Demande d’adhésion à l’UA: Paris, Rabat en connivence

Demande d’adhésion à l’UA: Paris, Rabat en connivence

par Kharroubi Habib

Sur la question du Sahara occidental le Conseil de sécurité de l’ONU est paralysé par la France qui menace systématiquement d’user de son droit de veto contre tout projet de résolution trop ferme ou franchement contraignant pour le Maroc dont elle soutient la prétention annexionniste sur ce territoire sans pour autant avoir officiellement reconnu la souveraineté qu’il exerce de facto depuis qu’il l’a occupé.

Sans cet appui que Paris prodigue à Rabat, le roi et le Makhzen auraient cessé depuis longtemps de narguer la communauté internationale en s’entêtant dans le refus d’organiser comme préconisé par elle la consultation référendaire de la population sahraouie afin qu’elle se prononce sur le statut qu’elle veut pour elle et son territoire. Se sachant ainsi protégés, ils font montre d’arrogance voire de provocation envers quiconque conteste leur thèse de la marocanité du Sahara occidental.

Le message que Mohammed VI a adressé au sommet de Kigali des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine a permis de mesurer à quel point ce monarque se pense en droit de tancer et faire la leçon à ses homologues africains dont les Etats ont eu l’« outrecuidance » de ne pas avoir admis le « bien-fondé » de l’occupation par le Maroc du Sahara occidental. Il faut reconnaître qu’il a été encouragé à se montrer « paternellement fouettard » à leur égard par l’adhésion d’un groupe d’Etats du continent à la thèse de la marocanité du Sahara occidental.

La position de ces Etats n’émane pas de la conviction que l’histoire et la volonté du peuple sahraoui légitimeraient cette thèse à laquelle Rabat s’accroche. Elle découle de leur suivisme servile sur celle de leur ex-puissance colonisatrice la France qui ne leur ayant octroyé qu’une indépendance formelle continue à leur dicter leurs conduites. Il n’y a pas de doute que le message de Mohammed VI au sommet de Kigali de l’Union africaine est une séquence d’un plan arrêté en concertation par Rabat, Paris et les capitales de ces pays subsahariens encore sous tutelle française néocoloniale et visant à briser le consensus africain de reconnaissance de la RASD en tant qu’Etat indépendant.

Il apparaît à première vue que Paris n’aurait rien à voir avec l’offensive diplomatique engagée de concert par le Maroc et ces Etats subsahariens. Mais de fait la diplomatie française en a été le véritable chef d’orchestre et si elle a joué ce rôle dans la discrétion absolue, c’est pour entretenir l’illusion que la France s’en tiendrait à sa position officielle de soutien à la solution onusienne de résolution du conflit du Sahara occidental. L’idée que le Maroc sollicite son adhésion à l’Union africaine pour permettre à ces mêmes Etats africains sous influence française de s’en prévaloir pour soutenir qu’elle doit automatiquement s’accompagner du retrait à la RASD d’Etat membre de l’organisation a été convenue entre Paris et Rabat. Il n’est pas fortuit que la perspective d’un changement de la position marocaine à l’égard de l’Union africaine a commencé à être évoquée par des « médias français » que l’on sait avoir leurs entrées au Palais royal et à l’Elysée dans le sillage des fréquentes visites officielles ou « privées » que le monarque marocain a effectuées à Paris fin 2015 et courant de cette année en cours.

Toute l’Afrique et même tous les Etats que Paris considère comme faisant partie du « pré carré » français sur le continent ne sont assujettis à sa tutelle et n’accepteront pas en conséquence de se renier en opérant le revirement sur la question du Sahara occidental que les supplétifs subsahariens de la France ont voulu leur vendre.

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President of Republic welcomes resistance of Saharawi political prisoners | Sahara Press Service

Bir Lehlu, July 31, 2016 (SPS) – President of the Republic, Secretary-General of Polisario Front, Brahim Ghali, affirmed that the political prisoners today lead the peaceful resistance in the occupied territories of Western Sahara and the South of Morocco.

In a letter addressed to Sahrawi political prisoners of Gdeim Izik, the President of the Republic underlined that «they paint the tables of glory and write history pages that will remain engraved in the collective memory of Saharawi people, for which they give the best example of faithfulness to martyrs».

«You have asserted through your incomparable strength and challenge to the arrogance and tyranny of the Moroccan occupying forces, your hunger strikes and refusal to submit to the colonizer despite forms of abuse, torture and harassment,» highlighted the President of the Republic.

«The maneuvers of the Moroccan occupation state will not deceive the Sahrawis, they reflect the confusion of Moroccan torturers after their failure to break the will of the Sahrawi people. Morocco’s new maneuvers aim to prolong the tragedy of this people, but at the same time they represent a defeat for Morocco, «he said.

«The fact of transferring the Saharawi prisoners in front of a civil court is recognition of the illegality of the trial of Sahrawi political prisoners of Gdeim Izik, and consequently they should be released,» he added.

