2016 : résumé des nouvelles #saharaoccidental en 10 faits historiques — Solidarité Maroc التضامن المغرب

1. Le au revoir de Mohamed Abdelaziz, un moment historique
2. Ban ki-Moon visite les territoires libérés de la rasd, reconnaissant de facto la réalité de la rasd
3. Le Peuple Sahraoui élit Brahim Gali lors du XVème Congrès du f. Polisario, un congrès d’unité
4. Victoire historique du peuple sahraoui dans les juridictions de L’Union Européenne, qui reconnaissent que le Maroc occupe illégalement le Sahara occidental
5. La situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental : L’absence de respect des droits de l’homme, de prisonniers politiques, le procès de Gdeim Izik illégal , le rôle de la femme sahraouie dans la lutte pacifique…
6. Les dures conditions de vie dans les camps, aggravées au cours de cette année par des inondations, des phénomènes climatiques défavorables et la diminution de l’aide humanitaire des agences internationales
7. La continuité des vacances dans la paix, l’axe de la solidarité des peuples de l’Etat espagnol avec le Sahara occidental
8. Actions du mouvement solidaire de l’Etat espagnol avec des campagnes constantes de solidarité avec le peuple sahraoui : grève de la faim des prisonniers gdim gdeim, référendum au plus vite, #españanodescoloniza, manifestation de novembre…
9. Solidarité avec le peuple sahraoui dans de nombreux pays d’Amérique latine
10. Perspective 2017 : la bataille de l’ua avec l’intention du Maroc de déplacer le conflit provoqué par son occupation du Sahara Occidental de l’ONU et l’UE à l’UA
https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2016/12/31/resumen-noticias-2016-saharaoccidental/

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¿Existe realmente una justicia internacional? — LIBRES OPINION(E)S

por Mah Iahdih Nan Hace 41 años el tribunal internacional de la haya, exactamente el 16 de Octubre de 1975, le dio la razón al pueblo Saharaui al sentenciar literalmente “que no existe ni ha existido ningún tipo de vinculo de soberanía entre el Sahara Occidental (antiguo Sahara Español), el Reino de Marruecos y el…

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La cause sahraouie en 2016: victoires multidimensionnelles, échec répétées des manoeuvres de l’occupant marocain | Sahara Press Service

Alger, 1 jan 2017 (SPS) La cause sahraouie a enregistré nombre de victoires en 2016 sur les plans diplomatique, politique et juridique, faisant échec aux manœuvres orchestrées par l’occupant marocain qui poursuit, vainement, ses actions contre le peuple sahraoui en vue l'»égaliser la spoliation d’un territoire» appartenant à un peuple jouissant de tous les fondements nécessaires pour un Etat.

Ces réalisations «historiques» du peuple sahraoui ont été obtenues grâce à la poursuite d’une lutte, depuis plus de 40 ans, pour l’indépendance et à l’autodétermination conformément à la légalité internationale et la légitimité d’un combat.

A cela s’ajoutent l’appui international aussi bien institutionnel qu’associatif qui s’incarne à travers notamment la position du Secrétariat général des Nations unies, les décisions de la justice européenne et le soutien indéfectible de l’Union africaine (UA) en faveur du peuple sahraoui, dont le seul représentant légitime en l’occurrence le Front Polisario.

La justesse du combat du peuple sahraoui s’est, en outre, traduite notamment par le dernier camouflet essuyé par Rabat, suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La décision de la Cour a conclu que les accords d’association et de libéralisation entre l’UE et les autorités marocaines ne sont pas applicables au Sahara occidental et que le Maroc est un pays colonisateur.

Cela dit, n'»est que justice rendue au peuple sahraoui et c’est une nouvelle page qui s’ouvre pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination», lit-on à travers une série de réactions rendues publiques dans le sillage de ce verdict.

