Le Maroc et le Polisario sur le pied de guerre à Guerguerat | TSA Tout sur l’Álgerie | Par Ignacio Cembrero

Le jour, une poignée de casques bleus de la Minurso (contingent des Nations unies au Sahara occidental) s’interposent entre les gendarmes marocains et les hommes en armes du Front Polisario distants de 120 mètres. La nuit, plus personne ne sépare les deux groupes armés qui se font face depuis bientôt quatre mois à Guerguerat, à l’extrême Sud du Sahara occidental dans un no man’s land d’à peu près cinq kilomètres entre le mur militaire marocain et la frontière de la Mauritanie.

Depuis le cessez-le feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, qui se disputent cette ancienne colonie espagnole, jamais la tension n’a été aussi vive entre les deux adversaires, ni le risque d’une reprise des hostilités aussi élevé.

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Acte 1 : les Marocains franchissent le mur à Guerguerat

L’histoire commence le 14 août 2016 quand des hommes du génie civil marocain escortés par des gendarmes franchissent le mur à Guerguerat et commencent à goudronner la piste, par où circulent des camions, qui mène à la douane mauritanienne. Dix jours plus tard, la wilaya de Dakhla confirme l’opération entreprise par le Maroc visant « à garantir la sûreté et la sécurité des usagers de cet axe routier (…) ». Dans un communiqué, elle précise aussi qu’il s’agit de « nettoyer » la zone et de « mettre fin aux activités de contrebande ».

Le Polisario frappe alors à toutes les portes, celle de la Minurso et de Christopher Ross, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, pour leur demander de stopper le goudronnage qu’il considère comme une violation de l’accord du cessez-le feu de 1991. Ce dernier interdit toute activité militaire dans cette zone. Il espère que la Minurso va réagir comme elle le fit il y a 15 ans en arrêtant un projet similaire du Maroc. Il n’en sera rien.

Les indépendantistes sahraouis soupçonnent le Maroc de chercher, à travers le goudronnage, à asseoir son emprise sur cette zone qu’ils considèrent comme faisant partie des « territoires libérés ». L’absence d’autorités dans cette frange saharienne a permis que s’y développent toutes sortes de trafics.

Le précédent Lagouira

Rabat n’en est pas à son premier coup à Guerguerat. Elle a déjà tenté, d’après des sources diplomatiques arabes non marocaines, de mettre la main, en décembre de 2015, sur la bourgade abandonnée de Lagouira, située à l’extrême Sud du Sahara occidental et à quelques encablures de Nouadhibou, la deuxième ville de Mauritanie.

En effet, le 12 décembre 2015, trois « poids lourds » marocains -le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, le chef du service secret (DGED), Yassine Mansouri et le commandant de la zone Sud, le général Bouchaib Arroub- rendent visite à Nouakchott au président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz.

Leur but était de convaincre Abdelaziz de remettre Lagouira au Maroc. Après tout, cet ancien village de pêcheurs avait déjà été sous contrôle marocain depuis l’annexion, par Rabat en 1979, de la partie mauritanienne du Sahara occidental, jusqu’en 1989. Le roi Hassan II avait alors cédé aux supplications du président Maaouiya Ould Sid Ahmed Taya pour que les Marocains se retirent provisoirement de la ville et éloignent ainsi la guerre de Nouadhibou d’où partent les exportations mauritaniennes.

La rencontre de Nouakchott, en décembre 2015, n’a pas dû bien se passer. Quelques jours après sa tenue, les Mauritaniens ont hissé leur drapeau dans la bourgade et des patrouilles militaires ont circulé dans les ruelles désertes. Rabat protesta en janvier 2016 et le chargé d’affaires mauritanien fut convoqué au ministère des Affaires étrangères, selon le quotidien marocain Akhbar al Yaoum.

Acte 2 : le Polisario prend l’initiative sur le terrain

Le deuxième épisode de cette affaire semble se jouer maintenant à Guerguerat. La Minurso fit la sourde oreille aux appels du Polisario. Farhan Haq, porte-parole adjoint de l’ONU, alla jusqu’à dire, le 18 août, qu’aucun matériel militaire marocain n’avait été détecté au-delà du mur. Or, juste après, un rapport confidentiel du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, dévoilé par l’agence américaine Associated Press, signalait cependant que le Maroc avait bel et bien violé le cessez-le-feu.

La guérilla indépendantiste prit alors l’initiative sur le terrain. Elle envoya, le 28 août au petit matin, une trentaine d’hommes armés –aujourd’hui ils dépassent la centaine – bloquer l’opération de goudronnage lancée par le Maroc, commettant à son tour une violation du cessez-le-feu. Quelques heures après, les casques-bleus réagirent enfin. Ils s’interposèrent entre les deux anciens belligérants pendant la journée. Faute de moyens ils ne purent le faire pendant la nuit.

