Décolonisation du Sahara Occidental : Faire avancer le processus

Le Maroc a essayé, au tout début, de poser des conditions en prélude à son adhésion à l’UA, auxquelles il a fini par renoncer pour signer l’acte constitutif sans réserve aucune, ce qui dénote le souci du Maroc d’adhérer, coûte que coûte, à cette instance continentale.

D.R

Le peuple sahraoui demeure résolument attaché à la réalisation du processus de décolonisation sur son territoire occupé, notamment après l’adhésion du Maroc à l’Union africaine (UA) et les engagements qui en découleront en matière de respect du règlement de l’Organisation et des libertés des peuples africains. Pendant plus de 40 ans d’occupation du Sahara occidental et plus de 25 ans depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu entre les deux parties en conflit (Front Polisario et Maroc), devant initialement sous-tendre le processus de règlement pacifique sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU), «le peuple sahraoui n’a encore vu aucun signal du côté marocain, pour mettre un terme à son occupation du territoire du Sahara occidental», a affirmé le délégué du Front Polisario auprès de l’ONU, Ahmed Boukhari.

Le responsable au Front Polisario, représentant unique du peuple sahraoui, a indiqué que l’adhésion du Maroc à UA « pourrait être une opportunité pour résoudre le conflit du Sahara occidental, pour peu que Rabat ne joue pas à un jeu trouble et douteux », d’autant plus, a-t-il dit, que cette adhésion a été faite sur la base de son approbation de la charte de l’UA qu’il a signée. Il doit par conséquent, respecter son engagement. D’autre part, le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Ould Salek, a précisé que « le Maroc, en signant l’Acte constitutif de l’Union africaine, a officiellement reconnu ses frontières internationales », à savoir celles n’incluant pas le Sahara occidental. « Si l’occupant marocain ne venait pas à respecter ses engagements, il se retrouvera face à une situation inextricable et un isolement au double plan africain et mondial tant les fondements sur lesquels a été créée l’organisation continentale reposent sur la libération du continent, la décolonisation et l’interdiction de tout accaparement des terres par la force », a-t-il encore souligné. Dans l’expectative du respect des engagements pris par le Maroc, « l’Union africaine reste le garant principal, aux côtés des Nations unies, de l’application du plan de règlement sans cesse bloqué par le régime marocain », a poursuivi le chef de la diplomatie sahraouie qui estime que l’adhésion du Maroc à l’Union l’« oblige pragmatiquement » à adhérer aux démarches des deux organisations africaine et onusienne quant au règlement du conflit au Sahara occidental.

Mise en garde contre toute manœuvre non conforme à la Charte de l’UA

Se basant sur les antécédents de l’occupant, M. Boukhari remet en doute l’« honnêteté » et la « franchise » du Maroc, évoquant même des « intentions non avouées ». Il a relevé à ce propos, que « le peuple sahraoui n’a jamais fait confiance à l’occupant », mettant en garde contre « toute éventuelle stratégie marocaine non conforme à la Charte de l’UA », notamment à son article 4. L’article 4 de la Charte de l’UA considère que les frontières des Etats membres sont celles acquises le jour de l’accession à l’indépendance. Celles du Maroc datent de 1956, ce qui exclue clairement les territoires du Sahara occidental de son autorité. « Agir autrement signifierait que le Maroc a induit en erreur les membres de l’Union africaine qui doivent rester vigilants en s’assurant que l’indépendance du Sahara occidental ne soit pas balayée sous le tapis de l’opportunisme politique et de la tromperie », a-t-il renchéri. Par ailleurs, le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a appelé les Nations unies, en général, et le Conseil de sécurité tout particulièrement, à « assumer leurs responsabilités et exercer des pressions sur le Maroc pour l’amener à se conformer aux décisions onusiennes visant l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
En attendant cela, ils sont tenus d’accomplir leur mission d’obliger le Maroc à respecter les clauses de l’accord de cessez-le-feu et la reprise immédiate de l’action de la MINURSO », a-t-il encore martelé. Selon le président sahraoui, l’application de la légalité internationale concernant le conflit au Sahara occidental constitue un « objectif stratégique » pour la partie sahraouie sur la scène africaine, et ce partant de la Charte et décisions onusiennes et africaines afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et de parachever la souveraineté de l’Etat sahraoui sur la totalité de ses terres. « Il s’agit là d’un fait établi et immuable indépendamment de l’adhésion du Maroc », a-t-il déclaré.
Dernière colonie d’Afrique, le Sahara occidental — occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France — fait actuellement l’objet d’un processus de décolonisation sous l’égide des Nations unies et de l’Union africaine sur la base d’un accord de cessez-le-feu signé par les deux parties en conflit.