The trial of these Sahrawi political prisoners in front of a martial court is «unfair and constitutes a blatant violation of law and legitimacy, the price of which Morocco has to pay «, he said, calling for the immediate and unconditional release of the Sahrawi political prisoners.

The legality of the cause, your resistance and that of your companions in the Moroccan prisons, the support of the masses of the Intifada of independence and Sahrawi people in general, and the efforts of organizations and associations of human rights and friends of the just Sahrawi cause in the world obliged the Moroccan authorities to revise the illegal trial of Sahrawi political prisoners. (SPS)

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Le président de la République salue la résistance des prisonniers politiques sahraouis (groupe Gdeim izik) | Sahara Press Service

Bir lahlu (territoires sahraouis libérés), 31 juil 2016 (SPS) Le Président de la République, SG du Front Polisario, Brahim Ghali a affirmé que les prisonniers politiques conduisent aujourd’hui la résistance pacifique dans les territoires occupés et au sud du Maroc.
Dans une lettre adressée aux prisonniers politique sahraouis de Gdeim Izik, le président de la République a souligné qu’»ils brossent les tableaux de gloire et écrivent des pages de l’histoire qui resteront gravés dans la mémoire collective du peuple sahraoui, pour lequel  vous donnez le meilleur exemple de fidélité aux martyrs».
«Vous avez affirmé à travers votre résistance incomparable et votre défi à l’arrogance et à la tyrannie de la force d’occupation marocaine, vos grèves de la faim, ainsi que votre refus de se soumettre au colonisateur, malgré les formes d’abus, de torture et de harcèlement», a estimé le président de la République.
 «Les manœuvres de l’Etat d’occupation marocaine ne tromperont pas les Sahraouis, elles reflètent la confusion de tortionnaires marocains après leur échec de briser la volonté du peuple sahraoui. Ces  nouvelles manœuvres du Maroc  visent à prolonger la tragédie de ce peuple, mais en même temps est une défaite pour le Maroc», a-t-il souligné.
«Le fait de transférer les prisonniers sahraouis devant un tribunal civil est une reconnaissance de l’illégalité du jugement des prisonniers politiques sahraouis (groupe de Gdeim Izik) et par conséquent ils doivent être libre», a-t-i ajouté.
Le jugement de ces prisonniers politiques sahraouis devant une cour martiale est «injuste et constitue une violation flagrante de la loi et de la légitimité,  dont le Maroc doit payer le prix», a-t-il dit, appelant à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis.
La légalité de la cause, votre résistance et celle de vos compagnons dans les prisons marocaines et le soutien des masses de l’intifada de l’indépendance et du peuple sahraoui dans son ensemble, les efforts des organisations et associations des droits de l’homme et des amis de la juste cause sahraouie dans le monde ont imposé aux autorités marocaines de revoir le procès illégal de prisonniers politiques sahraouis.
La lutte du peuple sahraoui, conduite par le Front Polisario, est une lutte pour la liberté et le parachèvement de décolonisation de la dernière colonie en Afrique,  le Sahara occidental, a rappelé le président de la République, exprimant l’attachement du peuple sahraoui aux principes pour lesquels se sont voués les martyrs et dont le dernier était le président de la République, Mohamed Abdelaziz en date du 31 mai 2016.(SPS)

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Exposición saharaui en la Feria Internacional de Tulancingo en México | Sahara Press Service

Ciudad de México, 31/07/2016 (SPS) –  Una exposición saharaui organizada por la Embajada Saharaui en México y la Asociación Mexicana de Amistad con la República Saharaui, está participando e en la Expo Internacional Tulancingo 2016, por invitación del Ayuntamiento de Tulancingo, del Edo. de Hidalgo.

Ésta feria, inaugurada el  29 de julio y estará abierta hasta el 20 de agosto cuenta con Stand Saharaui, con muestras de la gastronomía saharaui y objetos de artesanía tradicional saharaui asi como, libros, postales y vestimenta tradicional.

La feria que se celebra desde hace  más de 70 años, fue inaugurada el viernes 29 de julio por el Sr. Alcalde el Arq. Julio Cesar Soto Márquez, acompañado por su gobierno, representantes del Estado y más de 30 diplomáticos que visitan el municipio.

Además  de la exposición saharaui participan exposiciones de varios países y empresas mexicanas.

