants sahraouis. Ce billet a été précédemment publié sur le blog de Witness.

Les camps de réfugiés sahraouis s’étendent dans le vaste désert du Sahara, à l’ouest de l’Algérie. Ils sont principalement constitués de tentes éparpillées et de maisons en terree. Ces camps furent créés en 1975, au moment où le Maroc annexa le Sahara occidental. Les quelques cent mille habitants de la région dépendent de l’aide humanitaire pour leurs besoins essentiels comme la nourriture, l’eau et les vêtements.

En 1976, le peuple sahraoui fonda la République arabe sahraouie démocratique, ou RASD. Celle-ci opère en exil dans les camps et dans la partie du Sahara occidental contrôlée par le Front Polisario. Suite à un cessez-le-feu négocié par les Nations-Unies en 1991, les Sahraouis se sont tournés vers des moyens pacifiques pour réclamer leur autodétermination. Le traité de paix leur promettait un référendum pour décider de leur indépendance, chose qui ne s’est pas encore produite.

Brahim Dahani

Brahim Dihani a 31 ans. Il a grandi dans la capitale Laâyoune, sous occupation marocaine. Dihani a une maîtrise en journalisme et est un militant des droits de l’homme. Il travaille pour l’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits de l’homme commises par l’État du Maroc (ASVDH) : il documente les cas d’abus dans la région et organise des manifestations pacifiques.

Dihani a visité les camps pour y suivre une formation organisée par l’Union des étudiants sahraouis (UESARIO). Les 16 étudiants, rassemblés dans une grande pièce, étaient tous désireux d’apprendre. Aussitôt que le professeur leur a demandé d’identifier les plans de tournage, ils se sont exclamés: «plan large», «non, plan d’ensemble», dans une ambiance enthousiaste.

«Je suis venu pour acquérir des connaissances de tournage pour ensuite les utiliser chez moi», dit Dihani. Selon lui, il est très difficile de manifester dans le Sahara occidental, car le Maroc empêche tout rassemblement de protestataires.

La répression des manifestations par le Maroc est un enjeu qui a été longuement documenté par les groupes internationaux de défense des droits de l’homme et par des responsables de l’ONU. Le mois dernier, la Commission Tom Lantos des droits de l’homme a convoqué une audience du Congrès [américain] sur le Sahara occidental. Durant celle-ci, Eric Goldstein de Human Rights Watch a énuméré les préoccupations de l’organisation, incluant «la violation du droit à la libre expression, à la libre association, aux rassemblements et à un procès équitable, des cas de torture durant les interrogatoires et la violence des policiers envers les manifestants».

«Vous risquez votre vie », me dit Dihani, «dès que vous quittez l’aéroport de Laâyoune.» Tel qu’il l’a expliqué, la répression des médias à laquelle il est confronté est le résultat d’un contrôle très serré par les autorités marocaines. « Sur le chemin du retour», ajoute-t-il, « je m’attendais à toutes sortes de contrôles contraires à l’éthique, comme les fouilles à nu etc.»

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Mariem Zafri a 33 ans et vit dans la ville de Smara, occupée par le Maroc. Elle a récemment terminé un cours deformation aux vidéos plaidoyers pour les droits de la personne, organisé par FiSahara et WITNESS.

Lorsqu’elle est rentrée chez elle dans le Sahara occidental après sa visite des camps, sa brochure pour les défenseurs des droits de l’homme fut confisquée. «J’ai été placée dans une salle d’interrogatoire séparée et j’y ai été soumise à des traitements basés sur ma race ». Elle compare l’activisme médiatique dans le territoire à un miroir qui reflète «la situation grave dans laquelle se trouvent les droits de l’homme dans la région». À titre d’exemple, Zafri mentionne le procès militaire des détenus de Gdeim Izik, en 2013, où neuf civils sahraouis ont été condamnés à la perpétuité. Récemment, les prisonniers politiques se sont mis en grève de la faimpendant 36 jours. Lorsqu’on a interdit à leurs familles de les voir, celles-ci ont manifesté à Rabat, scandant que «la cour militaire n’a pas de légitimité».

Comme beaucoup de Sahraouis et d’organisations internationales, Zafri souhaiterait faire ajouter la surveillance des droits de l’homme au mandat de la MINURSO, la mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental. Selon Zafri, une telle surveillance «permettrait aux Sahraouis de descendre dans la rue pour réclamer leurs droits». Pour l’instant, les droits de l’homme au Sahara occidental bénéficient très rarement d’une couverture médiatique par les journalistes internationaux ou les défenseurs. Plus tôt ce mois-ci, un groupe d’Européens s’est fait expulser de Rabat par les autorités marocaines pour avoir tenté de visiter les prisonniers de Gdeim Izik. Human Rights Watch a aussi été banni du territoire.

Cependant, lorsque le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté la prolongation de la mission de la MINURSO, cela n’a provoqué aucun changement.

Vidéo de la manifestation des familles des prisonniers de Gdeim Izik à Rabat, Maroc.

Ceux qui sont laissés à eux-mêmes pour documenter les cas d’abus au Sahara occidental sont les militants des médias locaux comme Zafri et Dihani. Comme Zafri m’a dit, il existe beaucoup de risques liés à son travail. «Je suis toujours en danger, même lorsque je ne filme pas».

  • Habibulah Mohamed Lamin est un journaliste basé dans les camps de réfugiés du Sahara occidental. Il a travaillé comme interprète et traducteur pour les visiteurs des camps, dont Witness. Il est aussi directeur de la branche d’Equipe Media à Tindouf, un groupe de journalistes militants actif dans le Sahara occidental.