Le Maroc a besoin de l’UA et non l’inverse

Des experts et spécialistes en droit et relations internationales ont affirmé que le Maroc a besoin de l’Union africaine (UA) pour son poids et son influence sur la scène internationale, au moment où il se trouvait confiné dans un isolement international du fait de l’obstination dont il a fait montre tout au long du processus de règlement politique du conflit au Sahara occidental. L’UA a été fondée sur des principes intrinsèques que sont l’identité des peuples africains et l’histoire de leur lutte, indiquent ces experts. A cet égard, l’enseignant à l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques, Mohamed Saïd Mekki, estime que le Maroc a tout fait pour réintégrer l’UA, en raison de sa position de plus en plus vulnérable au plan international, notamment en ce qui concerne le conflit au Sahara occidental. « Cette adhésion est tout a fait ordinaire pour des considérations géographiques », a-t-il ajouté.
« La question du Sahara occidental suscite un intérêt international croissant », a estimé l’expert, soulignant que « toutes les organisations régionales et internationales de par le monde ont pris conscience de la justesse de la lutte sahraouie. Ainsi, le Maroc se retrouve isolé et contraint à recourir à l’UA, dont l’influence sur la scène internationale est de plus en plus renforcée ». Le Maroc est confronté aujourd’hui à « une nouvelle épreuve » a même de tester son souci de respecter les décisions de l’UA, qui œuvre en étroite coordination avec l’ONU et son Conseil de sécurité, « d’autant que Rabat a signé l’acte constitutif de l’UA dont les clauses ne s’inscrivent pas en droite ligne avec la Constitution marocaine qui consacre ‘‘l’occupation du Sahara occidental’’». M. Mekki a rappelé la décision de la Cour de justice de l’UE (CJUE) portant annulation de l’accord avec le Maroc concernant les produits agricoles et de pêche provenant des territoires sahraouis occupés, outre la révision des accords signés entre le Maroc et d’autres pays et la mauvaise impression laissée par le Maroc, suite aux tensions récentes avec l’ONU et les membres de la Minurso.

Trouver une solution pacifique  et diplomatique au conflit

« Le Maroc a pris conscience désormais que son retrait de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), il y a 32 ans, était une erreur qu’il fallait absolument corriger », a affirmé l’enseignant de sciences politiques à l’université de Mostaganem et spécialiste en études africaines et stratégiques, Absir Ahmed Taleb, ajoutant que « Le Maroc a compris qu’il ne pouvait plus agir indépendamment de cette structure continentale, désormais plus influente à l’échelle internationale ». « C’est le Maroc qui a besoin de l’UA et non l’inverse », a-t-il ajouté.
Le Maroc a essayé, au tout début, de poser des conditions en prélude à son adhésion à l’UA, auxquelles il a fini par renoncer pour signer l’acte constitutif sans réserve aucune, « ce qui dénote le souci du Maroc d’adhérer, coûte que coûte, à cette instance continentale », a-t-il précisé. L’adhésion du Maroc à l’UA pourrait s’inscrire dans le cadre des efforts visant à trouver une solution pacifique et diplomatique au conflit sahraoui, à la faveur d’une action commune avec l’ONU en charge de ce dossier, a ajouté l’intervenant.
Il a relevé « un consensus » au sein de l’UA autour des principes communs entre peuples africains, à savoir le rejet du colonialisme et la consécration du développement global, affirmant que l’organisation panafricaine « est plus mûre et consciente des enjeux et défis à relever au niveau interne, mais aussi sur la scène internationale ».

Adoption des textes de l’UA, une reconnaissance de la République sahraouie

Du point de vue juridique, M. Lenouar Fayçal, enseignant en droit international à la faculté de droit Alger I a souligné que l’adoption de l’acte constitutif de l’UA était une sorte de reconnaissance de la République sahraouie, membre fondateur de l’UA.
Il a, par ailleurs, relevé l’existence d’une contradiction entre le contenu des statuts de l’UA et la Constitution marocaine, estimant que cette contradiction ne pouvait impacter les actions de l’UA du fait que son action est régie par l’acte constitutif et, par conséquent, le Maroc est contraint à respecter les dispositions de cette loi, placée au dessus de sa Constitution interne. Selon M. Lenouar, l’adhésion du Maroc à l’UA a eu lieu conformément aux dispositions de l’acte constitutif de l’UA, notamment celles relatives au respect des frontières établies depuis l’indépendance et au respect et à la défense des pays membres de l’organisation africaine, y compris la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en tant que membre fondateur à part entière. Le spécialiste a précisé que le principe de suprématie des accords et des conventions internationaux sur les règlements intérieurs est un principe international reconnu par la Constitution marocaine.
De ce fait, les déclarations de non-reconnaissance théorique de la RASD peuvent constituer une ‘‘violation’’ de l’acte constitutif de l’UA et de la Constitution marocaine qui reconnaît la suprématie des conventions internationales sur tous les documents législatifs intérieurs du pays. L’expert en droit international a rappelé que la RASD était considérée en vertu du droit international comme un « Etat à part entière sous occupation » soumise au processus de décolonisation sous l’égide de l’ONU.

L’Izquierda unida appelle à une solution politique

Le représentant du parti politique espagnol, Izquierda unida (gauche unifiée), de la ville de Huelva, Rafael Sanchez Rufo, a appelé à « une solution politique au Sahara occidental qui devrait aboutir à son indépendance et à mettre fin aux drames et aux souffrances humanitaires que vivent les réfugiés sahraouis ».
Le responsable a déclaré dans une conférence de presse qu’il a animée suite au lancement d’une campagne de collecte d’aides humanitaires dans cette ville espagnole au profit des réfugiés sahraouis que « plus de 200.000 Sahraouis vivent depuis plus de 40 ans dans des conditions difficiles, dans les camps » ajoutant que « la répression marocaine continue jusqu’à l’heure actuelle, et les Sahraouis subissent toutes formes de violations de leurs droits les plus fondamentaux ».
Sanchez Rufo a par ailleurs réitéré le soutien de son parti au peuple sahraoui non pas seulement pour cette campagne de solidarité qui permet de collecter des produits de première nécessité et les envoyer aux réfugiés sahraouis mais nous exigeons, a-t-il dit « qu’une solution politique soit trouvée une fois pour toutes, après tant d’années de souffrance et de répression, pour que ce peuple parvient à son droit légitime qu’est l’indépendance ». Pour sa part, Luis Cruz, le président de l’association de Huelva, amie avec le peuple sahraoui a souligné que « le peuple sahraoui, a non seulement besoin des aides humanitaires mais a aussi besoin d’un soutien politique fort qui lui permettra d’aspirer à son indépendance». (APS)