Según los organizadores se espera  que esta  feria que estará abierta al público durante 3 semanas reciba más de un millón de visitantes. (SPS)

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Le président de la République salue la résistance des prisonniers politiques sahraouis (groupe Gdeim izik) | Sahara Press Service

Bir lahlu (territoires sahraouis libérés), 31 juil 2016 (SPS) Le Président de la République, SG du Front Polisario, Brahim Ghali a affirmé que les prisonniers politiques conduisent aujourd’hui la résistance pacifique dans les territoires occupés et au sud du Maroc.
Dans une lettre adressée aux prisonniers politique sahraouis de Gdeim Izik, le président de la République a souligné qu’»ils brossent les tableaux de gloire et écrivent des pages de l’histoire qui resteront gravés dans la mémoire collective du peuple sahraoui, pour lequel  vous donnez le meilleur exemple de fidélité aux martyrs».
«Vous avez affirmé à travers votre résistance incomparable et votre défi à l’arrogance et à la tyrannie de la force d’occupation marocaine, vos grèves de la faim, ainsi que votre refus de se soumettre au colonisateur, malgré les formes d’abus, de torture et de harcèlement», a estimé le président de la République.
 «Les manœuvres de l’Etat d’occupation marocaine ne tromperont pas les Sahraouis, elles reflètent la confusion de tortionnaires marocains après leur échec de briser la volonté du peuple sahraoui. Ces  nouvelles manœuvres du Maroc  visent à prolonger la tragédie de ce peuple, mais en même temps est une défaite pour le Maroc», a-t-il souligné.
«Le fait de transférer les prisonniers sahraouis devant un tribunal civil est une reconnaissance de l’illégalité du jugement des prisonniers politiques sahraouis (groupe de Gdeim Izik) et par conséquent ils doivent être libre», a-t-i ajouté.
Le jugement de ces prisonniers politiques sahraouis devant une cour martiale est «injuste et constitue une violation flagrante de la loi et de la légitimité,  dont le Maroc doit payer le prix», a-t-il dit, appelant à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis.
La légalité de la cause, votre résistance et celle de vos compagnons dans les prisons marocaines et le soutien des masses de l’intifada de l’indépendance et du peuple sahraoui dans son ensemble, les efforts des organisations et associations des droits de l’homme et des amis de la juste cause sahraouie dans le monde ont imposé aux autorités marocaines de revoir le procès illégal de prisonniers politiques sahraouis.
La lutte du peuple sahraoui, conduite par le Front Polisario, est une lutte pour la liberté et le parachèvement de décolonisation de la dernière colonie en Afrique,  le Sahara occidental, a rappelé le président de la République, exprimant l’attachement du peuple sahraoui aux principes pour lesquels se sont voués les martyrs et dont le dernier était le président de la République, Mohamed Abdelaziz en date du 31 mai 2016.(SPS)

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Autoridades de ocupación impiden trabajar a los saharauis — POR UN SAHARA LIBRE

31 de julio de 2016, porunsaharalibre.org Mohamed Lahsen, fue detenido ayer por las autoridades marroquíes cuando se manifiestan en El Aaiún contra la confiscación de su mini autobús y su permiso de trabajo. El saharaui ex preso político y activista por la autodeterminación de su pueblo, se gana la vida como conductor con su mini…

a través de Autoridades de ocupación impiden trabajar a los saharauis — POR UN SAHARA LIBRE

Avec l’autodétermination du peuple sahraoui : L’étau se resserre autour du Maroc

L’étau se resserre autour du Maroc dont l’isolement international se fait sentir de plus en plus après l’appel de l’UA à la nécessité pour le peuple sahraoui de jouir pleinement de ses droits légitimes, et voilà que le Conseil de sécurité vient d’appeler, à son tour, à la nécessaire reprise des négociations entre Rabat et le Front Polisario afin de parvenir à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
Le Conseil de sécurité a appelé, il y a deux jours, à la reprise des négociations entre le Front Polisario et le Maroc. Les membres du CS ont été unanimes quant à l’impérative relance des négociations directes entre les parties au conflit afin de parvenir à une solution politique qui pourvoie au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Le dernier sommet de l’UA (17-18 juillet à Kigali) a été une occasion pour l’organisation continentale de réaffirmer sa position immuable vis-à-vis de la cause sahraouie appelant à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
Pour ce faire, le Conseil de sécurité a mis l’accent sur la nécessité de permettre à la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) d’accomplir pleinement ses missions et de reprendre ses activités dans les plus brefs délais.
«Nous sommes prêts à répondre positivement à la demande du Secrétaire général et de son envoyé spécial (pour la relance des négociations) mais Christopher Ross nous a fait part des difficultés qu’il éprouvait à obtenir la coopération du Maroc pour la relance du processus des négociations», avait déclaré mercredi le représentant sahraoui auprès de l’ONU, Ahmed Boukhari.
     