La diplomatie se mobilisa elle aussi. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, exprima le 29 août sa « préoccupation » et demanda aux deux parties le retrait de « tous les éléments armés et le retour au statu quo ».  Le « numéro deux » de la diplomatie espagnole, Ignacio Ybañez, appela Rabat et Rabouni (siège de la direction du Polisario) pour leur demander de « faire preuve de retenue ». Il fit cette démarche au nom du Groupe des amis du Sahara occidental à l’ONU qui comprend l’Espagne et tous les membres permanents du Conseil de sécurité sauf la Chine.

Réunion du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité se réunit, à son tour, le 9 septembre. Certains de ses membres « alertèrent du risque d’escalade », selon le « think-tank » Security Council Report, mais « la France, le Sénégal et l’Espagne mirent en garde contre une réaction excessive » de l’ONU, ajoute-t-il. Les puissances proches du Maroc empêchèrent donc toute réaction.

Kim Bolduc, qui dirige le contingent des Nations unies au Sahara, entreprit cependant une médiation. Elle demanda aux deux partie de se séparer jusqu’à 300 mètres et proposa que ce soit la Minurso, et non pas les Marocains, qui termine le goudronnage de la piste. Le Polisario refusa net. « Cela voudrait dire que l’ONU se chargerait de mener à bien un projet marocain qu’elle-même a considéré auparavant comme une violation du cessez-le-feu », argumenta Ahmed Boukhari, représentant du mouvement indépendantiste à New York.

Satisfait d’avoir bloqué la percée marocaine à Guerguerat, le Polisario a poussé le bouchon plus loin. Il a envoyé, d’après l’ONU, ses hommes armés à Bir Lehlou et à Mijet, deux hameaux de cette frange du Sahara qui n’est pas contrôlée par le Maroc. Le leader indépendantiste, Brahim Ghali, s’est même rendu au bord de l’océan Atlantique, quelque part dans ce no man’s land entre le mur marocain et Lagouira. Aucun responsable du Polisario n’y avait mis les pieds depuis un quart de siècle. La presse marocaine accuse d’ailleurs Nouakchott d’avoir été complice de cette « randonnée provocatrice ».

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Renforts marocains dans le sud du Sahara

Plus récemment les combattants sahraouis se sont mis à construire en dur face aux marocains « pour se protéger en cas d’agression », selon Mohamed Khaddad, le coordinateur du Polisario avec la Minurso.  Le général marocain Arroub a répondu en informant l’ONU qu’il ordonnait l’envoi de renforts dans la zone sud du Sahara, mais ils ne devraient pas franchir le mur. Des sites proches du Polisario ont montré, le samedi 17 décembre, des photos de chars de combat marocains prises au téléobjectif.

Pour le moment, le mouvement indépendantiste ne contrôle ni le contenu ni la documentation des camions qui, entre la douane marocaine à Guerguerat et celle mauritanienne cinq kilomètres plus au sud, traversent la position qu’il a établi fin août. Ses responsables laissent cependant entendre que si les gendarmes marocains, que viennent visiter régulièrement des officiers des Forces armées royales, ne rebroussent pas chemin, ils pourraient se mettre à inspecter les véhicules et à tamponner les passeports des chauffeurs routiers avec le sceau de la République arabe sahraoui démocratique (RASD).

« Une telle éventualité risquerait (…) de ramener le conflit à la période d’avant le 6 septembre 1991 », c’est-à-dire à la guerre, prévenait Le 360, le journal marocain en ligne plus proche du palais. Même si l’armée marocaine ne ferait qu’une bouchée des guerrilleros sahraouis, il est peu probable qu’elle se lance dans une opération coup de poing. « Dans le contexte du retour [du Maroc] au sein de l’Union africaine cela serait un argument offert à ses détracteurs », signale le journal marocain en ligne Le Desk.

En découdre avec le Maroc

Les responsables du Polisario ne sont pas mécontents de la tournure prise par les événements. D’une part ils ont réussi à stopper l’opération marocaine ; leur nouveau leader –Ghali a été élu en juillet dernier à la tête du mouvement- a montré du muscle en s’exhibant aussi au bord de l’Atlantique, d’autre part. Ils espèrent enfin que cette tension va donner une certaine visibilité à un conflit oublié et inciter le Conseil de sécurité à se mêler de l’affaire en obligeant Rabat à reprendre les négociations. Pour attirer l’attention de la communauté internationale, certains indépendantistes rêvent même d’en découdre avec le Maroc, mais c’est là une décision qu’ils ne peuvent prendre sans le feu vert de l’Algérie.

Le Maroc, lui, veut continuer son goudronnage et étendre son contrôle sur le sud du Sahara, mais il ne souhaite pas que le contentieux saharien soit, comme dans les années quatre-vingt, placé sous les feux de la rampe. Cela pourrait nuire à sa tentative de réintégrer l’Union africaine ou même redonner à l’ONU un plus grand rôle alors qu’il a cherché à réduire sa présence. Pour preuve, Rabat a expulsé en mars dernier 80 agents de la branche civile de la Minurso et même si, en juillet, elle a fini par accepter leur retour, moins d’un tiers est aujourd’hui revenu au Sahara.