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Le Maroc tient toujours à sa politique d’occupation du Sahara occidental – International – El Watan

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Taille du texte normaleLe peuple sahraoui n’a encore vu aucun signal du côté marocain pour mettre un terme à son occupation du territoire du Sahara occidental, a déclaré le délégué auprès de l’Onu du Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui, Ahmed Boukhari, à la télévision britannique, la BBC, citée hier par l’APS.

«Nous n’avons pas encore vu, de la part du Maroc, des déclarations publiques encourageantes qui pourraient indiquer la volonté de Rabat de mettre un terme au conflit au Sahara occidental l’opposant au Polisario», a souligné A. Boukhari. Pourtant, a-t-il dit, l’adhésion du Maroc à l’Union africaine (UA) pourrait être «une opportunité» pour résoudre le conflit du Sahara occidental, pour peu que Rabat ne joue pas à un jeu «trouble» et «douteux». Se basant sur les antécédents de l’occupant, le représentant sahraoui remet en doute l’«honnêteté» et la «franchise» du Maroc, évoquant même des «intentions non avouées» de ce pays nouvellement arrivé au sein de l’UA. Il a précisé que le peuple sahraoui n’a jamais fait confiance à l’occupant, mettant en garde contre toute éventuelle stratégie marocaine non conforme à la Charte de l’UA, notamment à son article 4 concernant directement le peuple du Sahara occidental. Article qui stipule que les frontières des Etats membres sont celles acquises le jour de l’accession à l’indépendance.

Celles du Maroc datent de 1956, ce qui exclut clairement les territoires du Sahara occidental de son autorité. «Nous allons suivre de près toute déclaration ainsi que tout mouvement politique et diplomatique du Maroc. S’il s’avère qu’il cache des intentions de trahison, les Etats membres de l’UA ne l’accepteront pas», a relevé le représentant du Polisario. Il a expliqué que l’adhésion du Maroc a été faite sur la base de son approbation de la Charte de l’UA qu’il a signée, et il doit par conséquent, respecter son engagement. «A la base, tous les chefs d’Etat africains étaient unanimes à dire qu’être membre c’est accepter la Charte. Ne pas respecter cette Charte a des conséquences politiques, et c’est aussi trahir tous les Etats membres de l’Union», a-t-il affirmé.

Pourtant, il estime qu’avec le Maroc au sein de l’UA, «des contacts et des négociations pourraient être engagés pour des perspectives et des solutions» au conflit du Sahara occidental. Ahmed Boukhari a observé aussi que l’adhésion du Maroc pourrait permettre une coopération «plus active entre l’UA et l’ONU, en vue d’accélérer la mise en œuvre du plan de paix, élaboré conjointement par les deux organisations». Le représentant du Polisario a relevé, par ailleurs, que les Sahraouis n’étaient pas contre l’admission du Maroc à l’UA, et ont juste posé la condition qu’il accepte la Charte sans aucune condition de sa part. Il a également exprimé sa confiance en le nouveau secrétaire général de l’ONU, souhaitant qu’il soit «épargné de la stratégie de l’intimidation exercée auparavant par le Maroc sur Ban ki-moon».

Le 21 décembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a reconnu que la présence marocaine au Sahara occidental est «illégale du moment qu’il s’agit d’un territoire distinct et séparé du territoire du Maroc, réaffirment ainsi, le sens de l’article 4 de la Charte de l’UA», a rappelé A. Boukhari à la BBC. Il a conclu que «la balle est dans la camp marocain» pour prouver sa bonne intention à résoudre, dans la légalité, le conflit du Sahara occidental en respectant l’indépendance et l’intégrité territoriale de ce pays qu’il colonise depuis 1975, avec le soutien de la France.

A rappeler que l’Intergroupe sur le Sahara occidental au Parlement européen s’adressera prochainement à la Commission européenne pour demander l’application «effective» de l’arrêt de la CJUE «sans tergiversation ni détour politiques», a déclaré vendredi le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Mohamed Sidati.