Cela s’ajoute à une autre déconvenue ayant frappé le Maroc, lorsque le Comité de l’ONU contre la torture l’avait condamné pour de multiples violations de la Convention contre la torture, dénonçant la «torture pendant l’arrestation, l’interrogatoire et la détention du militant sahraoui Naâma Asfari».

Mais le combat du peuple sahraoui a atteint son apogée avec la visite inédite et historique, en mars 2016, du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans la région. M. Ban avait démontré sa volonté, malgré les obstacles érigés par le Maroc, qui avait refusé «de rencontrer Ban Ki-moon».

Le 4e Sommet Monde arabe-Afrique, qui s’était tenu en novembre de la même année à Malabo, a été également témoin de l’isolement total du Maroc sur le plan africain, mais a permis, en revanche, au Front Polisario de sortir renforcé par les soutiens dont ont fait preuve les pays africains.

 

-Elan de solidarité sur fond de campagne pour le référendum-

L’année 2016 a été également marquée par un élan de solidarité exprimé par le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui via une pétition lancée à l’échelle européenne, voire mondiale, pour demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’organiser, avant la fin 2017, le référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui.

Dans un appel intitulé «Sahara Occidental-Référendum maintenant», les initiateurs ont souligné que le peuple sahraoui doit pouvoir jouir pleinement de son droit à disposer de lui-même, conformément aux résolutions des Nations unies et à son droit de vivre indépendant sur son territoire.

En attendant de décider de la suite à donner à cette initiative, les signatures colletées, jointes à la demande ont été soumises au Conseil de sécurité de l’ONU en septembre dernier.

 

-Les Sahraouis prêts pour la période post-coloniale-

Au niveau interne, la scène politique sahraouie a vécu en 2016 une activité intense notamment sur le plan institutionnel. Un constat qui témoigne de la maturité et l’esprit de responsabilité enregistrés parmi les Sahraouis désormais prêts à aborder la période post-coloniale en toute assurance.

Ainsi, suite au décès de l’ancien président de la RASD, et SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, les responsables sahraouis ont notamment tenu le Congrès extraordinaire du Front Polisario, un événement qui a connu une forte présence de délégations étrangères, et dont les travaux ont été sanctionnés par l’élection de Brahim Ghali à la tête de la République sahraouie.

Comme à l’accoutumée, les Sahraouis ont affiché une détermination et une volonté à gérer la période post-coloniale, une ère qui sera menée et assurée par les compétences locales sur tout le territoire national sahraoui.

Proclamé le 27 février 1976 par le Front Polisario à Bir Lehlou au lendemain du départ du dernier soldat espagnol du territoire sahraoui, la RASD ne cesse, en effet, de réaliser des succès sur la scène internationale et attire de plus en plus de soutien à sa cause juste.

Cette campagne d’adhésion se traduit soit par la poursuite de sa reconnaissance par des Etats, l’élan de solidarité pour la protection et le respect des droits de l’Homme dans les territoires occupés et la lutte continue mené par le Front Polisario, pour la protection des richesses sahraouies illégalement exploitées par l’occupant marocain.

Par ailleurs, plusieurs actions sont menées à travers le monde pour exiger du Conseil de sécurité de l’ONU l’organisation du référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui.(SPS)

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Le nouveau SG de l’ONU Antonio Guterres appelle à faire de 2017 «une année pour la paix» | Sahara Press Service

New York (Etats-Unis), 1 jan 2017 (SPS) Le nouveau secrétaire général des Nations unies, M. Antonio Guterres, a appelé dès sa prise de fonctions à la tête de l’ONU dimanche à New York, à faire de 2017 «une année pour la paix», au moment où des millions d’êtres humains «souffrent énormément dans des guerres interminables».

Dans un message adressé à l’occasion de sa première journée en tant que secrétaire général de l’ONU et qui coïncide avec le Nouvel An, M. Gutteres a déclaré: «En ce jour de l’An, je vous demande à tous de prendre avec moi cette résolution: Engageons nous à faire de la paix notre priorité absolue».