Retour de la MINURSO
Le Maroc s’est conformé à la résolution du Conseil de sécurité concernant le retour de la MINURSO dans les territoires sahraouis occupés, alors qu’il avait auparavant affirmé que sa décision était «souveraine et irréversible». Les Nations unies avaient annoncé, la semaine écoulée, le retour du premier groupe de la composante civile de la MINURSO à Laayoune occupée dans l’attente d’une reprise progressive de ses activités. Cependant le Conseil de sécurité n’était pas parvenu lors de sa dernière réunion à fixer une date pour le retour du reste du personnel de la mission.
Selon des rapports onusiens, la Minurso n’a pas encore repris ses activités en dépit de l’expiration des délais fixés à Rabat à cet égard. Le ministre d’Etat et Conseiller à la présidence de la République sahraouie, El Béchir Mustapha, a souligné que la politique de retour par groupe de la composante de la Minurso auquel recourt le Maroc, est contraire à la décision du Conseil de Sécurité.
Le Maroc avait expulsé en mars dernier 75 membres de la composante civile de la Minurso en réaction aux déclarations du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon lors de sa tournée dans les camps des réfugiés sahraouis, dans lesquelles il avait qualifié la situation au Sahara occidental d'»occupation».
Faire la «paix» 
Les autorités sahraouies ont exprimé leur disponibilité à faire la «paix» avec le Maroc, pour peu que ce dernier respecte les droits du peuple sahraoui.
Le ministre sahraoui des Affaires étrangères avait déclaré que la partie sahraouie «est disposée à faire la paix avec le Royaume du Maroc et à s’asseoir à la table du dialogue pour peu qu’il s’engage à respecter les droits du peuple sahraoui et les frontières de l’Etat sahraoui».
Concernant l’annonce par le Maroc de son intention d’adhérer à l’UA, le ministre des Affaires étrangères sahraoui a écarté toute «bonne intention» ou toute «volonté politique réelle» de la part du Maroc, estimant que cette décision n’était autre qu’une «manœuvre visant à gagner du temps au moment où le Maroc fait l’objet d’un isolement sur la scène internationale du fait du non-respect de ses engagements conclus avec la partie sahraouie à savoir l’accord de paix de 1991, connu sous le nom de plan de règlement qui a donné naissance à la MINURSO. «Au plan interne, le Maroc s’adonne à une campagne de désinformation au sujet du retour des membres de la MINURSO, faisant croire à l’opinion publique marocaine que son éventuelle adhésion à l’UA serait une victoire éclatante qui mènerait à l’expulsion de la République sahraouie», a-t-il poursuivi. Il a ajouté que «l’objectif de l’Union africaine consiste à rassembler les pays africains et non à les diviser, mais le Maroc s’emploie à travers sa tentative d’expulsion d’un Etat membre, en l’occurrence le Sahara Occidental, à diviser l’Union». La commission de l’UA «voudrait rappeler que l’Acte constitutif ne contient pas de disposition relative à l’expulsion d’un membre quelconque de l’Union», conclut le communiqué de l’UA, a conclu jeudi un communiqué  de l’UA.
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non-autonomes et donc éligible à l’application de la résolution 1514 du conseil de sécurité portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupée depuis 1975 par le Maroc.
Fuente: http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Maghreb&id=78137

Pas d’adhésion à l’UA sans l’accord de la RASD : Mohammed VI s’autoflagelle | Algérie Patriotique

Le roi du Maroc travestit la vérité et ment à son peuple, dans un discours prononcé aujourd’hui [samedi] à l’occasion de la fête célébrant son intronisation. Mohammed VI fait de l’esbroufe et use d’un ton censément ferme et intransigeant sur la question du Sahara Occidental et promet de «prendre les mesures nécessaires pour contrer tout dérapage à venir», car, a-t-il promis à ses sujets, le Makhzen «ne cédera à aucune pression ou tentative d’extorsion dans une affaire qui est sacrée pour tous les Marocains». De tels propos eussent été concevables si, en parallèle, le Maroc n’avait pas entrepris une démarche pour adhérer à l’Union africaine. Car si on se réfère aux règlements de l’organisation panafricaine, la notification du Maroc qui sollicite son admission à l’UA devra être communiquée à la République sahraouie en sa qualité d’Etat membre qui devra donner son avis. L’acte constitutif de l’Union africaine stipule, en effet, que «le président de la Commission, dès réception d’une telle notification, en communique copie à tous les Etats membres», que «l’admission est décidée à majorité simple des Etats membres» et que la décision de chaque Etat membre «est transmise au président de la Commission qui communique la décision d’admission à l’Etat intéressé, après réception du nombre de voix requis», dont celle de la RASD. Le Maroc s’autoflagelle, tout simplement, et s’enfonce dans l’idiotie diplomatique.

Mohammed VI ment également à son peuple lorsqu’il tente de montrer du Maroc l’image d’une puissance régionale qui œuvre, à travers sa demande d’adhésion à l’UA, à «conforter [cette] politique africaine sincère». Anticipant une réaction négative des Marocains, le roi tente de les rassurer : «Cette décision ne signifie en aucune manière le renoncement du Maroc à ses droits légitimes ou la reconnaissance d’une entité fictive dénuée des attributs les plus élémentaires de souveraineté, et qu’on a fait entrer au sein de l’Organisation de l’Unité africaine en violation flagrante de sa Charte.» Cela n’empêche, c’est sur le bureau de cette «entité fictive» que la demande du Maroc atterrira.