Les amis du Maroc à l’ONU évitent eux aussi de donner la moindre publicité à l’affrontement larvé qui se déroule à Guerguerat. Sur les sites des ministères des Affaires étrangères français et espagnol on trouve toutes sortes de communiqués sur les sujets les plus divers, mais pas un seul récent sur le Sahara ou le Maroc.

L’Espagne, qui préside en décembre le Conseil de sécurité, n’avait programmé aucune séance sur le sujet. À la demande d’autres pays membres une réunion s’est finalement tenue le 13 décembre, mais la présidence espagnole s’est abstenue de donner à la presse la moindre information sur son déroulement, selon le journal en ligne Inner City Press  spécialisé dans la couverture de l’ONU.

Si, par hasard, une étincelle finissait par mettre le feu aux poudres à Gueguerat la responsabilité incomberait à ceux qui se font face sur le terrain, mais aux puissances qui à New York ont empêché que l’ONU joue pleinement son rôle au Sahara.

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Andoni Sáez de Buruaga recibe el Premio Enrique Eguren de arqueología en la región de Tiris, Sahara Occidental — Poemario por un Sahara Libre

Fuente: Adamir, 17 de diciembre de 2016El Instituto Alavés de Arqueología, entregó este sábado, el premio Enrique Eguren correspondiente a 2016 al doctor Andoni Sáenz de Buruaga Blázquez, por su trayectoria en el campo de la arqueología y la labor desarrollada en el Sahara Occidental.La ceremonia se desarrolló en el museo Bibat de la ciudad…

a través de Andoni Sáez de Buruaga recibe el Premio Enrique Eguren de arqueología en la región de Tiris, Sahara Occidental — Poemario por un Sahara Libre

Lamamra exhorte l’UA à s’associer pleinement à l’effort pour la résolution du conflit au Sahara occidental | Sahara Press Service

S’exprimant à l’ouverture du 4ème Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, M. Lamamra a estimé que «l’UA, dont la position et l’action inlassables en faveur du respect des droits légitimes du peuple sahraoui honorent ses Etats membres, devrait être pleinement associée à cet effort et à l’ensemble du processus de résolution de ce conflit».

M. Lamamra a jugé «incompréhensible que l’ONU, qui coordonne avec l’UA sur toutes les questions de paix et de sécurité en Afrique, n’ai pas été exigeante pour le bénéfice de la plus-value politique de l’UA sur la question du parachèvement de la décolonisation du Sahara occidental».

«Le processus du règlement de ce conflit est de nouveau dans l’impasse depuis près d’une dizaine d’années, alors que le peuple sahraoui attend, depuis des décennies, sous l’occupation et dans les tentes de l’exil, pour exercer son droit à l’autodétermination. Il est face à une véritable politique du fait accompli, menée par la puissance occupante dans ce territoire», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie algérienne a déploré le fait que «les efforts de règlements des conflits multiples se heurtent, souvent, à la volonté de certaines parties désireuses d’imposer leur point de vue et leurs intérêts propres au détriment d’une approche équilibrée, tenant compte du nécessaire respect du droit international et des intérêts bien compris de l’ensemble des parties prenantes».

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President Ghali calls for release of Sahrawi political prisoners | Sahara Press Service

Bir Lahlou (Liberated Territories), December 16, 2016 (SPS) – Sahrawi President Brahim Ghali called on the Secretary General of the United Nations Ban Ki-moon to urgently intervene for the release of the Sahrawi political prisoners, notably those of Gdeim Izik group, while Morocco has just been condemned by a UN Committee for torturing the prisoners Ennaama Asfari.

In a message to UN Secretary General on Friday, President Ghali said that “UN’s responsibility includes the release of the Sahrawi political prisoners of Gdeim Izik, Embarek Edaudi, Yahia Mohamed Hafed and all the Sahrawi political prisoners in the Moroccan prisons, as well as the fate of more than 651 Sahrawi missing people and victims of the Moroccan repression.”

“Here is the year 2016 which is drawing to a close with new Moroccan violations through a new play by announcing a civil trial for the prisoners of Geim Izik before the court of a power of an illegal military occupation,” said President Ghali, also Secretary General of the Polisario Front.

Sahrawi president called on UN to the decolonization of Western Sahara and the need for a quick intervention of the United Nations to guarantee the protection of human rights in the occupied territories, regretting that the MINURSO remains the only UN mission without a component for the monitoring of human rights’ situation, like other missions in the world.