«Faisons de 2017 l’année où nous tous -citoyens, gouvernement et dirigeants- aurons tout fait pour surmonter nos différences. Faisons de 2017 une année pour la paix», a préconisé le successeur de Ban Ki-moon avant d’ajouter: «La paix doit être notre objectif et notre guide».

Par ailleurs, le nouveau patron de l’ONU a appelé à venir en aide à des millions d’êtres humains «pris au piège de conflits et qui souffrent énormément dans des guerres interminables».

«Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants et des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible», a-t-il regretté.

«Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant: tout le monde est perdant. Des milliards de dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération. Des régions entières sont déstabilisées», a également déploré M. Guterres qui a averti dans son message que «la nouvelle menace du terrorisme global plane sur nous tous».

De ce fait, le diplomate portugais a appelé aussi à «la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quels que soient les clivages politiques…Des cessez-le-feu sur le champ de bataille aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques».

«Tout ce que nous valorisons en tant que famille humaine: la dignité et l’espoir, le progrès et la prospérité, dépend de la paix. Mais la paix dépend de nous. Engagez-vous à mes côtés au service de la paix jour après jour», a conclu le 9e secrétaire général de l’ONU.

Avant son élection à la tête des Nations unies, M. Guterres, 67 ans, a été Haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés de juin 2005 à décembre 2015.

Son mandat à la tête de l’un des principaux organismes humanitaires du monde a été marqué par les vagues de déplacement sans précédent ces dernières années.

Les conflits en Syrie et en Irak et les crises qui secouent le Soudan du Sud, la République centrafricaine et le Yémen ont obligé le HCR à multiplier ses activités alors que le nombre de déplacés ayant fui les conflits ou les persécutions passait de 38 millions en 2005 à plus de 60 millions en 2015.

Ayant vu souffrir les êtres humains les plus vulnérables de la planète, dans des camps de réfugiés et dans des zones de conflit, le nouveau secrétaire général de l’ONU est résolu à mettre la dignité humaine au coeur de son action, à se faire l’agent de la paix, à bâtir des passerelles et à promouvoir la réforme et l’innovation.

Outre la fonction de Haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, M. Guterres a occupé plusieurs postes au service de l’Etat et dans la fonction publique dont celui de Premier ministre du Portugal de 1995 à 2002. (SPS)

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UJSARIO Secretary General receives representatives of Spanish youth organizations | Sahara Press Service

Shaheed El-Hafed (refugee camps) Jan 1, 2017 (SPS) –Secretary-General of  the Youth Union (UJSARIO) Zain Sid-Ahmed received Saturday a youth delegation representing  Spanish  provinces of Madrid, Valencia , Asturias and Murcia.

The meeting focused on ways to strengthen the bonds of joint work between the Sahrawi youth and their Spanish counterparts, as well as sensitize the Spanish youth on the Sahrawi issue, especially at universities

Spanish youth delegation’s visit aims at finding out closely about the reality of Sahrawi refugees especially the youth, where they were received by UJSARIO officials. (SPS)

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Une délégation de la jeunesse espagnole entame une visite aux camps de réfugiés sahraouis | Sahara Press Service

Chahid El Hafed, 01 jan 2017 (SPS) Le secrétaire général de l’Union de la jeunesse (UJSARIO), Zain Sid-Ahmed, a reçu samedi une délégation des de la jeunesse espagnole en visite aux camps de réfugiés sahraouis.
 La visite de la délégation a pour objetif de voir de près la réalité dans la quelle se trouve les réfugies sahraouis, notamment la jeunesse, discuter des voies et  moyens pour renforcer les relations d’amitié et de coopération liant  les deux organisations sahraouie et espagnole et la sensibilisation en Espagne sur la question du Sahara occidental.
Le SG de l’UJSARIO a saisi cette occasion pour informer la délégation espagnole de la situation de la jeunesse sahraouie et de derniers développements de la cause sahraouie, notamment l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne excluant le Sahara occidental des accords  avec le Maroc et les violations marocaines des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