Lu sur globalvoices.org… Sahara occidental : dénoncer les violations des droits de l’homme, en vidéo · Global Voices en Français

Spain is responsible of the suffering of the Saharawi people and required to stand by his side (Aminatou Haidar)

MADRID (Spain) May 26, 2016 (SPS) – human rights activist Aminatou Haidar reaffirmed in an interview published in the Spanish daily «Publico» Wednesday that Spain «required to stand by the Saharawi people side because Spain is responsible of their plights.

Aminatou Haidar said clearly in an interview on the sidelines of her participation in the «Forum of the Oslo Freedom» in Norwegian capital that  «she does not understand the attitude of the Spanish government, which contrasts perfectly with the citizens’ attitude,» adding  in Spain » we have great popular support  contrary to the official position.»

Human rights activist went on saying that «Spain should take their responsibility towards the Saharawi people, stressing about the proposal to expand the mandates of MINURSO to monitor the human rights that «Spain impede any possible progress in the field of protection of human rights in Western Sahara because it is always on the side of France.»SPS

Sahara Press Service: Spain is responsible of the suffering of the Saharawi people and required to stand by his side (Aminatou Haidar)

Pepe Taboada a Albert Rivera: «Contamos con su próxima visita al Sahara Occidental ocupado por Marruecos para poder así constatar y denunciar la situación»

La visita de Albert Rivera a Caracas para conocer sobre el terreno la situación de los presos políticos en Venezuela, defendiendo los derechos humanos en el país hermano e interesándose por el diálogo entre las distintas Instituciones y partidos, se enmarca en la grave crisis política e institucional que atraviesa el país. No puedo sino desearle suerte en su misión.

Y recordarle el compromiso político de Ciudadanos con la necesidad y obligación de conocer, denunciar y tratar de poner fin a la violación sistemática de los Derechos Humanos por parte de Marruecos en el Sahara Occidental.

Conviene en este contexto recordar que a 90 millas de las Islas Canarias existe un pueblo olvidado al que nunca se le ha dado tanta notoriedad y que sufre desde hace décadas una vergonzosa injusticia.

Y le pido ahora que ha mostrado su sincero interés por los derechos humanos, que visite a los presos saharauis en las cárceles marroquíes que están en condiciones deplorables solo por reclamar de manera pacífica sus derechos más elementales, incluido su derecho a la autodeterminación, reconocido por decenas de Resoluciones de Naciones Unidas.

Marruecos, como país ocupante, no da permiso a los observadores internacionales para acceder libremente al territorio. La última delegación expulsada hace pocos días ha sido una delegación parlamentaria gallega de todos los grupos políticos presentes en el Parlamento de la comunidad.

¿Qué sucedería si representantes políticos españoles fueran expulsados casi todos los meses del año de Venezuela? ¿Darían los medios de comunicación eco a esas expulsiones? ¿Cómo serían calificadas?

Las autoridades marroquíes no quieren que se conozca la situación de miles de saharauis, nuestros hermanos y hermanas, muchos de ellos con DNI español, que tras el abandono por parte del estado español hace 40 años están sufriendo el exilio en los campamentos de población refugiada en Argelia y la represión diaria en los territorios ilegalmente ocupados del Sahara Occidental.

Miles de personas llevamos mucho tiempo, años, décadas, denunciando esta tragedia que sufre un pueblo hermano como el saharaui, trabajando sin descanso por un cambio también en relación a la política del Estado español con respecto al Sahara Occidental, con una política exterior que atienda también a los Derechos Humanos y a sus responsabilidades derivadas de su condición internacional de Potencia administradora del territorio, así reconocida por Naciones Unidas. Contamos con su próxima visita al territorio para poder así constatar y denunciar la situación.

Pepe Taboada. Presidente de CEAS-Sahara  (Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sahara)

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Sahrawi Media activist arrested in the occupied Aaiun — Sahara Press Service

Occupied Aaiun, May 26, 2016 (SPS) – The Moroccan repressive forces have arrested Sahrawi media Activist Embarek Fahimi, according to media source from the occupied territories. He was arrested on Tuesday in the North check point of the occupied city of Aaiun, on the ground of his media activities along with his colleagues of News…

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Pourfendeur des injustices ? elmoudjahid.com

Le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique dont les rêves d’émancipation se trouvent, à chaque fois, brisés non seulement par le Maroc mais surtout grâce à l’appui, au Conseil de sécurité, de la France qui use d’un droit, en parfaite contradiction avec l’esprit de l’institution onusienne, pour perpétuer le fait colonial. Un fait que la France connaît très bien et qui dicte, jusqu’à ce jour, sa politique étrangère en Afrique.

 

Qui pouvait imaginer, lors de la signature des Accords de l’OUA le 25 mai 1963, qu’un pays « frère », africain va, 12 ans plus tard, reprendre les oripeaux du colon occidental, revêtir  son arrogance et s’en prendre à son voisin ?

 

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Par la force des choses, la journée de l’Afrique, célébrée à travers le monde et surtout dans notre continent pillé, occupé, exclu du temps universel par un horloger raciste et colonial — qui maintient, à ce jour, les aiguilles invisibles de sa présence nuisible à l’épanouissement des peuples — a pris, au fil du temps, le nom d’un seul combat : celui des Sahraouis pour leur émancipation de l’occupant marocain.
Qui pouvait imaginer, lors de la signature des Accords de l’OUA le 25 mai 1963, qu’un pays « frère », africain va, 12 ans plus tard, reprendre les oripeaux du colon occidental, revêtir  son arrogance et s’en prendre à son voisin ?