He also said that the UN high Commissioner for Human Rights didn’t dispatch any mission to Western Sahara in 2016. (SPS)

Origen: President Ghali calls for release of Sahrawi political prisoners | Sahara Press Service

AWSA denounces involvement of IPL in plunder of phosphate from Western Sahara | Sahara Press Service

Melbourne (Australia), Dec 17, 2016 (SPS) – Australia Western Sahara Association (AWSA) has denounced the involvement of Incitec Pivot Ltd (IPL) in the plunder of phosphate from Western Sahara against the wishes of the Saharawi people, in a statement Friday.

Below is the full text of the statement:

“Australia Western Sahara Association

Incitec Pivot Ltd (IPL) plunders phosphate of Western Sahara against the wishes of the Saharawi people

On this very day, 16 December 2016, the day of the Annual General Meeting of fertiliser and explosives company, Incitec Pivot the Tubarao is to come into Geelong delivering phosphate from Bou Craa mine in Western Sahara to the INCITEC PIVOT plant at North Shore, which processes superphosphate fertiliser used in pastoral agriculture and for some crops.

Yet it is clear that the Saharawi people do not wish this.

The problem is that IPL is buying from a Moroccan state-owned company, OCP, which legal experts say is not entitled to sell the product.

One of these legal experts, Hans Corell, told the United Nations in 2002 that the exploration and exploitation of the resources of Western Sahara, could only be done when regard is taken for the interests and wishes of the Saharawi people and to their benefit. www.arso.org/UNlegaladv.htm

The Saharawi people say they have not been consulted. Their independence movement, the official representative in the UN peace process, the Polisario Front, say they have not been consulted either.

It can be disputed whether there have been benefits flowing to the local community under Moroccan control, but clearly nothing at all has gone to the other half of the Saharawi population who fled to refugee camps in Algeria when Morocco invaded in 1975. They get no benefit whatsoever.

In fact it makes it worse as the continuation of “business as usual” in occupied Western Sahara impairs efforts towards solving the conflict.

Corell added later that it follows “that Morocco would have to engage in proper consultation with persons authorised to represent the people of Western Sahara”.  The UN Human Rights Council’s Center for Civil and Political Rights on 4 Nov 2016 agreed that “Morocco should reinforce the consultative process with the people of Western Sahara with the goal of obtaining their prior, free and informed consent to [resource] extraction operations”. They see it as part of the right to self-determination of the Saharawi people, which still waits to be addressed.

“The business community can make a contribution to the search for a solution of the situation [in Western Sahara] by acting in conformity with the principles of corporate social responsibility”, says Corell.  We agree.

The Australia Western Sahara Association will be asking at the IPL AGM for Incitec Pivot to do the right thing.” (SPS)

Origen: AWSA denounces involvement of IPL in plunder of phosphate from Western Sahara | Sahara Press Service

Appel à la libération des prisonniers politiques sahraouis – International – El Watan

Appel à la libération des prisonniers politiques sahraouis

Le président sahraoui, Brahim Ghali, a appelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à intervenir en «urgence» pour la libération des prisonniers politiques sahraouis, notamment le groupe de Gdeim Izik, alors que le Maroc vient d’être condamné par un comité onusien pour torture sur le prisonnier Ennaâma Asfari.

Dans un message au secrétaire général de l’ONU, repris par l’agence sahraouie SPS hier, le président Ghali a rappelé que «la responsabilité de l’ONU incluait la libération des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, Embarek Edaudi, Yahia Mohamed Hafed et tous les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, ainsi que le sort de plus de 651 disparus sahraouis et victimes de la répression marocaine». «Voilà l’année 2016 qui s’achève avec de nouvelles violations marocaines à travers une nouvelle pièce théâtrale, en annonçant un procès civil pour les détenus de Gdeim Izik devant la cour d’une puissance d’une occupation militaire illégale», a estimé le président Ghali, également secrétaire général du Front Polisario.

Le président sahraoui a en outre appelé l’ONU pour la décolonisation du Sahara occidental et la nécessité d’une intervention rapide des Nations unies pour garantir la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés, regrettant que la Minurso demeure la seule mission des Nations unies sans composante de suivi de la situation des droits de l’homme, à l’instar des autres missions dans le monde. Il a également indiqué que le haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme n’a dépêché aucune mission au Sahara occidental durant l’année 2016.

Aniss Z.