M. Zain Sid-Ahmed a également appelé la jeunesse espagnole à exercer des pressions sur l’Etat espagnol afin d’assumer ses responsabilités historique  et juridique envers le peuple sahraoui en parachevant le processus de décolonisation afin de corriger ses erreurs du passé.(SPS)

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#SaharaOccidental – El Guarguarat: l’armée de la RASD hisse le drapeau sahraoui sur la côte atlantique — freedomsupport

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Après avoir entamé des poses sur la côte atlantique, l’armée sahraouie vient de franchir une nouvelle étape qui va sans doute attirer les foudres de l’occupant marocain. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux (voir ci-dessous), des membres de l’armée sahraouie en faction à la région de El Guarguarat ont hissé au cours […]

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2016 : Resumen noticias #SaharaOccidental en 10 hechos históricos

Moroccan forces intervene “violently” against Saharawi citizens in El-Aaiun | Sahara Press Service

El-Aaiun (Occupied Territories), Dec 31, 2016 (SPS) – Formations of the Moroccan occupying forces intervene Thursday violently against Saharawi peaceful demonstrators, according to Sahrawi human rights sources.

The Sahrawi demonstrators took to the street of Skeikima to demand the right of the Saharawi people to self-determination and independence as well as respect of human rights in the occupied territories of Western Sahara, where the Moroccan forces of occupation intervened violently against them, threatening them and breaking into several of their homes.

Coinciding with the trial of Saharawi political prisoners, Gdeim Izik group, in the Moroccan city of Salé, the Moroccan occupation increased its fierce attack and suppression against Saharawi peaceful demonstrators in the occupied territories of Western Sahara and southern Morocco. (SPS)

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RASD Le peuple sahraoui perd son leader, Mohamed Abdelaziz | Le courrier d’Álgerie

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RASD Le peuple sahraoui perd son leader, Mohamed Abdelaziz / Le courrier ‘Álgerie

L’année qui s’achève a marqué, par un tragique et pénible évènement, le peuple sahraoui, ses représentants et dirigeants du Front Polisario et des institutions de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Le décès, en effet, le 31 mai dernier, du vaillant combattant et dirigeant de la cause sahraouie, le martyr Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Front Polisario et président de la Rasd, autant il a bouleversé le peuple sahraoui, cet évènement tragique a été tout autant une étape de renouvellement de l’engagement et de l’affermissement de la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat jusqu’à mettre fin à la colonisation marocaine des territoires du Sahara occidental. Alors que les autorités coloniales marocaines espéraient voir le souffle du combat des Sahraouis s’estomper, avec et après le décès du défunt martyr, le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, la monarchie marocaine a vite fait de se rendre compte, que son rêve ne dépassait pas le seuil de ses palais. La mobilisation du peuple sahraoui a montré, outre la place qu’occupait le défunt martyr, le président sahraoui Mohamed Abdelaziz, auprès de son peuple et aussi dans le monde entier, dès que la nouvelle de son décès a été annoncée, par le secrétariat national du Front Polisario. Les Sahraouis des camps des réfugiés, ceux des territoires libérés du Sahara occidental où des territoires sahraouis encore sous occupation marocaine et la diaspora sahraouie à travers le monde, peinés par la perte d’un de leur premiers leaders dans le déclenchement de leur lutte nationale contre le colonialisme espagnol puis marocain, dès 1975, lui ont rendu un vibrant hommage, renouvelant le serment de poursuivre leur combat jusqu’à l’indépendance. Et c’est aussi à travers le déferlement des messages de marque de respect et d’émotions, à travers le monde, de chefs d’Etat, de responsables d’institutions continentales et internationales où de représentants d’Ongs, de syndicats et d’associations des différentes régions du monde, que Rabat a été rappelé à l’ordre. Et c’est dans la peine et la douleur mais aussi en puisant dans sa mémoire collective et son processus historique dans son combat libérateur et les luttes des peuples d’Afrique contre la colonisation, que le peuple sahraoui a réussi, lors du congrès extraordinaire du Font Polisario, juillet dernier, à relever le défi par l’élection de l’ex-ministre sahraoui de la défense du nouveau secrétaire général du Front Polisario, président de la Rasd, Brahim Ghali.