Une tragédie qui se répète dans la logique coloniale pour ce peuple qui s’est débarrassé de la présence espagnole pour se retrouver face à un envahisseur. Aujourd’hui, il n’est plus question de faire appel aux textes juridiques ardus et aux références historiques vagues et lointaines pour justifier l’injustifiable et arguer d’un droit « divin » sur un territoire. Une centaine de résolutions de l’ONU, des avis de la Cour internationale de justice de La Haye, des positions fermes et sans ambiguïté de chefs d’État  de tous les continents, des organisations gouvernementales, la société civile internationale ne cessent de dénoncer ce fait du prince.

Une situation unique, incroyable au XXIe siècle. Le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique dont les rêves d’émancipation se trouvent, à chaque fois, brisés non seulement par le Maroc mais surtout grâce à l’appui, au Conseil de sécurité, de la France qui use d’un droit, en parfaite contradiction avec l’esprit de l’institution onusienne, pour perpétuer le fait colonial. Un fait que la France connaît très bien et qui dicte, jusqu’à ce jour, sa politique étrangère en Afrique.

Certes, pour ce pays, au-delà de la douceur de vie qu’offre le royaume marocain dans ses riads enfumés, à ses lobbies, la perpétuation d’un foyer de tension au Maghreb arrange bien ses intérêts mercantiles puisque l’économie française a tout à craindre qu’un ensemble maghrébin aux économies complémentaires se forme à ses portes. L’économie, voilà l’une des raisons essentielles qui est à la base de toute expédition coloniale depuis le début du capitalisme !

Les eaux du Sahara occidental sont parmi les plus poissonneuses au monde. Les assiettes bien garnies de l’Union européenne savent quelque chose au moment où les enfants sahraouis meurent de malnutrition.

Il a fallu un « scandale planétaire » pour que l’UE remette, en partie, en cause le traité de la honte avec le Maroc sur les ressources halieutiques du Sahara.

Les sociétés complices avec le Maroc dans l’exploitation des richesses du Sahara occidental occupé contribuent à prolonger le conflit et privent le peuple sahraoui de ses droits à une vie décente, affirme une étude publiée dans The Journal of North African Studies, sous la signature de la présidente de Western Sahara Ressource Watch, Joanna Allan. Les Sahraouis vivent de l’aide humanitaire et, pendant ce temps, leur phosphate est pillé en toute impunité sous le regard complice des industriels européens ravis de cette aubaine. La famille royale occupe ce territoire et exploite ses terres dont les produits agricoles alimentent, à bas prix, les marchés européens.

Bien sûr, chaque parcelle exploitée sans l’accord des Sahraouis est un vol que le droit international dénonce. Mais, la France bloque, systématiquement, au Conseil de sécurité, toute tentative d’inclure dans le mandat de la MINURSO la question de l’exploitation illégale des richesses du Sahara occidental occupé par le Maroc.
Et dire que ce pays met en avant la démocratie et les valeurs universelles, dont il se drape, pour se poser comme le pourfendeur des injustices et des violences dans notre continent.

El Moudjahid: Pourfendeur des injustices ?

Décolonisation du Sahara occidental occupé par le Maroc : Fidélité de l’Afrique à sa propre histoire / elmoudjahid.com

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L’Algérie a de tout temps milité aux avant-postes de l’unité d’action africaine pour le triomphe des causes du continent, a indiqué hier à Alger, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de  la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

«L’action commune méritoire que mène l’Union africaine (UA) pour le parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental illustre la fidélité de l’Afrique à sa propre histoire», a précisé M. Lamamra dans une intervention à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Il a affirmé que «la solidarité agissante de l’Afrique avec la cause du peuple palestinien participe de cette même cohérence».

«Cette action commune vaut pour la sécurité collective de tout le continent et singulièrement de l’espace sahélo-saharien où l’Algérie assume pleinement son rôle de pays exportateur de paix et de stabilité», a-t-il fait valoir.

«Qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme ou de son plein engagement en faveur de l’application de l’Accord de paix au Mali comme de l’Accord politique et de la réconciliation nationale en Libye, l’Algérie donne tout son sens au compter-sur-soi collectif pour un avenir qualitativement meilleur pour tous», a-t-il ajouté. Pour lui, «cette approche collective est, également, cruciale afin de promouvoir les revendications légitimes de l’Afrique sur la réforme des Nations unies et, plus particulièrement, la démocratisation du Conseil de Sécurité, telles qu’exprimées dans le consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte».

La journée de l’Afrique symbolise le combat pour la libération La célébration de cette Journée qui coïncide avec le 53e anniversaire de la création de l’Organisation continentale, symbolise pour le chef de la diplomatie algérienne, «le combat de tout un continent pour sa libération, sa pleine intégration et son émancipation socio-économique». Cette célébration «constitue un moment privilégié en ce qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une tradition fortement enracinée dans l’ensemble des pays africains et témoigne de l’attachement de nos pays aux valeurs fondatrices qui ont présidé à la création de l’OUA», dira-t-il. M. Lamamra a, à cette occasion, rendu un hommage «tout particulier aux pères fondateurs qui ont toujours porté l’ambition de parachever l’indépendance du continent, promouvoir son intégration et favoriser son émergence en tant qu’acteur influent sur la scène internationale, et dont la mission est poursuivie à travers le renforcement de ses capacités d’assumer le rôle qui devrait lui revenir en matière de bonne gouvernance politique, de développement socio-économique mais aussi de lutte contre les facteurs d’insécurité transfrontaliers».