Mohammed VI ment, enfin, lorsqu’il affirme que le «retour» du Maroc au sein de l’UA «traduit [notre] volonté de défendre les intérêts de l’Union africaine (…) et de conforter la position [du Maroc] en tant qu’élément de sécurité et de stabilité, et en tant qu’acteur œuvrant en faveur du développement humain et de la solidarité africaine». Cette déclaration à travers laquelle il laisse entendre que le Maroc serait un pays incontournable intervient au moment même où des médias marocains font état d’une nouvelle sadaqa (charité) de 33 millions de dollars offerts par les Etats-Unis à Rabat pour l’achat d’armes. Comment donc un pays qui vit de l’aumône peut-il se prévaloir de quelque contribution à l’essor d’un continent de l’envergure de l’Afrique et à son indépendance économique ?

Karim Bouali

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La organización Adala UK presenta informe a la ONU sobre la violación de los derechos humanos en el Sahara Occidental (prensa británica) | Sahara Press Service

Londres, 30/07/16(SPS)- Medios británicos de prensa como ky News y LBC han  informado que la “organización Adala UK, una organización que defiende el derecho del pueblo saharaui donde destaca las permanentes y sistemáticas violaciones de  los derechos humanos en las zonas Ocupadas  del Sahara Occidental, incluyendo intervenciones violentas por parte de las autoridades de ocupación marroquíes en las manifestaciones pacíficas saharauis  que exigen el derecho a la libre determinación »

Despachos de la prensa británica destacan que  «Marruecos quiere unirse a la Unión Africana, después de más de tres décadas de su retiro en protesta por la decisión de la organización de  aceptar la República Árabe Saharaui Democrática, miembro de pleno derecho.»

«Los saharauis o el pueblo saharaui  guiados por  la dirección del Frente Polisario, luchan  por la independencia y ejercen  una considerable presión sobre Marruecos con el fin de conceder el derecho del pueblo saharaui a la libre determinación.»

Los  medios británicos abordaron   la obstrucción que se enfrenta la organización del referéndum previsto en 1991 para que  los saharauis  puedan expresar   su palabra libremente y decidir el futuro de su país, así como la expulsión de Marruecos del  personal de la MINURSO en respuesta a la utilización del Secretario General de la ONU, Ban Ki-Moon de las Naciones Unidas  del término «ocupación» para describir la situación en la región, subrayando  que » los votos de  los miembros de la UA serán necesarios como condición para aceptar o no aceptar el regreso de Marruecos a la Unión Africana.» SPS

Origen: La organización Adala UK presenta informe a la ONU sobre la violación de los derechos humanos en el Sahara Occidental (prensa británica) | Sahara Press Service

El POLISARIO condena el discurso de MVI y califica su contenido de intransigente y agresivo | Sahara Press Service

Chahid El Hafed, 30/07/16(SPS)-. El Frente Polisario y el Gobierno de la RASD  han expresado este sábado su más rotunda condena  al discurso  del rey de Marruecos Mohamed VI en el 17 aniversario de su entronización  y han calificado al discurso del monarca marroquí  de intransigente lleno  de amenazas y falacias.

En un comunicado dado a conocer hoy  y al que SPS pudo acceder el  POLISARIO  ha manifestado  su rechazo a las obstrucciones de Marruecos al proceso de paz, y pide a la ONU asumir  “todas las responsabilidades para imponer presiones y sanciones necesarias sobre el estado de la ocupación marroquí para  que cumpla con los requisitos de legitimidad internacional”

El Frente POLISARIO y el Gobierno saharaui expresan su “voluntad de cooperar con los esfuerzos del Secretario General de las Naciones Unidas y su Enviado Personal a fin de acelerar la descolonización del Sahara Occidental, última colonia en África”

Para el POLISARIO “la mayor amenaza para la paz, la seguridad y la estabilidad en la región  es  causada principalmente por las políticas de ocupación del estado marroquí, basada en la expansión, la agresión y el flujo de drogas, lo que  fomenta las  bandas del crimen organizado y los grupos terroristas”.

El POLISARIO llama al  Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas a asumir sus responsabilidades para responder inmediatamente a esa injerencia marroquí flagrante a  las facultades de su  autoridad, y  acelerar la aplicación de su resolución  para permitir el regreso urgente del componente civil  de la MINURSO para que asuma su plena funcionalidad.

“La Unión Africana está obligada a adoptar  actitudes y acciones apropiadas para responder a este ataque “infantil” a la  UA  y su  intento de agresión a su  Acta Constitutiva y  la amenaza a  su unidad y cohesión.”, añade el comunicado del POLISARIO.

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50 millions d’euros « remis » au Sénégal en échange d’un soutien pour le retour du Maroc au sein de l’U.A : le Pds demande à Macky Sall de l’édifier – Actusen

Le Parti démocratique sénégalais est fou de rage. A l’origine, la réception, par le Président de la République, des travaux conçus par son prédécesseur Abdoulaye Wade, sans qu’il ait pris le soin « d’expliquer aux Sénégalais la paternité des ouvrages réceptionnés ». 