Le système colonial marocain sur le banc des accusés à l’UE
Sorti plus renforcé par la douloureuse épreuve, qu’il vient de vivre en cette année qui s’achève, suite à la perte, fin mai dernier, du défunt martyr le vaillant combattant Mohamed Abdelaziz, le peuple sahraoui a réussi dans son combat libérateur, à enregistrer des victoires politico-diplomatiques et de surcroit juridiques mettant fortement à mal le système colonial marocain au Sahara occidental ainsi que ses soutiens, principalement la France . Le Maroc a été débouté, dans un espace, qu’il pensait acquis à sa politique coloniale au Sahara occidental. Pensant que le rôle important et le poids lourd de la France et les lobbies pro-Israël au sein de l’Union européenne (UE) allaient réussir à consacrer la primauté de la réalpolitik dans les institutions de l’UE sur la force du droit et de la légalité internationale. L’arrêt de la Cour européenne de justice qui a rejeté dans sa décision la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et donc les accords de libre échange entre le Maroc et l’UE sont applicables uniquement sur le territoire marocain reconnu par les Nations unies, a aussi, faut –il le noter, réitéré sa reconnaissance du Front Polisario comme seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui. L’année qui s’écoule a vu la cause sahraouie triompher au sein des institutions de l’UE, et de surcroît celle de sa justice. Ce qui devrait l’amener à revoir sa décision d’adhérer à l’UA, adhésion qui ne peut se faire sans se conformer à la légalité internationale et au respect des principes de la Charte et des textes des statuts de l’UA, dont principalement le respect des frontières héritées du colonialisme
Karima Bennour

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Moroccan regime responsible for tension in Guerguerat, says Sahrawi Prime Minister | Sahara Press Service

Nouakchott, Dec 30, 2016 (SPS) – Sahrawi Prime Minister Abdelkader Taleb Omar attributed to the Moroccan regime the responsibility for the tension in the region of Guerguerat in the south of Western Saharan, affirming that the Polisario Front decided to send troops to put an end to Morocco’s attempts to encroach upon the border strip with Mauritania.

In an interview granted to the Mauritanian new agency «Alakhbar,” Taleb Omar attributed to the Moroccan regime the responsibility for the tension in Guerguerat following the violation of the ceasefire agreement concluded with Western Sahara under the aegis of the United Nations, underlining that “the Polisario Front sent its troops to the region after informing the United Nations Mission for the Referendum in Western Sahara (MINURSO), which was unable to stop the new manoeuvres of the Moroccan regime aimed at changing things by exerting pressure and imposing the fait accompli in the city of Lagouira.”

“This crisis started when the Moroccan regime encroached upon the border strip with Mauritania by asphalting a road extending to the Mauritanian borders,” said the Sahrawi Prime Minister, adding that the Moroccan regime “had the intention to set up barbed wires to isolate this region to the Atlantic coasts.”

In a reply to a question on what was said by the secretary general of the Moroccan party Istiqlal who said that “Mauritania is a Moroccan land,” Taleb Omar underlined that “this statement cannot be dissociated from the development of the situation in Gueguerat,” “as it cannot be dissociated from the policy of the use of force, verbal violence and blackmail, which led the Sahrawi government to denounce and refuse the expansionist policy of the Moroccan regime.” (SPS)

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President of Republic oversees closing of annual conference on foreign relations | Sahara Press Service

Hussein Tamek Complex (Shaheed El-Hafed), Dec 31, 2016 (SPS) – President 0f Republic, Secretary-General of the Polisario Front, Brahim Ghali, oversaw Saturday evening the closing of the work of the annual conference of foreign relations, in the presence of members of the National Secretariat of the Polisario Front, the SADR government and diplomatic corps.