L’Afrique qui a traversé, «dans la solidarité et la résilience, les épreuves terribles de l’esclavagisme, du colonialisme, de l’Apartheid et du sous-développement, se trouve à présent résolument projetée dans une ambition nouvelle, celle de contribuer pleinement et efficacement à la réalisation des objectifs du développement durable», a-t-il dit. L’Afrique doit aussi «assumer les urgences du règlement des conflits fratricides et de pratiques néo-coloniales qui continuent à priver de nombreux pays africains d’une bonne partie de leurs ressources», a-t-il poursuivi. Le MAE a rappelé que «dans le prolongement des avancées de l’Afrique dans la maîtrise de sa destinée, l’UA s’est dotée d’une doctrine et de programmes d’action».

Pour M. Lamamra, «les vastes chantiers, allant de la prévention des crises à la reconstruction post-conflit, intègrent harmonieusement l’opérationnalisation de la Force africaine en attente, la mise en place du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme et, plus récemment, d’AFRIPOL, ces mécanismes continentaux mettant l’Afrique en mesure d’apporter une réponse adaptée aux multiples défis et enjeux stratégiques qui l’interpellent». Il a relevé, en outre, le «saut qualitatif vers la mutualisation des moyens dont dispose notre continent autour d’une vision fidèle au combat libérateur des peuples africains» qui «est dûment projeté dans l’agenda 2063, à travers lequel nos chefs d’Etat et de gouvernement ont consacré l’ambition de faire de l’Afrique notamment un continent mieux intégré politiquement et inspiré par les idéaux du panafricanisme et de la vision de la renaissance de l’Afrique». Les dirigeants africains ont consacré également l’ambition de faire de l’Afrique un continent «prospère fondé sur la croissance inclusive et un développement durable», a-t-il noté. Il s’agit aussi de faire de l’Afrique un continent «où règne la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la justice et l’Etat de droit», a-t-il ajouté, estimant que «d’évidence, l’Afrique est bien partie pour ce rendez-vous de 2063 devant couronner un siècle de liberté et de transformation».

La dignité de la personne au c£ur des priorités M. Lamamra a indiqué que le thème de cette journée à savoir «l’année africaine des Droits de l’Homme, avec un accent particulier sur les droits de la femme, place, à nouveau, la valeur et la dignité de la personne humaine au cœur de nos priorités continentales». «La vaste problématique des droits de l’homme va naturellement bien au-delà des indispensables droits civils et politiques. Les droits sociaux, économiques et culturels, y compris le droit au développement, s’imposent comme autant de priorités pressantes», a-t-il indiqué.

«Nul n’est besoin d’énumérer les progrès substantiels accomplis par l’Algérie dans ce domaine, sous l’impulsion du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dont le programme est riche en progrès emblématiques, y compris en ce qui concerne la présence féminine significative au sein du Parlement et des assemblées locales», a-t-il souligné. Dans le même esprit, la révision constitutionnelle, récemment adoptée, «pose les fondations de nouvelles conquêtes de portée avant-gardiste, à l’exemple de la promotion, à tous les niveaux par l’Etat, de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, y compris en matière de formation et d’emploi».

Le ministre a indiqué que «cette journée de l’Afrique, journée de la libération, capte la ferme détermination de l’Algérie de mettre toutes les citoyennes et tous les citoyens à l’abri de la peur et à l’abri du besoin». Il a souhaité que cette journée soit «porteuse d’inspiration et de ressourcement mais également d’ouverture de nouveaux horizons en termes de paix et de prospérité»

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elmoudjahid.com: Décolonisation du Sahara occidental occupé par le Maroc : Fidélité de l’Afrique à sa propre histoire

La última colonia de África / La Pulseada

La última colonia de África

Desde hace cuarenta años Marruecos ocupa por la fuerza el territorio que le corresponde al pueblo de Sahara Occidental. Para impedir que los refugiados retornen a su suelo ha levantado un muro sesenta veces más largo que el que existió en Berlín. La Pulseada dialogó en exclusiva con Mohamed Salem Bachir, representante en la Argentina de la República Árabe Saharaui Democrática (RASD).

Por Carlos Gassmann

En uno de sus recordados textos, Eduardo Galeano se preguntaba: “¿Por qué será que hay muros tan altisonantes y muros tan mudos? ¿Será por los muros de la incomunicación que los grandes medios de comunicación construyen cada día?”. Se refería a que mientras hemos oído hablar hasta el hartazgo del Muro de Berlín -“que merecía caer y cayó”-, poco y nada se dice del muro de Estados Unidos en la frontera mexicana, de las alambradas de Ceuta y Melilla, del Muro de Cisjordania –que perpetúa la ocupación israelí de las tierras palestinas- y, en especial, del Muro de Marruecos -que perpetúa la ocupación marroquí del Sahara Occidental-.

Más adelante añadía el escritor uruguayo: “Quizás el pueblo del Sahara es culpable porque en sus largas costas reside el mayor tesoro pesquero del océano Atlántico y porque bajo las inmensidades de arena, que tan vacías parecen, yace la mayor reserva mundial de fosfatos y quizás también hay petróleo, gas y uranio”.

(…)

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Una cátedra de la UNLP que es única en el mundo
Dentro del Instituto de Relaciones Internacionales (IRI) de la Universidad Nacional de La Plata ha surgido una Cátedra Libre de Estudios sobre el Sahara Occidental que es única en el mundo. La dirige el doctor Norberto Consani y tiene como secretaria a la licenciada Luz Marina Mateo.

La cátedra organiza, junto con la Universidad de Tifariti de la RASD, ciclos de cursos virtuales sobre el Sahara Occidental (Derecho Internacional, Derechos Humanos, Misiones de Paz y Derecho Internacional Humanitario y Comunicación y Cultura). Además promueve investigaciones, charlas, conferencias, talleres y proyección de documentales.