«L’Intergroupe s’adressera à l’UE pour demander l’élaboration d’une feuille de route qui permette l’application effective de l’arrêt de la Cour, sans tergiversation ni détour politiques», a indiqué le responsable sahraoui. Selon ce dernier, l’Intergroupe, qui a tenu mercredi dernier à Strasbourg sa première réunion de l’année 2017 à laquelle ont participé les nouveaux députés qui ont rejoint l’Intergroupe récemment, a souligné que la récente jurisprudence de la CJUE qui exclut définitivement le territoire du Sahara occidental du champ d’application des accords d’association et de libéralisation conclus entre l’UE et le Maroc, reconnaît «sans aucune ambiguïté» au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination et à la souveraineté permanente sur ses ressources naturelles comme énoncé par la Charte des Nations unies. M. Sidati a appelé l’UE à se rapprocher du Front Polisario pour engager des négociations «franches» et trouver un accord afin de rendre légale la présence des entreprises européennes au Sahara occidental car «aucune activité n’est possible sans le consentement du Front Polisario». «Après cet arrêt de la CJUE, les entreprises européennes n’ont plus aucun cadre juridique pour rester au Sahara occidental», a-t-il rappelé. Il a mis l’accent, dans ce contexte, sur la nécessité que l’UE œuvre pour qu’il y ait «une solution juste» au conflit au Sahara occidental, mettant en garde contre «l’accroissement des tensions» dans la région qui pourraient se répercuter sur l’Europe.   Le représentant sahraoui, qui a saisi l’occasion de cette réunion de l’Intergroupe pour informer ses membres des récents développements au Sahara occidental, a souligné devant les membres de l’Intergroupe que le Maroc, en adhérant à l’UA, se retrouve dans l’obligation de «respecter les fondements de l’UA contenus dans son Acte constitutif». L’Intergroupe, a-t-il poursuivi, a dénoncé la situation d’oppression et de répression imposée par le Maroc au Sahara occidental. «Se référant au procès du groupe de Gdeim Izik, l’Intergroupe a exigé la libération des 21 prisonniers politiques sahraouis concernés, et la fin de la parodie du procès en cours contre eux», a-t-il ajouté.

Le ministre sahraoui a indiqué, à ce titre, que des actions seront entreprises en direction des institutions européennes, afin de les sensibiliser sur la nécessité «urgente» de soutenir les efforts de l’ONU pour que le peuple sahraoui puisse exercer enfin son droit inaliénable à l’autodétermination. Et d’observer : «Les eurodéputés de l’Intergroupe ont montré une grande détermination et beaucoup d’enthousiasme pour agir en soutien du peuple sahraoui.»

Rédaction internationale

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Boukhari à la BBC : Le peuple sahraoui n’a jamais fait confiance à l’occupant

Le peuple sahraoui n’a encore vu aucun signal du côté marocain pour mettre un terme à son occupation du territoire du Sahara occidental, a déclaré le délégué auprès de l’Onu du Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui, Ahmed Boukhari, à la télévision britannique, la BBC.
“Nous n’avons pas encore vu, de la part du Maroc, des déclarations publiques encourageantes qui pourraient indiquer la volonté de Rabat de mettre un terme au conflit au Sahara occidental l’opposant au Polisario”, a souligné M. Boukhari.
Pourtant, a-t-il dit, l’adhésion du Maroc à l’Union Africaine (UA) pourrait être »une opportunité» pour résoudre le conflit du Sahara occidental, pour peu que Rabat ne joue pas à un jeu »trouble» et »douteux».
Se basant sur les antécédents de l’occupant, M. Boukhari remet en doute l»’honnêteté» et la  »franchise» du Maroc, évoquant même des »intentions non avouées» de ce pays nouvellement arrivé au sein de l’UA.
Il a précisé que le peuple sahraoui n’a jamais fait confiance à l’occupant, mettant en garde contre toute éventuelle stratégie marocaine non conforme à la charte de l’UA, notamment à son article 4 concernant directement le peuple du Sahara occidental.
L’article 4 de la Charte de l’UA considère que les frontières des Etats membres sont celles acquises le jour de l’accession à l’indépendance. Celles du Maroc datent de 1956, ce qui exclut clairement les territoires du Sahara occidental de son autorité.
»Nous allons suivre de près toute déclaration ainsi que tout mouvement politique et diplomatique du Maroc. S’il s’avère qu’il cache des intentions de trahison, les Etats membres de l’UA ne l’accepteront pas», a relevé le représentant du Polisario.
M. Boukhari a encore expliqué que l’adhésion du Maroc a été faite sur la base de son approbation de la Charte de l’UA qu’il a signé, et il doit par conséquent, respecter son engagement.
»A la base, tous les chefs d’Etats africains étaient unanimes à dire qu’être membre c’est accepter la charte. Ne pas respecter cette charte a des conséquences politiques, et c’est aussi trahir tous les Etats membres de l’Union», a-t-il affirmé.
Pourtant, il estime qu’avec le Maroc au sein de l’UA, »des contacts et des négociations pourraient être engagés pour des perspectives et des solutions» au conflit du Sahara occidental.
M. Boukhari pense aussi que l’adhésion du Maroc  pourrait permettre une coopération »plus active entre l’UA et l’ONU, en vue d’accélérer la mise en œuvre du Plan de Paix, élaboré conjointement par les deux organisations».
Le représentant du Polisario a relevé, par ailleurs, que les Sahraouis n’étaient pas contre l’admission du Maroc à l’UA, et ont juste posé la condition qu’il accepte la charte sans aucune condition de sa part. Il a également exprimé sa confiance en le nouveau Secrétaire général de l’ONU, souhaitant qu’il soit » épargné de la stratégie de l’intimidation exercée auparavant par le Maroc sur Ban ki moon».
Le 21 décembre 2016, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a reconnu que la présence marocaine au Sahara occidental est »illégale du moment qu’il s’agit d’un Territoire distinct et séparé du Territoire du Maroc, réaffirment ainsi, le sens de l’article 4 de la Charte de l’UA», a rappelé M. Boukhari à la BBC.
Il a conclu que »la balle est dans la camp marocain» pour prouver sa bonne intention à résoudre, dans la légalité, le conflit du Sahara occidental en respectant l’indépendance et l’intégrité territoriale de ce pays qu’il colonise depuis 1975, avec le soutien de la France.
Samia S.