Autre raison de la colère noire des libéraux : « une somme de 50 millions d’euros qui serait remise au Sénégal en échange d’un soutien pour le retour de ce pays ami au sein de l’Union Africaine et une exclusion de la soit-disant République Arabe Sahraouie Démocratique ».

Et pour laquelle somme, Me Abdoulaye Wade et ses hommes demandent des comptes au Chef de l’Etat Macky Sall. Voici le communiqué parvenu, à ce sujet, à Actusen.com.

Intégralité du communiqué

« Macky SALL et son régime viennent d’inaugurer avec beaucoup de folklore et de tintamarre des infrastructures dont une bonne partie a été conçue, financée et les travaux entamés par Me Abdoulaye WADE, secrétaire général national de notre parti.

Ces infrastructures inspirées par le prédécesseur de l’actuel Chef de l’Etat à Dakar et dans sa banlieue, constituent le prolongement de tout ce qui a été fait, entre 2000 et 2012, pour moderniser notre capitale.

Même si la continuité de l’Etat justifie que l’actuel Président de la République réceptionne les travaux conçus par Abdoulaye WADE, il est plus juste, en respect du principe de bonne gouvernance, de transparence et de vertu, d’expliquer aux Sénégalais la paternité des ouvrages réceptionnés.Après plus de 4 ans d’exercice du pouvoir à la tête du Sénégal, Macky SALL est toujours incapable de montrer aux Sénégalais ses propres réalisations et des résultats concrets.

À l’occasion de ces inaugurations politiciennes le Chef de l’État, Macky SALL, a cru devoir quitter sa posture républicaine pour se placer sur le terrain des invectives contre l’opposition tout en s’en prenant à l’ancien régime socialiste qu’il semble, à l’occasion, traiter de « nullard » incapable de construire un simple échangeur fonctionnel, faisant référence au ‘’pont Sénégal 92’’.

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) dénonce ces comportements qui manquent de hauteur et qui déshonorent leur auteur.

Le PDS dénonce également la poursuite effrénée des politiques d’intolérance et de recul de notre démocratie marquées encore une fois par de graves violations des libertés fondamentales,notamment les interdictions de meeting et rassemblements initiés par des adversaires politiques, dont les animateurs de la coalition « Tawawu Ndakaaru », comme ce fut toujours le cas ces dernières années contre les manifestations du PDS. 

Notre parti dénonce aussi les sanctions ignobles contre des fonctionnaires, notamment Ousmane SONKO, inspecteur des impôts et secrétaire général de parti, qui n’ont que le tort d’être membres ou à la tête de partis politiques au moment où honteusement le Chef de l’Etat en personne demande à d’autres fonctionnaires d’avoir des résultats politiques positifs pour espérer maintenir des avantages administratifs ou de carrière.

Il exige la réintégration immédiate et sans délais de Ousmane Sonko et qu’il soit mis un terme aux harcèlements et persécutions dont il fait l’objet. Le PDS est particulièrement préoccupé et s’inquiète des changements soudains et injustifiés  à la présidence de l’OFNAC qui a procédé à des enquêtes mettant en cause des membres de la famille présidentielle et d’autres éminents membres du parti au pouvoir fortement soupçonnés de fraude ou de corruption.

Le PDS dénonce vigoureusement les entraves faites pour empêcher  cette structure chargée de veiller à la transparence et à la gestion vertueuse des hommes investis de missions publiques de mener à bien sa mission de lutte contre la corruption.

Ces changements soudains à la tête de l’OFNAC combinés à la réactivation illégale d’une juridiction d’exception violant les droits fondamentaux, la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) dirigée par des magistrats sélectionnés par le Chef de l’Etat, finissent par démontrer que la politique de reddition des comptes et de lutte contre la corruption pompeusement appelée lutte contre les biens mal acquis ne constituait en réalité qu’un moyen de liquider la principale formation d’opposition et de neutraliser son candidat aux prochaines élections présidentielles.

La politique de prédation de nos ressources, d’accaparement et d’absence totale de transparence et de vertu explique que des proches du pouvoir, manquant totalement de dignité, se précipitent pour faire main basse sur les terrains saisis sur Ibrahim Aboukhalil dit Bibo BOURGI et se les partager.

C’est aussi avec beaucoup de tristesse que notre parti a appris l’arrestation de personnes vivant avec de sévères handicaps arrêtées pour mendicité un vendredi alors qu’elles venaient de la mosquée. Cet acte insensé heurte la conscience de notre nation qui chaque jour manifeste solidarité et compassion à ces personnes que la loi d’orientation sociale protège en proclamant la nécessité de leur réinsertion sociale.

Malgré la qualité exceptionnelle de nos relations avec le Maroc, pays frère, le PDS interpelle Macky SALL à propos des révélations faites par la presse étrangère  concernant une somme de 50 millions d’euros qui serait remise au Sénégal en échange d’un soutien pour le retour de ce pays ami au sein de l’Union Africaine et une exclusion de la soit-disant République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Pour la crédibilité de notre pays qui n’a jamais monnayé son soutien au Royaume Chérifien ami, l’opinion doit être informée et rassurée.