“La creación de esta cátedra -dice Salem Bachir- es de suma importancia porque ayuda a difundir este conflicto olvidado y a profundizar en su investigación, asumiendo a las universidades como espacios por antonomasia del pensamiento crítico y la producción de conocimientos”.

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Artículo completo en La última colonia de África

Universidad de Granada: Seminario “Memoria colonial. Memoria Abierta”.30-31 de mayo. Sahara Occidental también presente — Poemario por un Sahara Libre

Programa del Seminario Memoria Colonial. Memoria abierta.Lunes 30 de mayo.10.00. Presentación. La memoria en abierto o como traer el pasado al presente.10,30. Benita Sampedro: Margenes academicos. Practica, literatura y escritura de la historial11,30. Juan Tomás Ávila Laurel: Literatura, exilio y resistencia en el caso guineoecuatoriano.12.30. Bahia Awah. Poesía saharaui y descolonización.15.30. María Jesus Alvarado. La…

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Le Soir d’Algérie / Contribution : Sahara Occidental 40 ans de tension et des incertitudes (1re partie) Par Mostefa Zeghlache

Contribution : Sahara Occidental
40 ans de tension et des incertitudes (1re partie)

Par Mostefa Zeghlache
Les mois de mars et avril 2016 constituent, pour ce qui est communément appelé la question sahraouie, une étape particulière dans le développement du dossier de décolonisation, datant de 40 ans, du dernier territoire non autonome africain, selon la classification des Nations unies, le Sahara occidental.
En effet, c’est au début du mois de mars que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a effectué une visite de travail dans la région, la première du genre, qui visait, selon le diplomate, à renforcer l’engagement et exprimer la volonté des Nations unies à s’impliquer davantage dans leur stratégie visant à régler cet épineux problème source de tension permanente dans la région maghrébine, notamment pour les relations algéro-marocaines et qui préoccupe, parfois divise le continent africain, le monde arabe, voire la communauté internationale entière.
Contrairement à ce qu’il souhaitait, Ban Ki- moon a été empêché par les autorités marocaines de se rendre dans la partie du territoire sahraoui sous occupation marocaine et au Maroc où le roi Mohammed VI se trouvait, comme par hasard, en déplacement. Aussi, sa visite a-t-elle été circonscrite à la portion du territoire sous contrôle du Front Polisario, au camp des réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie, du 5 au 7 mars et à Alger où il avait été reçu par le président algérien, le 6 mars 2016.
Lors de son déplacement à Tindouf, le secrétaire général de l’ONU a fait une déclaration faisant ressortir sa profonde désolation pour la situation «humanitaire dramatique» dans laquelle vivent les réfugiés et souligné que «les enfants qui sont nés au début de cette occupation ont désormais 40 ou 50 ans. Soit 40 ans d’une vie difficile…(1)
Occupation ! Le «blasphème» a été prononcé ! Et il n’en fallut pas davantage pour que le royaume du Maroc, de Sa Majesté au simple quidam en passant par la classe politique, toutes tendances confondues, pour crier au crime de lèse-majesté et traiter le secrétaire général de l’ONU de tous les mots et tous les maux.
Réagissant à cette déclaration, le gouvernement marocain a exprimé «ses vives protestations et dénoncé les dérapages verbaux du Secrétaire général». De même, il a considéré «ces propos inappropriés, politiquement inédits dans les annales de ses prédécesseurs et contraires aux résolutions du Conseil de sécurité». Le communiqué diffusé à l’occasion par l’agence officielle de presse MAP ajoute que le gouvernement «constate avec stupéfaction que le Secrétaire général a utilisé le terme “occupation” pour qualifier le recouvrement par le Maroc de son intégration territoriale…». Il y est ajouté que Ban Ki-moon a évité de parler de «la question des violations massives des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf… et celle du détournement avéré, depuis quatre décennies, de l’aide humanitaire internationale destiné aux populations de ces camps»(2).
Après avoir reproché au diplomate onusien d’avoir «insulté le peuple marocain», les autorités marocaines ont organisé, le 13 mars, une marche de protestation massive à Rabat contre le secrétaire général de l’ONU.
Le Parlement, réuni en session extraordinaire, a entendu une communication-réquisitoire du chef du gouvernement, A. Benkirane.
La conviction des autorités marocaines est que le secrétaire général de l’ONU «s’est, malheureusement, laissé instrumentaliser pour donner crédit à des prétentions fallacieuses des autres parties», autrement dit le Polisario et l’Algérie.
Devant ce tohu-bohu médiatique marocain et sans se désavouer quant à son appréciation de la situation d’occupation du Sahara occidental, le secrétaire général de l’ONU a fait dire par son porte-parole qu’il regrettait que ses propos aient été mal interprétés. Mais pour Rabat, ces propos ne peuvent être assimilés à un simple malentendu. Ils constituent «un acte prémédité qui n’est ni justifiable ni effaçable»(3).
Sans parti-pris aucun et en toute objectivité, Ban Ki-moon n’a commis aucun impair en parlant d’occupation et n’a pas outrepassé ses prérogatives pour la simple raison que le territoire sahraoui est inscrit sur la liste des territoires non autonomes par l’ONU depuis 1963 et que l’accord de Madrid, qui a permis l’occupation armée de ce territoire par le Maroc et la Mauritanie d’abord en 1975, puis depuis 1979, par le Maroc seul, n’a pas constitué un accord de passation de «pouvoir» avec l’Espagne, mais un simple transfert de gestion administrative. Le Maroc n’a pas la qualité de puissance administrante d’un territoire non autonome. Donc, et dans ce contexte, il ne peut s’agir que d’occupation étrangère.
En fait et depuis le départ des Espagnols en février 1976, le Maroc n’a cessé de comptabiliser les malentendus et les tensions tant avec l’Algérie qu’avec l’ONU, en sus des Sahraouis s’identifiant à la RASD et au Front Polisario. Avec l’ONU, le Maroc n’a jamais été en bons termes, y compris lorsque cette institution lui était utile pour compliquer la tâche à l’Espagne coloniale et la pousser vers la porte de sortie. La tension avec le secrétaire général de l’ONU n’est qu’un élément de plus qui contrarie le Palais dans sa «stratégie» expansionniste dans la région qui date d’avant l’indépendance en mars 1956, avec le projet du Grand Maroc si cher à Allel El Fassi, l’ancien leader du parti de l’Istiqlal.
En tentant bon gré mal gré de faire valoir la légalité internationale sur l’aventurisme nationaliste pour régler une question pour laquelle existe la solution, l’ONU dérange les «plans» du pouvoir marocain qui mise sur la politique du fait accompli avec la complicité de puissances occidentales, à la tête desquelles se trouve la France et l’aide des monarchies arabes autoritaires. Mais après tant d’années de statu quo, on constate une réelle exaspération du Palais à Rabat.