 

Boukhari à la BBC : Le peuple sahraoui n’a jamais fait confiance à l’occupant

Le compte Twitter de Chris Coleman, de nouveau suspendu — Solidarité Maroc التضامن المغرب

Le compte Twitter du cyber-activiste Chris Coleman a été de nouveau suspendu. Preuve qu’il a été visé par le Makhzen marocain.Les plaintes du Makhzen cachent mal les soucis que Coleman provoque au sein de l’appareil politique du Maroc.Bien que les Marocains aient essayé de minimiser l’impact de sa réapparition sous prétexte que les documents…

a través de Le compte Twitter de Chris Coleman, de nouveau suspendu — Solidarité Maroc التضامن المغرب

Los susurros de Leyuad >> Y… ¿dónde queda el Sáhara? >> Blogs EL PAÍS / por Ahmed Mohamed Fadel, Rubio.

Mujer_saharaui

La abuela me habla con voz pausada, las manos trémulas aferrándose a la melfha1. Me recita los versos que le habían dedicado sus pretendientes en la badia2, “en los tiempos de paz, alegría y felicidad”, precisa.

La abuela no sabe contar los años, nunca aprendió a contarlos ni le interesa, dice que los años son para vivir los que te tocan, rico o pobre, eso no te da más años, porque tendrás solo los que te han sido adjudicados.

Según mis cálculos la abuela ronda los ochenta y dos. Me recita con su cálida voz, cargada de tiempo, todos los versos que le dedicaron cuando tenía diecisiete años.

Los mozos hacían un duelo poético por ella, legtaa3, ninguno de ellos tenía que salir de la temática del primer verso, ni cambiar de estilo ni de género. Sus risueños ojos se llenan de luces de recuerdos, gesticula con las manos y sonríe, deleitándose con recuerdos del ayer.

Finalmente, hablando de Tiris, tierra de poetas, donde se apaga la noche con relatos y se despierta al día con poesía, la abuela me dice: “No es más feliz quien más tiene, sino quien menos necesita”.

1 Manto de fina tela de colores con que se cubren las mujeres saharauis y mauritanas.
2 Lugar de acampada de nómadas en lugares del desierto que se han llenado de pasto tras las lluvias.
3 Una especie de duelo poético, de carácter épico o lírico. Un poeta lanza un verso breve con la intención de que otro poeta lo continúe. Y así, poco a poco, se va construyendo un poema con muchas voces.

Origen: Los susurros de Leyuad >> Y… ¿dónde queda el Sáhara? >> Blogs EL PAÍS

Siemens CEO ignore les souhaits des Saharawis lors de l’ AGM — Solidarité Maroc التضامن المغرب

La surveillance des ressources du Sahara occidental a été évoquée lors de la réunion annuelle des actionnaires de Siemens, à Munich, 1 février 2017.

Le discours ci-dessous a été prononcé par la surveillance des ressources du Sahara Occidental :
Pendant quatre décennies, le Maroc a maintenu le territoire du Sahara Occidental sous occupation étrangère.
Aucun État dans le monde ne reconnaît la revendication du Maroc sur le Sahara Occidental. L’ONU a condamné l’invasion du Maroc. La Cour internationale de justice a déclaré que le Maroc n’avait pas de droits sur cette terre.
La moitié des personnes du territoire s’est enfuie après l’occupation. Plus d’une centaine de résolutions de l’Onu appellent le droit à l’autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental.

Siemens a l’air de ne pas être préoccupé au sujet des droits des habitants du Sahara Occidental, et signe les accords de construction d’éoliennes au Sahara Occidental avec le mauvais gouvernement, c’est-à-dire son partenaire d’affaires qui appartient à la famille royale au Maroc.


Notre Association a, à mainte reprise, a demandé à Siemens ce qu’elle a fait pour rechercher le consentement du peuple du Sahara occidental – lorsqu’il s’agit de sa terre.

Siemens n’a jamais répondu à cette question, et maintient qu’elle contribue à la mise en valeur du territoire. Mais cela ne répond pas à la question que nous posons- ni la question que nous posons au peuple sahraoui et aux réfugiés.

Siemens éoliennes offre aujourd’hui 95 % de l’énergie nécessaire pour que le gouvernement marocain exploite son industrie minière dans le Sahara Occidental, un secteur largement établi par les investisseurs internationaux pour violer l’éthique de base. Le Secrétaire Général de l’Association Sahraouis locale pour la protection des ressources naturelles au Sahara Occidental passe sa vie dans une prison marocaine pour avoir protesté contre ce pillage. Siemens est aujourd’hui moralement, financièrement, politiquement, en soutien à l’occupation marocaine. Sur son site web, Siemens utilise même les étiquettes du Sahara Occidental dans le cadre du Maroc.

L’an dernier la cour de justice de l’UE a traité la question des opérations de L’Union européenne au Sahara Occidental. Le jugement de décembre est clair. Le Sahara Occidental est fondamentalement distinct et séparé du Maroc. Le Maroc n’a pas le droit d’entrer dans les affaires du Sahara Occidental sans recourir à l’opinion de l’organe représentatif du peuple du Sahara Occidental. Sur la base de ce jugement, il n’y a pas d’autre moyen de décrire les accords avec le gouvernement du Maroc dans le Sahara occidental que comme «illégaux».