Origen: Appel à la libération des prisonniers politiques sahraouis – International – El Watan

Migrants Africains: Les illusions du roi du Maroc _ Plan de paix au Sahara Occidental

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Le Maroc ne se lasse point s’agissant de montrer son adversité envers son voisin de l’Ouest. Le roi du Maroc et son gouvernement font tout et n’hésitent pas, en effet, à prouver à chaque fois leur hostilité à l’égard de l’Algérie.
Avant-hier jeudi le roi du Maroc, Mohamed VI, s’est de nouveau distingué sur ce registre. Pensant mettre dans l’embarras le gouvernement algérien Mohamed VI a ordonné d’acheminer de l’aide aux migrants nigériens qui étaient en situation irrégulière en Algérie et qui ont été, tout récemment, rapatriés vers leur pays par les autorités algériennes.
Un rapatriement qui n’a pas été du goût de certaines organisations de défense des droits de l’homme qui ont alors reproché au gouvernement algérien d’avoir fait fi des lois internationales en la matière . Le roi du Maroc a voulu apparemment titiller le gouvernement algérien en surfant sur cette vague.
« Suite à la crise migratoire et humanitaire conséquente à l’expulsion massive de personnes d’origine subsaharienne vers le Niger, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, a donné Ses Très Hautes Instructions afin qu’une aide d’urgence de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité, de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale et du Ministère de l’Intérieur, soit accordée à ces personnes expulsées et se trouvant en situation de précarité extrême dans un centre au Nord du Niger »
a rapporté avant-hier jeudi l’agence de presse marocaine , la MAP. Selon la MAP « cette action, qui s’inscrit dans le cadre de la solidarité active du Maroc avec les pays et les peuples du continent, consistera en la distribution d’un kit humanitaire composé de produits alimentaires, de couvertures ainsi que de tentes.
Elle vise aussi à aider le Niger frère à répondre à une situation d’exception qui pourrait avoir une évolution humaine dramatique ».Le lexique utilisé par cette agence de presse gouvernementale, qui a certainement été soigneusement choisi, ne laisse plus de doute quant ‘à l’intention du Maroc de nuire à l’Algérie et de porter un coup à son image de marque.
Car parler « d’expulsion massive » et « de situation d’exception qui pourrait avoir une évolution humaine dramatique » laisse clairement penser que l’Algérie, qui n’a pas été citée cela dit, a commis un grave impair, alors que le Maroc vole au secours de ces migrants au non de la « solidarité active avec les pays et les peuples du continent ».
Le Maroc n’et pas à sa première manoeuvre sournoise puisque il affectionne tant les attaques contre l’Algérie. Des attaques qui sont allées crescendo ces derniers temps et qui s’inscrivent certainement dans une stratégie savamment orchestrée.
Dans ce contexte cette même agence de presse s’est récemment attaquée à l’ambassadeur d’Algérie en Belgique, Amar Belani, lequel a mis a nu les manoeuvres marocaines a propos d’une supposée reconnaissance par l’Union européenne de la marocanité sur le Sahara occidental. Le Maroc, qui veut intégrer l’Union africaine, s’est aussi distingué il y a quelques semaines par son retrait d’un sommet arabo-africain pour protester contre la présence d’une délégation de la RASD.
Tout tourne autour de la question du Sahara occidental et le Maroc ne rate aucune occasion pour épingler l’Algérie qui soutient, conformément aux résolutions de l’ONU, l’autodétermination du peuple sahraoui. Des manoeuvres qui ne trompent personne. Mais le Maroc et son roi persistent pourtant dans leurs provocations contre l’Algérie.
Par : KAMAL HAMED

a través de Migrants Africains: Les illusions du roi du Maroc — Plan de paix au Sahara Occidental

CEAS-Sáhara apoya a los presos políticos saharauis del “grupo de Gdeim Izik condenados ilegalmente en el 2013 por un tribunal militar marroquí, (Comunicado CEAS Sahara) | Sahara Press Service

En octubre y noviembre de 2010 la población saharaui en los territorios ocupados del Sahara Occidental constituyó un campamento de protesta pacífica en Gdeim Izik, un lugar situado en las afueras de la ciudad de El Aaiún (Sahara Occidental). Unos veinte mil saharauis (la mayor protesta pacífica de la historia del Sahara Occidental, desde la ocupación marroquí del territorio en 1975) se concentraron para reclamar al gobierno ocupante de Marruecos, en primera instancia, viviendas, puestos de trabajo o ayudas sociales para la población saharaui.

La respuesta marroquí fue sangrienta. Las fuerzas militares y policiales marroquíes desalojaron violentamente el mencionado campamento cuando las protestas sociales se convirtieron también en políticas en demanda de libertad e independencia para el Pueblo Saharaui.

Los 22 presos políticos saharauis del “Grupo de Gdeim Izik” que a día de hoy siguen encarcelados en la cárcel marroquí de Salé 1 en Rabat (Marruecos), lo están a miles de kilómetros del Sahara Occidental, lo que supone un sufrimiento adicional para sus familias.

Todos fueron detenidos o secuestrados por sus actividades en defensa de los derechos humanos y a favor de la autodeterminación del Pueblo Saharaui. Son tratados públicamente por el gobierno de Marruecos como traidores y enemigos de la patria, a pesar de que el Sahara Occidental no forma parte del territorio marroquí. Desde su detención han sido objeto de malos tratos, de tortura y agresiones (tanto por parte del personal de la cárcel como de otros presos comunes marroquís), de falta de atención médica y condiciones de encarcelamiento muy penosas y a menudo castigados en celdas de aislamiento.