Le PDS est également préoccupé par la situation qui prévaut dans le monde rural marquée par un retard dans la distribution des intrants, entre autres engrais et semences de qualités, alors qu’il pleut presque partout.

Enfin, le Parti Démocratique Sénégalais demande à Macky SALL de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard, mais surtout de se mettre au travail en s’inspirant de Maître  Abdoulaye WADE que le tout le monde reconnaît comme le bâtisseur d’un Sénégal nouveau ».

Fait à Dakar, le 29 juillet 2016

Oumar SARR, SGA

Pour le Comité Directeur

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Sahara occidental : Ould Salek démystifie les dérives de la diplomatie marocaine |

 

 

 

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed-Salem Ould- Salek, revient longuement sur l’agitation du Maroc et de ses lobbies autour d’une prétendue adhésion à l’Union africaine et son action qui continue pour tenter de discréditer la Question sahraouie au niveau international.

Dans une longue interview à Algeriepatriotique, Ould-Salek explique qu’ après être «revenu sur sa décision qu’il considérait comme souveraine et irrévocable, concernant l’expulsion de la composante politique et civile de la Minurso, le Maroc essaie de détourner l’attention de son opinion publique». «Mais il vise, aussi, à créer toute une confusion sur la scène internationale, en avançant, comme pretexte, au moins 28 pays de l’UA veulent le retour du Maroc au détriment de la République sahraouie. Il faut observer ceci : le Maroc parle de retour, alors qu’il n’était pas membre de l’Union africaine. Cette dernière possède une loi fondamentale qui stipule que pour être un membre de l’UA, il faut d’abord respecter les frontières héritées de l’époque coloniale. Ce qui n’est pas le cas du Maroc, qui est le seul pays, comme Israël, à ne pas respecter les frontières de son voisin», précise le MAE sahraoui. il ajoute qu’un autre principe «consiste à accepter à l’avance la non-utilisation de la force et refuser l’occupation des territoires d’autrui. Le Maroc occupe une partie des territoires sahraouis. Il y a aussi une procédure inscrite dans l’Acte constitutif de l’UA stipulant qu’un pays qui sollicite l’adhésion à l’UA doit envoyer une demande à la Commission de l’Organisation. Cette dernière doit vérifier si le demandeur respecte les principes et les objectifs de l’UA. Si rien, dans cette demande, n’est contraire à l’Acte constitutif, la Commission l’envoie aux capitales des pays membres. Quand la Commission reçoit les réponses positives de la majorité des membres, elle l’annonce au pays sollicitant son admission. Lorsque le demandeur est accepté, il doit venir au siège de l’Union pour signer l’Acte constitutif, l’endosser ensuite par son Parlement, et le signer par la plus haute autorité du pays. Étape suivante, le demandeur doit déposer les instruments de ratification au siège de l’UA, à Addis-Abeba». Si le Maroc a annoncé son intention d’adhérer à l’UA, il doit d’abord, pour «démontrer sa bonne volonté, l’exprimer et la matérialiser à partir de pas concrets qu’il n’a pas faits», souligne par ailleurs le chef de la diplomatie sahraouie, relevant qu’il s’agit d’une «manœuvre dilatoire» de propagande et de fausses informations.
Sur le moment choisi par Maroc pour faire diversion Ould-Salek estime que le «Maroc se retrouve de plus en plus isolé. Il bénéficiait, depuis 1975, de soutiens financiers qui viennent du Golfe, jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs, qui alimentent la guerre, et d’un soutien politique et diplomatique d’un certain nombre de pays d’Europe et des États-Unis. Ce soutien n’existe plus». «La position française au sein de l’Union européenne devient minoritaire. Et avec l’intégration qui se renforce au sein de l’Europe, les Français commencent à avoir des problèmes avec leurs partenaires européens. Le statut accordé au Maroc, qui lui a été donné par la France et l’Espagne, qui l’ont imposé à l’Union européenne, commence à avoir des effets négatifs pour le Royaume et pour ses partenaires», -a-t-il dit. «Toutes les organisations des droits de l’Homme sur les scènes africaine, européenne et américaine, accusent le Maroc, non seulement de violation des droits de l’Homme mais aussi de commettre des crimes de guerre. À ce sujet, le tribunal suprême espagnol a accusé le Maroc d’avoir commis un génocide contre le peuple sahraoui. Les Parlements nationaux et le Parlement européen exigent que le Maroc se conforme au Droit international, qu’il accepte le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, et qu’il se soumette au référendum qu’il a accepté en 1991. Il y a une pression énorme sur le Maroc, sur les gouvernements européens et la Commission européenne», a-t-il encore dit. Pour le ministre sahraoui cette «bataille, au sein de l’UE, est renforcée aujourd’hui par une confrontation sur le plan juridique. Le tribunal du Luxembourg a annulé l’accord signé entre l’UE et le Maroc sur les produits agricoles. Le Maroc est en perte de vitesse, dès le moment qu’il refuse de reconnaître les frontières de ses voisins, qu’il alimente la région maghrébine, l’Afrique et l’Europe en drogue, sans omettre le fait que les actes terroristes perpétrés à Madrid, Paris et Bruxelles sont fomentés par des Marocains» La propagande en France et en Espagne, qui présente le Maroc comme étant un pays stable, avec un islam modéré, ne trouve plus de tribune, ajoute-t-on à cela la revendication du peuple marocain pour plus de démocratie».
Décortiquant l’action du Maroc, le chef de la diplomate sahraouie relève que les «méthodes du régime alaouite sont connues : dévier l’attention des Marocains, essayer d’inculquer un chauvinisme désastreux au peuple marocain, en lui mentant sur l’origine des problèmes, et en essayant toujours de reporter cela sur le Front Polisario et l’Algérie, et sur tous ceux qui soutiennent la Cause sahraouie». «Le fait qu’il soit revenu sur ses décisions qu’il considérait comme étant souveraines et irrévocables, et qu’il ait été obligé, finalement, de se soumettre, dénote la situation très difficile dans laquelle se trouve le Makhzen. Il est passé maître dans la falsification des faits pour détourner l’opinion de son peuple», a-t-il dit .
À propos des lobbies payés par le Maroc sur notamment les dividendes du trafic de drogue, Ould-Salek indique «qu’il y a des personnes qui se disent experts. On les retrouve dans les publications de l’Agence de presse marocaine. Le Maroc a créé des lobbies aux États-Unis, en Europe, en Afrique et même en Asie pour donner l’illusion à son peuple qu’il profite d’une certaine solidarité. Le Maroc vient d’acheter douze sociétés de lobbying très influentes à Washington. Et la presse marocaine ne le cache pas. Il y a, également, des groupes soutenus par certains pays, à l’image des lobbies sionistes d’Israël. Et, il y a des politiciens français et espagnols qui sont payés par le Maroc. Un exemple, l’ancien Premier ministre de l’Espagne, Felipe Gonzales, fait du lobbying pour le Maroc en Amérique latine, ainsi que son successeur à la tête du Parti socialiste, Zapatero.
M. B.