Il est difficile de le souligner assez clairement. Siemens court un réel risque financier. Ces accords avec le gouvernement marocain sont nuls et sans valeur, car signés avec le mauvais gouvernement.

Nous vous invitons tous ici aujourd’hui à étudier le jugement de la cour de justice de l’Union Européenne. Sans le consentement de l’organe représentatif du Sahara Occidental, une société viole les principes de base de la loi.
Il s’agit là d’une question de droits de l’homme et de la diligence voulue. Il ne suffit pas pour Siemens pour dire qu’il soutient les droits de l’homme. Il doit montrer cela dans la pratique. Dans le Sahara Occidental, cela signifie que les personnes ont le droit de décider sur leur propre territoire.

Nous avons deux questions à concernant Siemens :
Premièrement, pourquoi Siemens refuse-T-il de demander le consentement du peuple du Sahara Occidental ?

Deuxièmement, étant donné que Siemens refuse de solliciter le consentement du peuple du territoire : comment la Siemens prend-elle actuellement le risque de sanctions juridiques du corps représentatif du peuple du Sahara Occidental ?

a través de Siemens CEO ignore les souhaits des Saharawis lors de l’ AGM — Solidarité Maroc التضامن المغرب

En el Dia de las madres saharauis: las mujeres saharauis llaman a un mayor apoyo a los presos políticos saharauis | Sahara Press Service

Chahid El hafed(Campamentos de Refugiados  Saharauis),18/02/17(SPS)-. (SPS)-. Las  madres, hermanas y esposas de los presos políticos saharauis han llamado a un mayor apoyo en su lucha por la libertad de los presos saharauis con motivo de  la Marcha Mundial de las Mujeres en el marco de la Jornada  de solidaridad con las mujeres saharauis.

Las mujeres saharauis han pedido en una declaración dada a conocer hoy  con motivo del Día Nacional de la madre saharaui que se celebra el  18 de febrero y la Jornada de solidaridad Mundial con  las mujeres saharauis que se celebra el  13 de febrero incrementar la solidaridad y el apoyo a los presos políticos saharauis  y exigir que se pongan en libertad sin condiciones.

La declaración condena  los métodos de represión y las graves violaciones de  los derechos humanos del estado marroquí y  agrega, «La ocupación manipula nuestros hijos,los detienen a pulso de armas” ,mediante el uso de la fuerza, reciben malos tratos, son torturados constantemente y llevados a juicios farsa.

Las madres, hermanas y esposas de los presos políticos saharauis han condenado asimismo la difícil situación en que viven los presos saharauis dentro de las cárceles marroquíes.SPS

Origen: En el Dia de las madres saharauis: las mujeres saharauis llaman a un mayor apoyo a los presos políticos saharauis | Sahara Press Service

El Intergrupo parlamentario sobre el Sáhara Occidental quiere una aplicación efectiva y no tergiversada de la sentencia del TJUE | Sahara Press Service

BRUSELAS,18/02/17(SPS)-. El Intergrupo sobre el Sáhara Occidental en el Parlamento Europeo hablará en breve a la Comisión Europea para solicitar la aplicación «efectiva» de la sentencia del Tribunal de Justicia de la Unión Europea (UE) «sin tergiversaciones ni desvíos políticos «, dijo el viernes el ministro Delegado para Europa, Mohamed Sidati.

El Intergrupo se dirigirá a la UE para solicitar el desarrollo de un plan de trabajo que permita  la aplicación efectiva de la sentencia del Tribunal, sin tergiversaciones  ni desvíos políticos «, dijo Sidati a la agencia argelina ,APS.

En la sentencia dictada el 21 de diciembre, el Tribunal de Justicia llegó a la conclusión de que los acuerdos de asociación y  liberalización entre la UE y Marruecos no son aplicables al  Sáhara Occidental, dado el estatuto de «separado y distinto» garantizado para el territorio de Sáhara occidental por  la Carta de las Naciones Unidas y el principio de la libre determinación.

Según Sidati,el  Intergrupo que llevó a cabo el pasado miércoles en Estrasburgo su primera reunión de 2017, señaló que la reciente jurisprudencia del TJCE que excluía de forma permanente el territorio del Sahara occidental del ámbito de los acuerdos de asociación y la liberalización entre la UE y Marruecos, reconoce «de forma inequívoca» el  derecho del pueblo saharaui a la libre determinación y la soberanía permanente sobre sus recursos naturales según  lo estipulado por la Carta de las Naciones Unidas.

Reafirmando la determinación de las autoridades saharauis para obtener la ejecución de la sentencia del Tribunal de Justicia, Sidati pidió a la UE acercarse al Frente Polisario a entablar conversaciones «francas» y estar  de acuerdo para hacer legal la presencia de las empresas europeas en el  Sahara occidental ya que «ninguna actividad es posible sin el consentimiento del Frente Polisario».

«Después de esta sentencia del TJCE, las empresas europeas ya no tienen ningún marco legal para permanecer en el Sahara Occidental», recordó. Hizo hincapié, en este contexto en la necesidad de que la UE trabaje  desde allí «una solución justa» al conflicto en el Sahara Occidental y advirtió contra el «aumento de  tensiones» en la región lo que podría afectar a Europa.