Ante tal situación, se han visto obligados a recurrir a huelgas de hambre que les han dejado secuelas tanto físicas como psicológicas. La huelga más reciente llevada a cabo por miembros del Grupo Gdeim Izik duró 37 días, desde el 1 de marzo hasta el 5 de abril de 2016.

Ahora, cerca de seis años después de la detención arbitraria de 24 activistas saharauis por parte de las autoridades marroquíes de ocupación, tras el violento asalto en noviembre de 2010 de las fuerzas militares y policiales marroquíes al llamado Campamento de la Dignidad de Gdeim Izik, el Tribunal de Casación de Rabat (Marruecos) ha aceptado la repetición del juicio contra estos defensores saharauis de los derechos humanos, lo que supone la cancelación de las condenas dictadas en 2013 por un tribunal militar y que oscilaban entre los 20 años de cárcel a la cadena perpetua.

Esta nueva situación, muy a pesar de la actitud y las acciones llevadas a cabo por Marruecos, llega tras años de lucha y trabajo de los activistas saharauis que viven bajo ocupación, de las y los familiares de los presos, de la Asociación Internacional de Juristas por el Sáhara Occidental (IAJUWS), de la Campaña Internacional por la Libertad de los Presos Políticos Saharauis, del movimiento de solidaridad con el Pueblo Saharaui (que ha solicitado incluso la intervención de los Relatores Especiales del Sistema de Naciones Unidas a través de CEAS-Sahara), pero sobre todo, se ha llegado a esta situación gracias a la lucha incansable de los propios presos, que han dado nuevas muestras de dignidad y persistencia en la justa defensa de sus derechos.

Juristas internacionales de reconocido prestigio junto a organizaciones como Amnistía Internacional y Human Rights Watch afirmaron desde el principio que el juicio habría debido declararse nulo de pleno derecho, ya que no reunía las garantías recogidas en el derecho internacional: el proceso judicial fue realizado a personas civiles por un tribunal militar y además, tal y como atestiguaron numerosos observadores internacionales, el desarrollo del mismo estuvo plagado de hechos irregulares como el uso de la tortura sistemática para arrancar confesiones a los detenidos, la falta de testigos fidedignos y pruebas fehacientes, incumpliendo así hasta la propia Constitución del Reino de Marruecos.

Además, queremos resaltar que cualquier Tribunal con sede en Marruecos es de hecho un TRIBUNAL EXTRATERRITORIAL que carece de competencia para enjuiciar los hechos y actos producidos fuera del territorio del Reino de Marruecos, INCOMPETENTE de conformidad con las Resoluciones del Consejo de Seguridad de Naciones Unidas (pues estos hechos se circunscribieron al Sáhara Occidental, territorio no autónomo, ocupado ilegalmente por Marruecos, y por tanto, fuera de la soberanía, competencia y jurisdicción de cualquier Tribunal marroquí), convirtiendo todo el proceso en NULO DE PLENO DERECHO.

En definitiva, más allá de maniobras jurídicas que puedan aliviar el sufrimiento de los presos políticos es urgente que el Reino de Marruecos acabe con la ocupación por la fuerza del territorio del Sahara Occidental y abandone la política de represión permanente e instauración de un estado de sitio y terror, que ha convertido el territorio del Sáhara Occidental en un Guantánamo gigante.

Exigimos por tanto la libertad para todos los presos políticos saharauis y la celebración de un referéndum de autodeterminación que asegure la expresión libre y auténtica de la voluntad del Pueblo Saharaui.

CEAS-Sáhara Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sahara

Miembro de la Federación de Asociaciones de Defensa y Promoción de los Derechos Humanos

(Entidad con Estauto Consultivo Especial ante el ECOSOC de Naciones Unidas)

Origen: CEAS-Sáhara apoya a los presos políticos saharauis del “grupo de Gdeim Izik condenados ilegalmente en el 2013 por un tribunal militar marroquí, (Comunicado CEAS Sahara) | Sahara Press Service

VICTOIRE ! — Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui Lorraine

Le Maroc est à nouveau condamné … C’est une grande victoire qui ne manquera pas de renforcer notre campagne en cours. La torture des prisonniers d’opinion est avérée !

Son épouse, Claude Mangin qui était avec nous en Lorraine il y a juste 2 mois, nous a confié : “J’ai pu parler à Naâma qui en pleurait de Joie et qui dédie cette victoire à toutes les victimes de l’ Etat marocain depuis 1975. Nous sommes très heureux et cela nous conforte touspour la poursuite de notre action au quotidien jusqu’à l’indépendance du Sahara Occidental.”