Ce qui pousse les dirigeants marocains à agir impulsivement à des évènements qui nécessitent plutôt de la sagesse et de la pondération. Le cas de la Minurso est, à ce titre, édifiant.
A la suite de la brouille avec le secrétaire général de l’ONU, et sur décision présentée comme «irrévocable», le Maroc a expulsé, le 20 mars, la composante civile (83 personnes, y compris 2 membres de l’Union africaine) de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental ou Minurso. Seule la composante militaire a été maintenue, mais le bureau de liaison militaire de Dakhla a été fermé. Rabat estimait que les «conditions de sa présence (Minurso) dans les provinces sahariennes ont totalement changé par rapport aux années 1990, quand elle était chargée de superviser l’opération d’identification des électeurs qui devaient participer au référendum»(4).
Dans ce contexte, il faut rappeler que la Minurso est une mission de maintien de la paix des Nations unies dont le quartier général se trouve à Laâyoune, en territoire sous occupation marocaine. Elle a été créée le 29 avril 1991 par la résolution 690 du Conseil de sécurité. Son mandat se résume en la surveillance du cessez-le-feu, l’identification des électeurs sahraouis et principalement l’organisation du référendum.
Elle a été créée à la suite de l’accord du Maroc et du Polisario, le 30 août 1988, sur les propositions de règlement du conflit et l’approbation du Conseil de sécurité du plan de règlement. Si jusqu’à ce jour, le cessez-le-feu a été observé par les protagonistes, on ne peut en dire autant de l’organisation du référendum d’autodétermination qui n’a pas eu lieu.
Pourquoi les autorités marocaines ont-elles pris un pari que tout le monde savait perdu d’avance et qui pouvait les discréditer, sachant pertinemment que les Nations unies n’auraient jamais entériné un précédant qui risquait, non seulement d’annihiler les efforts de règlement du conflit, mais surtout de faire tache d’huile quant au sort d’autres forces onusiennes de maintien de la paix, notamment en Afrique ?
En fait Rabat ne veut plus entendre parler de référendum d’autodétermination et encore moins d’indépendance, surtout depuis 2007, lorsque le projet marocain d’autonomie a vu le jour. Donc, l’appellation même de Mission pour le référendum est devenue intenable pour le régime marocain.
De son côté, le Polisario qui soutient la présence de la mission onusienne tente d’utiliser les pressions des pays amis, en tête l’Algérie, et la société civile, notamment européenne et américaine, pour mettre à nu les atteintes aux droits de l’Homme commises par les forces de sécurité marocaines à l’encontre des nationalistes sahraouis résidents des territoires occupés afin que l’ONU ajoute aux missions initiales de la Minurso celle de la supervision des droits de l’Homme. Eventualité dont ne veut à aucun prix Rabat qui a rejeté le plan de paix en juillet 2003, dit plan Baker II, pourtant accepté par le Front Polisario et l’Algérie.
Référendum, droits de l’Homme et tension avec le secrétaire général sont à l’origine de la décision impulsive de Rabat d’expulser des membres civils de la Minurso.
Cette décision sera critiquée et même rejetée tant par le rapport annuel du secrétaire général de l’ONU (S/2016/355) présenté le 19 avril 2016 au Conseil de sécurité, que par la résolution 2285 du 29 avril 2016 du Conseil de sécurité qui rétablit la Minurso dans la plénitude de ses missions, au grand dam de Rabat. Que dit en substance le rapport du secrétaire général de l’ONU ?
Les parties ont une interprétation divergente du mandat de la Minurso.
Le Maroc considère que le Sahara occidental fait déjà partie du royaume et que seule son initiative d’autonomie est la base de négociations. Il demande que l’Algérie soit partie aux négociations. Le Front Polisario, au contraire, estime que le statut du Sahara occidental reste à déterminer à travers un référendum avec l’indépendance pour option.
Pour sa part, l’Algérie rappelle qu’elle n’a pas de prétentions territoriales ou économiques, qu’elle n’est pas partie au conflit, refuse la bi-latéralisation du conflit avec le Maroc et s’engage à respecter toute solution acceptée par le Polisario.
Le risque de rupture du cessez-le-feu et la reprise des hostilités avec la probabilité d’un conflit armé à grande échelle pourraient être favorisés par un départ forcé éventuel de la Minurso.
Le rapport recommande la prolongation du mandat d’un an de la Mission.
Si le Front Polisario a salué l’objectivité du rapport, du côté marocain, on estime que «c’est le pire rapport d’un secrétaire général de l’ONU concernant l’affaire du Sahara… Le moins qu’on puisse dire est que le rapport est partial, voire explosif»(5).
Qu’en est-il du Conseil de sécurité appelé à se prononcer à l’issue de ce rapport ? La résolution 2285 du 29 avril a décidé la prorogation du mandat de la Minurso jusqu’au 30 avril 2017 avec plénitude de ses fonctions et demandé au secrétaire général de l’ONU de lui faire rapport à ce sujet dans un délai de 90 jours. Si ce retour ne s’effectue pas comme convenu, le Conseil se réserve le droit d’«examiner les meilleurs moyens de parvenir à cet objectif».
De même, le Conseil demande aux parties de poursuivre les négociations, sous l’égide du secrétaire général, «sans conditions préalables et de bonne foi… en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental»(6).
Comme on peut le relever, et malgré le travail de sape de la France et de ses alliés comme le Sénégal qui ont atténué de la vigueur du projet initial de résolution américain, le Conseil se réfère toujours au principe de l’autodétermination comme solution au conflit et parle de peuple du Sahara occidental et non pas, comme c’est le cas dans la littérature politique marocaine, de «citoyens marocains des provinces marocaines du Sud». Est-ce pour autant une victoire pour la cause sahraouie ? Rien n’est moins certain et le chemin pour ce faire reste long et pénible.
A l’issue de l’adoption de la résolution, le ministère marocain, qui focalise ses critiques sur la personne du secrétaire général de l’ONU, a publié un communiqué se limitant à «prendre note de la résolution… au sujet de la question du Sahara marocain… qui réaffirme les paramètres de la solution politique, tels que définis par le Conseil depuis 2004 et précisés, en termes opérationnels, en 2007». Le ministère considère qu’il s’agit là d’un «revers cinglant pour toutes les manœuvres du Secrétaire général de l’ONU…»(7).
Pour sa part, le représentant du Polisario à l’ONU estime qu’il s’agit «d’une victoire symbolique significative pour le Front Polisario. Elle constitue un pas dans la bonne direction»(8).