The President of the Republic highlighted in his speech that this year has been marked by the important victory achieved by the Sahrawi issue on the legal judicial front at the level of the European Court of Justice, which supported the arsenal of international resolutions affirming that Morocco has no sovereignty of over Western Sahara, making its presence just illegal military occupation, and strengthened the position of the Polisario Front  as the legitimate representative of the Sahrawi people alone.

Such a resolution must be supported by intensive and comprehensive diplomatic and sensitizing action, with all the actors, allies and friends to stop looting our riches and prosecution of those countries, companies and individuals involved.

The work of the annual conference of foreign relations held December 27-30, where several important lectures were presented by international experts and senior officials in the state as well as the setting up a strategy and prospects for the year 2017. (SPS)

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Origen: President of Republic oversees closing of annual conference on foreign relations | Sahara Press Service

Sahara-Occidental : Le Maroc remonte sur le ring africain – Libération

Est-ce la fin d’une bouderie diplomatique qui dure depuis trente-deux ans ? Le 12 novembre 1984 à Addis-Abeba (Ethiopie), au cours du 20e sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le Maroc annonçait sa décision de quitter l’institution pour protester contre l’arrivée d’une délégation de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd). Ce même jour, l’Etat autoproclamé en 1976 par le Front Polisario siégea en effet pour la première fois en tant que membre de plein droit de l’OUA. Un affront insupportable pour Rabat, qui considère depuis toujours les 266 000 km2 du Sahara-Occidental, ancienne colonie espagnole, comme une partie de son territoire national historique et contrôle aujourd’hui 80 % de sa superficie.

Le Sahara occidentalLe 30 janvier prochain, après une parenthèse de trois décennies, le royaume chérifien pourrait se rasseoir à la grande table de l’OUA, devenue en 2002 l’Union africaine (UA). Mohammed VI a en effet annoncé cet été sa volonté que le Maroc réintègre «sa place naturelle».«Après réflexion, il nous est apparu évident que, quand un corps est malade, il est mieux soigné de l’intérieur que de l’extérieur», a expliqué le monarque, égratignant au passage l’institution panafricaine tout en prenant acte de l’échec de la politique de la chaise vide.

«Dans leur recherche d’une issue au conflit du Sahara, les Marocains se sont rendu compte de l’utilité de l’UA. Par le passé, en 1963, la guerre des sables entre le Maroc à l’Algérie avait trouvé un dénouement grâce à la médiation de l’OUA, analyse Khadija Mohsen-Finan, politologue à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Ça finit par desservir le Maroc d’être en dehors de l’organisation. Rabat a longtemps cru que le soutien de la France et des Etats-Unis lui suffirait, mais ça a été une erreur stratégique.» La République arabe sahraouie démocratique n’est pas reconnue par l’ONU, ni par l’Union européenne, ni par aucun pays membre du Conseil de sécurité. Seule l’UA s’obstine à considérer la Rasd comme un Etat à part entière. En soutien à la lutte du Front Polisario pour «le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara-Occidental» et, historiquement, par solidarité anticoloniale.

L’Algérie, parrain assumé du Front Polisario, est bien sûr le fer de lance de cette bataille contre son vieux rival marocain, avec deux autres poids lourds du continent, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Les camps de réfugiés sahraouis, oubliés dans le désert de Tindouf depuis quatre décennies, comptent environ 150 000 personnes, selon les autorités algériennes. Le conflit entre les deux voisins a conduit à la fermeture de leur frontière commune, en 1994, et paralyse depuis toute tentative de construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

«Le Maroc est géographiquement enfermé au fond du monde arabe, décrit Pierre Vermeren, lui aussi chercheur à Paris-I. Jusque-là, il se tournait plutôt vers l’Europe. Or, depuis la crise économique de 2008, cette voie-là est bouchée. Rabat a compris que désormais, les marchés sont au Sud. Il y consacre 10 % à 15 % de son commerce extérieur, mais c’est un chiffre en forte croissance.» Mohammed VI, qui a accédé au trône en 1999, a conçu et piloté ce virage diplomatique. «Nous ne sommes ni totalement arabes, ni totalement méditerranéens, ni totalement africains, commente Khalid Chegraoui, de l’Institut des affaires africaines de Rabat. Il y a un nouvel équilibre à trouver. Le roi a exploré des pistes diplomatiques inédites, il a même visité des pays qui reconnaissent la Rasd, ce qui était impensable auparavant.»