Le “Comité des Nations Unies contre  la Torture” avait à juger sur le cas des prisonniers d’opinion sahraouis, retenus au Maroc, spécifiquement sur le sujet “tortures en détention“. La décision est tombée comme un couperet. Alors que leur procés au civil doit débuter le 26 décembre, les “condamnés de Gdeim Izik” ont bien été torturés par la police marocaine avant leur procés devant le tribunal militaire en 2013prisonniers-sahraouis.

Hélène Legeay de l’ACAT commente la condamnation du Maroc par le Comité des Nations Unies contre la torture suite à la plainte de Naama Asfari : “Le gouvernement marocain croyait s’en sortir en annulant le jugement du Tribunal militaire et en ouvrant un procès au civil le 26 décembre, en plein congés de fin d’année pour éviter l’arrivée d’observateurs et trêve des confiseurs pour les médias. Annuler un jugement n’efface pas les tortures endurées par les 23 militants. Arrêtés suite au démantèlement brutal du camp de Gdeim Izik, ils sont tous passés dans les pattes des tortionnaires et ont subi le même sort que Naâma comme ils l’ont dit au Président du tribunal militaire qui n’a engagé aucune enquête.”

Si le procès a lieu le 26 décembre à Rabat, ce sera une nouvelle tribune pour les militants qui sont embastillés depuis 6 ans ! Le Maroc est une nouvelle fois dos au mur. Et cette décision va encourager les sahraoui-e-s à poursuivre avec ardeur leurs manifestations pacifiques pour leur droit à l’autodétermination.

Les 2 avocats, Me Joseph Breham, Me Ingrid Metton ont annoncé le 15 décembre avoir enfin reçu la décision du Comité des Nations unies contre la torture concernant la plainte déposée contre le Maroc pour le compte de Naâma Asfari.

Le Maroc est condamné pour toutes les violations de la convention alléguées à savoir torture, condamnation sur la base d’aveux signés sous la torture, violation de l’obligation d’enquêter et d’accorder réparation à la victime.

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On peut lire ci-dessous l’ensemble des travaux et auditions qui ont abouti à cette conclusion :

VICTOIRE ! — Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui Lorraine

 

CEAS-Sáhara exige la liberación de todos los presos políticos saharauis | Sahara Press Service

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Madrid, 16/12/2016(SPS)-. La Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sahara,  CEAS-Sáhara ha exigido este viernes la libertad para todos los presos políticos saharauis y la celebración de un referéndum de autodeterminación que asegure la expresión libre y auténtica de la voluntad del Pueblo Saharaui.

En un comunicado dado a conocer hoy ,CEAS-Sáhara  exige al  Reino de Marruecos que ponga fin a la  ocupación por la fuerza del territorio del Sahara Occidental y” abandone la política de represión permanente e instauración de un estado de sitio y terror, que ha convertido el territorio del Sáhara Occidental en un Guantánamo gigante”.

Los presos políticos  fueron detenidos por las autoridades marroquíes tras el violento ataque  al Campamento de la Dignidad de Gdeim Izik, un tribunal militar marroquí  con infinidad de violaciones  al derecho internacional, un juicio que carece de garantías y calificado por observadores y organizaciones internacionales como nulo les impuso  condenas  que oscilaban entre los 20 años de cárcel  a  cadena perpetua.

El Tribunal de Casación de Rabat (Marruecos) aceptó repetir el   juicio contra Los 22 presos políticos saharauis del “Grupo de Gdeim Izik” .El juicio se llevará a cabo los días 26, 27 y 28.

Origen: CEAS-Sáhara exige la liberación de todos los presos políticos saharauis | Sahara Press Service

Le traitement réservé par les autorités marocaines au prisonnier sahraoui Ennaâma Asfari constitue des actes de torture (ONU) | Sahara Press Service

Genève, 15 déc 2016 (SPS) Le traitement qu’ont réservé les autorités marocaines au prisonnier sahraoui, Ennaâma Asfari, lors de son arrestation, de son interrogatoire au commissariat, puis à la gendarmerie de Laâyoune, constituent des faits de torture en raison de leur gravité, a indiqué le Comité des Nations unies contre la torture, appelant à l’indemnisation équitable du prisonnier par le Maroc.

Conformément au paragraphe 4 de  l’article 22 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Comité des Nations unies contre la torture affirme que les déclarations du plaignant (Ennaâma Asfari), selon lesquelles les sévices physiques qu’il a subis lors de son arrestation, de son interrogatoire au commissariat, puis à la gendarmerie d’El Aaiun, ainsi que le traitement subi pendant son transfert en avion afin de lui extorquer des aveux, constituent des actes de torture en raison de  leur gravité», affirme le comité dans sa décision datée du 12 décembre .

Le Comité note que  «lors  de ses audiences du 12 novembre 2010, 12 janvier et 12 août 2011, M. Asfari s’est plaint du traitement subi, mais le juge d’instruction n’a pas tenu compte de ses informations et de ses blessures et n’a pas sollicité la réalisation d’une  expertise médicale».