Sidati que tuvo la oportunidad de estar en la  reunión del Intergrupo para informar a sus miembros sobre los últimos acontecimientos en el Sahara Occidental, dijo que la adhesión de Marruecos  a la Unión Africana (UA) debe reflejar su compromiso  de «respetar los fundamentos de la UA contenidos en su Constitución.»

El Intergrupo, continuó, ha denunciado la situación de la opresión y la represión impuesta por Marruecos en el Sahara Occidental.

Con respecto al grupo de Gdeim Izik, el Intergrupo ha exigido la liberación de 21 presos políticos saharauis y que se ponga fin  al juicio farsa contra ellos .

El ministro saharaui, dijo, por esta razón, se deben tomar  medidas al  respecto en  las instituciones europeas  para crear conciencia sobre la «urgente» necesidad de apoyar los esfuerzos de las Naciones Unidas para  que el pueblo saharaui, finalmente, pueden ejercer su derecho inalienable a la libre determinación.

El «Intergrupo de eurodiputados han mostrado una gran determinación y entusiasmo para actuar en apoyo del pueblo saharaui», agregó.SPS

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Origen: El Intergrupo parlamentario sobre el Sáhara Occidental quiere una aplicación efectiva y no tergiversada de la sentencia del TJUE | Sahara Press Service

El presidente Brahim Gali pide al CS asumir sus responsabilidades en la aplicación del plan de arreglo de la ONU | Sahara Press Service

Chahid El hafed (Campamentos de Refugiados Saharauis), 18/02/17(SPS)-.  El Presidente de la República y  Secretario General del Frente POLISARIO, Sr. Brahim Gali, instó al Consejo de Seguridad de la ONU a que asuma sus responsabilidades en  la aplicación del plan de arreglo de las Naciones Unidas en el Sahara Occidental.

Gali  expresó la esperanza de que el Consejo de Seguridad apoye  la MINURSO para llevar a cabo sus tareas y asumir sus responsabilidades en la organización de un referéndum de autodeterminación del pueblo saharaui.

Sobre el papel del Secretario General de la ONU y la posición del Frente Polisario, el Sr. Brahim Gali expresó su confianza en que el Sr. Antonio Guterres acelere los esfuerzos de las Naciones Unidas en la descolonización del Sahara Occidental.

El Presidente de la República en una entrevista con la televisión argelina, subrayó   que la construcción de un estado saharaui independiente contribuirá al logro  y establecimiento de la seguridad y la estabilidad en la región.SPS

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Origen: El presidente Brahim Gali pide al CS asumir sus responsabilidades en la aplicación del plan de arreglo de la ONU | Sahara Press Service

El ingreso de Marruecos en la UA es un reconocimiento tácito a la República Saharaui(Presidente de la República) | Sahara Press Service

Chahid El hafed(Campamentos de Refugiados  Saharauis),18/02/17(SPS)-.  El Presidente de la República, Secretario General del Frente POLISARIO, Sr. Brahim Gali considera que el ingreso Marruecos en  la Unión Africana es un reconocimiento  tácito a la República Árabe Saharaui Democrática.

El mandatario saharaui afirmó en una entrevista concedida a  la televisión argelina, que Marruecos está obligado a cumplir con  el Acta Constitutiva de la Unión Africana y debe declarar con claridad sus fronteras reconocidas  internacionalmente.

El Presidente de la República indicó  que si Marruecos muestra seriedad y sinceras  intenciones por el bien de áfrica ,esto va a incrementar la fuerza del continente africano y su desarrollo.

Por otra parte, el Sr. Brahim Gali, hizo un llamado al  pueblo saharaui a continuar la lucha hasta lograr la  deseada independencia.SPS

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Origen: El ingreso de Marruecos en la UA es un reconocimiento tácito a la República Saharaui(Presidente de la República) | Sahara Press Service

El representante del POLISARIO en la ONU afirma que el ingreso de Marruecos en la UA podría abrir mayores oportunidades para la solución de la cuestión del Sahara Occidental | Sahara Press Service

Nueva York (Naciones Unidas),17/02/17(SPS)-. El representante del POLISARIO ante la ONU, Ahmed Bujari  afirmó  que si Marruecos hace  honor a la verdad como lo requiere su ingreso en  la Unión Africana ,la solución del conflicto del Sahara Occidental se hace posible porque el problema fundamental llegó debido a la falta de  compromiso de Marruecos del  principio de no comprometer las fronteras como lo eran cuando se produjo la Declaración de la Independencia, como se estipula en el punto N ° 4 de la Constitución de la UA, en declaraciones a la prensa de la ONU difundidas por AL- QUDS AL- ARABI.

Si Marruecos no tiene  intención  de cumplir con la Carta de la Unión , los jefes de Estados de la UA  deberán asumir la responsabilidad y enfrentar el desafío,indicó Bujari según la misma fuente.

Dijo que «Marruecos debe adherirse a la posición de la Unión Africana en la realización del proceso de descolonización. Si Marruecos actúa  fuera de este enfoque ,ha engañado a la Unión Africana y los miembros de la Unión y la comunidad internacional deben asegurarse firmemente que la independencia del Sahara Occidental no se descuida ni por  oportunismo político y el engaño. »

En respuesta a una pregunta de «Al Quds Al Arabi» sobre el ingreso de Marruecos a la Unión Africana y si Marruecos podrá trabajar para  la expulsión de la República Saharaui de  la UA, Bujari afirma:  «como se sabe, la Unión Africana reconoce la República Saharaui como  miembro  pleno de la Unión. Marruecos no puede ,incluso ,imposible de cancelar la membresía de la RASD. Así que los Estados miembros pueden intervenir para encontrar un ambiente más positivo para la realización del proceso político con el fin de encontrar una solución al conflicto ».