Coup de maître

La demande officielle de réintégration de l’UA, déposée le 22 septembre, a été précédée d’une tournée royale très remarquée sur le continent. Notamment en Afrique de l’Est et en Afrique centrale (Rwanda, Tanzanie, Ethiopie, Zambie, Nigeria), loin de son aire d’influence habituelle, l’Afrique de l’Ouest francophone. C’est l’une des lignes de faille de la géopolitique souterraine de l’Union africaine : les pays anglophones sont quasiment tous des défenseurs de la Rasd. Si le souverain marocain aura bien du mal à les convaincre de renoncer à reconnaître l’Etat sahraoui, il peut en revanche tenter d’arracher, a minima, leur neutralité sur certains votes cruciaux de l’institution.

Car personne n’est dupe. Le retour du Maroc au sein de l’UA va soudainement réchauffer le vieux dossier gelé du Sahara-Occidental. Chaque camp recompte donc ses soutiens en prévision des luttes à venir. Dans l’enceinte de l’institution panafricaine, chaque pays dispose d’une voix. Or l’aura des piliers de l’UA – l’Algérie, l’Afrique du Sud – a bien pâli. Une nouvelle génération, qui n’a pas connu les luttes d’indépendance africaines, émerge, oublieuse des références héroïques des débuts de l’OUA. La diplomatie moderne, extrêmement active, de Mohammed VI, a commencé à faire bouger les lignes. Le roi a fait de l’économie, de l’écologie et de l’islam – en tant que Commandeur des croyants, il a une influence traditionnelle sur une partie de l’Afrique de l’Ouest – ses principaux vecteurs de pénétration du continent.

«Le Libyen Kadhafi est mort, l’Algérien Bouteflika est fossilisé, le Sud-Africain Zuma est empêtré dans des affaires de corruption, relève Khalid Chegraoui. Bien sûr que le Maroc apparaît maintenant en position de force.» D’autant que la chute des prix du pétrole a tari les pétrodollars de l’Algérie ou du Nigeria, les privant d’un autre levier d’influence sur les pays africains. A l’inverse, «dans le secteur bancaire, dans l’agroalimentaire ou dans le BTP», Rabat a des ambitions et «les moyens de se développer», note Pierre Vermeren. «Le Maroc a des produits et des ingénieurs à exporter, or il ne peut pas les envoyer en Europe, poursuit Khadija Mohsen-Finan. Il y a des marchés à prendre en Afrique, et Rabat en profite pour renouer avec une tradition millénaire d’influence économique et religieuse dans la région.»

En théorie, rien ne peut barrer la route du retour du Maroc dans l’UA. D’après l’article 29 de son Acte constitutif, «l’admission [d’un nouvel Etat] est décidée à la majorité simple des Etats membres». Soit 28 pays. Or 28 pays membres de l’UA ont déposé une motion, lors du précédent sommet, en juillet, «saluant la décision du royaume du Maroc d’intégrer l’UA» et décidant «d’agir en vue de la suspension prochaine de la Rasd des activités de l’UA». Un coup de maître pour la diplomatie marocaine, un coup de tonnerre pour le Front Polisario.