Le Comité indique en outre que «les dires du plaignant selon lesquels ces violences, ayant entrainé chez lui des souffrances aiguës durant plusieurs mois, constituent une violation de l’article 1 de la Convention».

L’instance onusienne rappelle sa jurisprudence qui stipule que toute personne privée de liberté doit bénéficier d’une assistance juridique et médicale prompte et indépendante, et doit pouvoir prendre contact avec sa famille afin de prévenir la torture».

Tenant en compte que, selon M. Asfari , n'»a eu droit à aucune de ces garanties et en l’absence de réponses convaincantes de l’Etat partie (Maroc), le  Comité «considère que les sévices physiques et blessures subis par le plaignant pendant son arrestation, interrogation et détention constituent, tels que présentés, d’actes de torture au sens de l’article 1 de la Convention»,  a-t-on relevé.

Le Comité prend note «les plaintes de la victime faisant état des signes visibles des traces de coups et de sang sur le visage devant le juge d’instruction militaire le 12 novembre 2010, qui n’a pas consigné ces faits dans le procès-verbal, que l’auteur a ensuite expressément dénoncé les tortures subies devant le juge d’instruction le 12  janvier et le 12 août 2011, que ces mêmes allégations ont été soulevées devant le tribunal militaire en présence du procureur, et qu’à aucun moment le procureur n’a diligenté une enquête », argumente la Comité.

Le Comité relève par ailleurs qu’aucun examen médical n’a été  requis par le juge d’instruction  militaire  alors  que  M. Asfari  présentait  manifestement des  traces  de violence  physique,  et  qu’aucune  enquête  n’a  été  menée à  ce  sujet.

Le  Comité  relève  aussi que  le Maroc  «a  très largement dépassé les délais raisonnables pour rendre justice dans le cas du requérant : près de 6  ans se  sont  écoulés  depuis  les  faits  et  la  présentation  des premières  allégations  de torture, et aucune enquête n’a été ouverte. La cassation n’a rien changé à cette situation et le  requérant  est  toujours  détenu  sur le  seul  fondement  de  ses  aveux  signés  sous  la contrainte».

Le Comité relève  que «le requérant  a  fait  l’objet  de menaces, suite à la plainte par le Ministère de l’intérieur marocain, et que son avocat a été arrêté et déporté du Maroc en mars 2016, alors qu’il venait représenter son client dans le cadre  des  procédures  en  lien  avec  la  dénonciation  des  actes de torture qu’il  aurait subis».

Le Maroc  «n’a  apporté  aucune information  susceptible de  réfuter  cette  partie  de  la Communication», le  Comité  conclut  que les  faits  de  l’espèce  constituent  également  une violation de l’article13 de la Convention.

Le  Comité  rappelle  que  la  réparation  doit  impérativement  couvrir l’ensemble  des dommages subis et englobe la cessation, l’indemnisation, ainsi que des mesures propres à garantir  la  non-répétition  des  violations,  en tenant  toujours  compte  des  circonstances  de chaque affaire.

Naâma Asfari, détenu au Maroc depuis 2010 où il purge une peine de 30 ans de prison, a été arrêté avec 22 autres militants pour l’indépendance du  Sahara occidental (SPS)

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Le Maroc condamné pour torture sur un prisonnier sahraoui | Info & Actualités depuis 2007

Le Maroc a été condamné, par le Comité des Nations unies contre la torture, pour torture, condamnation sur la base d’aveux signés sous la torture, violation de l’obligation d’enquêter et d’accorder réparation à la victime sahraouie Naâma Asfari, a annoncé le Comité dans sa décision datée du 12 décembre.

Naâma Asfari, détenu au Maroc depuis 2010 où il purge une peine de 30 ans de prison, a été arrêté avec 22autres militants pour l’indépendance du Sahara occidental, pour leur participation présumée au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en novembre 2010. Suite à l´évacuation forcée du camp, des affrontements ont éclaté entre l´armée et les manifestants, au cours desquels neuf soldats marocains auraient trouvé la mort selon les autorités marocaines.

En février 2013, Asfari est condamné à trente ans d’emprisonnement pour « association de malfaiteurs, outrage et violences à fonctionnaires publics ainsi qu’homicides volontaires » par un tribunal militaire malgré leur qualité de civil. Asfari a été arrêté la veille de cet évènement. Il affirme avoir été torturé et affamé dans les prisons de Laayoun. Son avocat a porté plainte contre le Maroc devant le tribunal de grande instance de Paris et le Comité contre la torture des Nations unies à Genève.

D’après l’association française Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), neuf personnes ont été condamnées à la perpétuité, quatre à trente ans d’emprisonnement, sept autres à vingt-cinq ans, trois à vingt ans et les deux derniers condamnés à deux ans d’emprisonnement. Un procès qualifié de « vicié à la base » par Amnesty International basé sur les aveux « recueillis sous la torture »

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