El  respuesta a una pregunta sobre el mecanismo de solución del conflicto, el representante del Frente Polisario dijo que cuando Mauritania ingresó como miembro de la Organización de la Unidad Africana en 1964, Marruecos se retiró  durante seis meses y luego regresó a la organización y tuvieron que transcurrir  unos diez años para reconocer formalmente la independencia de Mauritania, lo que significa que  existe un precedente para la presencia de miembros de la organización que  no se reconocen entre sí, y luego resuelven  las cosas más adelante. SPS

Origen: El representante del POLISARIO en la ONU afirma que el ingreso de Marruecos en la UA podría abrir mayores oportunidades para la solución de la cuestión del Sahara Occidental | Sahara Press Service

L’Expression – Le Quotidien – Le Maroc sera-t-il rappelé à l’ordre?

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SE PENCHE SUR LA QUESTION SAHRAOUIE

Pour une solution politique juste, durable, qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental

La réunion est programmée le 22 février alors que la composante de la Mission des Nations unies pour le Sahara occidental (Minurso), expulsée sur décision du souverain marocain, n’a toujours pas été pleinement rétablie.

Premier rendez-vous de l’année 2017 pour faire le point sur le conflit du Sahara occidental. Il intervient au moment où le roi du Maroc est en vadrouille en Afrique tandis que son pays traverse une crise politique larvée: les islamistes qui ont remporté les élections législatives d’octobre 2016 ne parviennent pas à former un nouveau gouvernement. Peu importe apparemment. Mohammed VI en monarque absolu tient la baraque. Il peut donc parader, faire la fête et même faire croire à son peuple qu’il le fait en terrain conquis. Il lui faudra remettre les pieds sur terre malgré lui. Les choses sérieuses commencent. Le Conseil de sécurité se penche sur la question sahraouie. La réunion est programmée pour le 22 février alors que la composante de la Mission des Nations unies pour le Sahara occidental (Minurso) expulsée sur décision du souverain marocain n’a toujours pas été pleinement rétablie. L’Organe exécutif de l’Organisation des Nations unies qui est chargé du maintien de la paix dans le monde a vainement lancé un appel en ce sens. Il a été relayé par les Etats-Unis qui ont soumis au Conseil de sécurité un projet de résolution sur le Sahara occidental qui exige «le rétablissement immédiat» des activités de la Minurso et le retour de son personnel civil expulsé par le Maroc. Le ministère britannique des Affaires étrangères a abondé dans le même sens. L’ambassadeur de la mission britannique à l’ONU, Matthew Rycroft, a exhorté le Maroc à coopérer avec l’ONU à même de permettre le retour effectif et total de la Minurso et s’est prononcé en faveur d’une solution politique durable et mutuellement acceptable pour le Sahara occidental, qui prévoit l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. L’Union européenne a, de son côté, réitéré son soutien aux efforts déployés par le secrétaire général des Nations unies pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes de la Charte des Nations unies tout en soulignant qu’elle «soutient la Minurso et son important mandat». Le souverain chérifien fait la sourde oreille et met le dossier sahraoui dans l’impasse. «Le processus de paix a été miné, et la Minurso a été l’une des victimes» de ce blocage a déclaré, le 16 février, le représentant du Front Polisario auprès de l’Organisation des Nations unies. Ahmed Boukhari a saisi l’occasion pour lancer un appel au nouveau secrétaire général des Nations unies, Antonio Guteress, pour «s’engager le plutôt possible dans le règlement de ce conflit afin de garantir le respect des résolutions de l’ONU et de sa mission pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso)». Il aura très probablement fort à faire. Le pouvoir marocain a radicalisé sa position vis-à-vis du conflit qui l’oppose au Front Polisario et ne montre aucun signe qui puisse indiquer qu’il a l’intention de céder ne serait-ce qu’un pouce des territoires qu’il a annexés en 1975. Ce que stipule l’Acte constitutif de l’Union africaine à laquelle vient d’adhérer le Maroc. Le Maroc ne «reconnaîtra jamais» la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), a déclaré à la presse le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères. «Le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle continentale ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara», a ajouté Nacer Bourita qui a qualifié la République sahraouie d’ «entité fantoche» dans un entretien publié le 5 février par le site d’info en ligne Le Desk. Que peut-on espérer de telles déclarations qui reflètent à la virgule près la position du trône alaouite par rapport à la question sahraouie? «J’espère que si le Maroc est prêt et qu’il ne s’adonne pas à un jeu à travers un agenda caché avec son adhésion à l’Union africaine (UA), cela peut contribuer à revigorer le processus de paix au niveau des Nations unies» a estimé Ahmed Boukhari, représentant du Polisario auprès des Nations unies. Tout indique pourtant que l’adhésion du royaume à l’UA n’est qu’un plan échafaudé par Mohammed VI pour en éjecter la Rasd et prendre sa revanche sur la sortie «déshonorante» de son pays de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en 1984.

Origen: L’Expression – Le Quotidien – Le Maroc sera-t-il rappelé à l’ordre?