Pourtant, cinq mois plus tard, une certaine nervosité s’est installée. Les juristes de l’instance panafricaine débattent toujours des conditions précises d’adhésion du Maroc, et certains – à commencer par le conseiller juridique de l’UA – suggèrent que celle-ci doit être sanctionnée par un vote de la Conférence de l’Union africaine, comme prévu par l’article 9 de l’Acte constitutif. Or la Conférence «prend ses décisions à la majorité des deux tiers». Ce qui changerait la donne pour Rabat. Car 36 voix, et non plus 28, seraient dès lors nécessaires. L’adhésion resterait toutefois à portée de la diplomatie marocaine, estiment les observateurs. Par ailleurs, Rabat accuse la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, de faire volontairement traîner la procédure.

Dans tous les cas de figure, le Maroc ne peut pas conditionner son retour à l’expulsion de la Rasd : les deux mécanismes sont dissociés. D’ailleurs, à ce jour, l’UA ne prévoit que deux formes d’exclusion d’un Etat membre : ou bien le retrait volontaire (comme pour le Maroc en 1984) ou bien la suspension quand un «gouvernement accède au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels». Rabat pourrait donc rejoindre l’Union africaine… sans obtenir le départ de la Rasd. Soit un retour en arrière de trente-deux ans.

«Entité fantoche»

«C’est finalement assez maladroit : le Maroc a voulu consacrer son retour en Afrique par un siège à l’UA, mais cela pourrait se transformer en piège», juge Pierre Vermeren. Comment imaginer, en effet, Rabat siéger aux côtés de la Rasd à Addis-Abeba ? Le contentieux du Sahara est un totem intouchable, un enjeu de fierté nationale, et le royaume refuse tout contact avec ce qu’elle nomme la «pseudo-Rasd». Le 23 novembre, les diplomates marocains ont ainsi claqué la porte du sommet Afrique-Monde arabe, à Malabo, en Guinée-Equatoriale, «à cause de la présence de l’emblème d’une entité fantoche [un drapeau de la Rasd, ndlr]dans les salles de réunions». L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le sultanat d’Oman, la Jordanie, le Yémen et la Somalie lui ont emboîté le pas, ruinant la réunion internationale.

«Malabo a prouvé que le Maroc ne respecte pas les règles du jeu, attaque le représentant du Front Polisario à Paris, Oubi Bouchraya. Nous-mêmes, nous n’avons pas de problème avec son retour au sein de l’UA. Mais il risque de transformer les sommets de l’UA en bagarre perpétuelle sur le Sahara. Je ne crois pas que l’organisation, qui reste majoritairement solidaire de la Rasd, ait très envie de prendre ce risque.» Certes, ces dernières années, le Maroc a convaincu une poignée d’Etats de s’aligner sur ses positions et gagné un peu de marge, mais insuffisamment pour bousculer les grands équilibres de l’UA. «En réalité, le royaume n’avait pas besoin de conditionner son retour au départ de la Rasd, ajoute Khadija Mohsen-Finan. Sur le terrain, le Front Polisario est affaibli. Le mouvement clame toujours «l’autodétermination ou la mort», mais s’est coupé de beaucoup de Sahraouis, plus pragmatiques, qui seraient prêts à négocier une autonomie du territoire [à l’intérieur du Maroc, ndlr] à condition qu’ils puissent mettre en avant leur identité, disposer de leurs ressources, et être représentés par des Sahraouis élus et non choisis par Rabat. Il faut que les deux protagonistes puissent dessiner ensemble les contours de cette autonomie, pour qu’aucun ne soit considéré comme vaincu. Seule cette solution a une chance d’aboutir.» Seulement, cette solution requiert au préalable une décrispation des acteurs. Or le drôle de retour du Maroc à l’UA semble pour l’instant bien contre-productif, tant il rend nerveux les diplomates africains.

 

Le royaume chérifien, qui boudait depuis plus de trente ans l’Union africaine en raison de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique, pourrait réintégrer l’organisation le 30 janvier. Mohammed VI a récemment multiplié ses déplacements sur le continent, espérant rallier de nouveaux pays à sa cause.

Les 40 déplacements de Mohammed VI sur le continent. BIG 

Origen: Sahara-Occidental : Le Maroc remonte sur le ring africain – Libération