De son côté, le ministère algérien des Affaires étrangères a publié un communiqué prenant note de la résolution… et exhorte les deux parties au conflit ainsi que tous les acteurs internationaux intéressés à contribuer effectivement à la mise en œuvre de cette résolution(9). En fin de compte, les autorités marocaines sont désavouées par le Conseil de sécurité et obligées, sauf attitude suicidaire contraire, de faire marche arrière dans moins de 90 jours. Cette année, les débats au Conseil de sécurité ont été tendus. Pour preuve, le vote de la résolution qui, d’habitude, s’effectuait à l’unanimité a révélé les divisions qui minent le Conseil au sujet du Sahara occidental.
Pour sa part, la Russie a surpris le Maroc par son abstention. En effet, au mois de mars, le roi Mohammed VI avait effectué une visite officielle en Russie pour faire miroiter à ses dirigeants la possibilité de contrats commerciaux juteux contre un appui délibéré à sa thèse sur le conflit. Il n’en fut rien.
De même, les États-Unis, initiateurs du projet de résolution, avaient présenté une première mouture très sévère en raison de l’attitude marocaine avec la Minurso. Ce qui a irrité Rabat qui n’a pas hésité à le faire savoir dans un communiqué qui rappelle à l’Oncle Sam que ses intérêts stratégiques dans la région se trouveraient plutôt au Maroc. Là aussi, l’espoir marocain a buté sur la réalité.
Par ailleurs, rien n’a empêché le département d’Etat américain de publier, le 13 avril, un rapport accablant sur les atteintes aux droits de l’Homme au Maroc en 2015. De même qu’il faut garder à l’esprit l’intention américaine déclarée en avril 2013 en Conseil de sécurité de proposer une résolution portant extension de la mission de la Minurso à la supervision des droits de l’Homme au Sahara occidental. L’initiative américaine a échoué principalement en raison du soutien français au Maroc. L’irritation des autorités marocaines avait entraîné l’annulation de l’exercice militaire annuel avec les Etats-Unis prévu alors pour le 10 avril 2013.
Le Maroc tient l’«audace politique» qui l’a poussé jusqu’à défier les Nations unies du soutien de certaines puissances occidentales qui ont «parasité» les efforts du Conseil de sécurité et des monarchies arabes du Golfe.
En effet, le plus surprenant dans le contexte vient des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment l’Arabie Saoudite. La connivence entre les monarchies du Golfe et marocaine se conçoit dans une sorte de logique intrinsèque et structurelle, elle-même renforcée par leur alignement systématique sur l’Occident capitaliste durant la période de bipolarisation Est-Ouest du monde. Depuis l’émergence de la question sahraouie, l’alignement de ces monarchies sur la position marocaine a été constant mais relativement discret pour ne pas trop heurter l’Algérie. Mais ces dernières années, le soutien de ces pays à l’annexion marocaine du territoire sahraoui, par la force, ne souffre aucune équivoque. Néanmoins, cette «sympathie» réciproque entre monarchies arabes n’est pas dénuée d’intérêt.
Il faut rappeler qu’à l’issue du sommet de 2011, le CCG avait annoncé un projet d’ouverture de cette alliance au Maroc et à la Jordanie, deux autres monarchies arabes. De plus, les flux de dollars sous forme d’aide ou d’investissements ne tarissent pas en direction de Rabat. Certaines sources(10) parlent notamment de l’octroi saoudien de 22 milliards de dollars au Maroc pour le financement d’un vaste projet industriel militaire. L’objectif poursuivi serait de «rétablir l’équilibre stratégique avec l’Algérie dont les dépenses militaires ont dépassé 13 milliards de dollars en 2015»(11). De plus, le nouvel ambassadeur saoudien à Rabat a annoncé récemment que son pays avait l’intention d’investir au Sahara occidental.
De son côté, le Maroc est, avec l’Égypte du général Sissi, un important pourvoyeur de chair à canon à l’aventurisme armé du CCG, notamment au Yémen.
Dans ce contexte, les rencontres au plus haut niveau se succèdent. Elles ont été couronnées par le sommet qui a réuni, à Riyad, le 20 avril 2016, Mohammed VI et les dirigeants du Conseil.
Ce fut une occasion rêvée pour le monarque marocain de vilipender le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies qui aurait été «instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara». Le communiqué du sommet, selon les médias marocains, indique que «les dirigeants du CCG ont réitéré leur soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc comme fondement de solution à ce différend régional artificiel»(12).
Pour sa part la chaîne de télévision Al Arabiya, propriété de la famille royale saoudienne, rapporte que le souverain saoudien a déclaré que «les pays du Golfe sont solidaires avec le Maroc, notamment en ce qui concerne la question du Sahara».
Enfin, signalons que le roi Mohammed VI a saisi cette «opportunité» pour «remercier ses donateurs pour le soutien matériel et moral» ajoutant que «la sécurité du Golfe et du Maroc est une et indivisible»(13). Cette «générosité» n’est cependant pas gratuite.
Allié idéal, contrairement à l’Algérie, le Maroc s’est montré disponible et n’a pas hésité à envoyer ses troupes guerroyer contre les Houthis yéménites, dans le cadre d’une coalition armée constituée, menée par l’Arabie Saoudite et enlisée au Yémen depuis mars 2015. De même qu’il a adhéré à cette fantomatique coalition de 34 pays musulmans formée toujours par la monarchie saoudite, en décembre de la même année, pour «lutter contre le terrorisme».
Par contre les relations entre Alger et Riyad ne sont pas au beau fixe. L’Algérie refuse que ses troupes participent à une action armée hors des frontières nationales et se défend, par conséquent, de faire partie d’une coalition militaire. Ce que Riyad fait semblant de ne pas comprendre. De plus, la chute drastique des prix du brut depuis mi-2014, provoquée essentiellement par l’Arabie Saoudite, est très mal perçue à Alger dont les recettes budgétaires dépendent pour une large part des hydrocarbures. Depuis, les relations bilatérales sont tendues et la visite de l’envoyé spécial du président algérien, le ministre d’Etat, Tayeb Belaïz, à Riyad au début du mois d’avril 2016, n’a pas permis de les améliorer. Les pays du Golfe entendent-ils faire payer à Alger le prix de son indépendance ? Cela semble être la véritable raison de la brouille. La complexité du conflit du Sahara occidental serait-elle une des conséquences de la tension entre Rabat et Alger ?
D’abord, rappelons que cette tension n’est pas la conséquence de l’irruption du conflit du Sahara occidental, elle lui est antérieure. De plus, le Maroc considère que la question sahraouie, depuis la «récupération des provinces du Sud», ne relève pas d’un processus de la décolonisation d’un territoire non autonome, mais d’une crise créée par l’Algérie et que le conflit n’oppose pas le Maroc aux Sahraouis, mais à l’Algérie. Ce que récusent Alger et le Front Polisario, à l’évidence.
M. Z.
(A suivre)

Biblio-Web-graphie
1- http://www.tsa-algerie.com «Le Maroc fait reculer Ban Ki Moon» 29.03.2016
2- http://www.tsa-algerie.com «Maroc : manifestations d’ampleur contre Ban Ki- moon» par Rafik Aiouaz- 13.03.2016
3- http://www.tsa-algerie.com «Le Maroc rejette les regrets de Ban Ki-moon» 29.03.
4- http://www.lesafriques.com/actualite/ Sahara : l’inacceptable élargissement de la mission de la Minurso» Par Jawad Kerdoudj président de l’I.M.R.I -23.04.2016
5- -http://www.maghress.com/fr/liberation «le rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara met à nu un parti-pris flagrant»- 21-04-2016
6-http ://www.lopinion.ma/def/asp ? codelangue=23info «résolution du Conseil de sécurité sur la question du Sahara» par Jamal Hajjam- 01-05-2016
7- http://Int.ma/minurso-le-maroc-se-declare-satisfait-de-la-decision-onusienne
8-http:// http://www.tsa-algerie.com/20160429/contres abstentions a dit quoi au Conseil de sécurité.
9- http://www.mae.gov.dz/news article/4017.aspx Communiqué du ministère des Affaires étrangères sur la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental
10-http://www.tsa-algerie.com «l’inquiétude implication de l’Arabie Saoudite dans le conflit au Sahara occidental» 9.3.2016 Par Yacine Babouche.
11-http://polisario-confidentiel.com/1462 le sommet Maroc-CCG inquiéte Alger-plus que le polisario.html
12-http://aujourdhui.ma/actualite/Sahara marocain – les monarchies du Golfe réitérent leur soutien.
13-http://www.algeriepatriotique.com/article/le CCG et le Maroc créent un syndicat des monarchies et se liguent contre le peuple sahraoui.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2016/05/25/article.php?sid=196819&cid=41