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L’Expression – Le Quotidien – Mohammed VI au pied du mur

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Selon des rapports onusiens, la Minurso n’a pas encore repris ses activités en dépit de l’expiration des délais fixés à Rabat à cet égard.L’étau se resserre autour du Maroc dont l’isolement international se fait sentir de plus en plus après l’appel de l’UA à la nécessité pour le peuple sahraoui de jouir pleinement de ses droits légitimes, et voilà que le Conseil de sécurité vient d’appeler, à son tour, à la nécessaire reprise des négociations entre Rabat et le Front Polisario afin de parvenir à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Le Conseil de sécurité a appelé, il y a deux jours, à la reprise des négociations entre le Front Polisario et le Maroc. Les membres du CS ont été unanimes quant à l’impérative relance des négociations directes entre les parties en conflit afin de parvenir à une solution politique qui pourvoit au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le dernier sommet de l’UA (17-18 juillet à Kigali) a été une occasion pour l’organisation continentale de réaffirmer sa position immuable vis-à-vis de la cause sahraouie appelant à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Pour ce faire, le Conseil de sécurité a mis l’accent sur la nécessité de permettre à la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) d’accomplir pleinement ses missions et de reprendre ses activités dans les plus brefs délais. «Nous sommes prêts à répondre positivement à la demande du secrétaire général et de son envoyé spécial (pour la relance des négociations) mais Christopher Ross nous a fait part des difficultés qu’il éprouvait à obtenir la coopération du Maroc pour la relance du processus des négociations», avait déclaré mercredi dernier le représentant sahraoui auprès de l’ONU, Ahmed Boukhari. Le royaume va-t-il plier? Le Maroc s’est conformé à la résolution du Conseil de sécurité concernant le retour de la Minurso dans les territoires sahraouis occupés, alors qu’il avait auparavant affirmé que sa décision était «souveraine et irréversible». Les Nations unies avaient annoncé, la semaine écoulée, le retour du premier groupe de la composante civile de la Minurso à Laâyoune occupée dans l’attente d’une reprise progressive de ses activités. Cependant le Conseil de sécurité n’était pas parvenu lors de sa dernière réunion à fixer une date pour le retour du reste du personnel de la mission. Selon des rapports onusiens, la Minurso n’a pas encore repris ses activités en dépit de l’expiration des délais fixés à Rabat à cet égard. Le ministre d’Etat et conseiller à la présidence de la République sahraouie, El Béchir Mustapha, a souligné que la politique de retour par groupe de la composante de la Minurso auquel recourt le Maroc, est contraire à la décision du Conseil de sécurité. «La mission n’a pas encore atteint la fonctionnalité complète», a fait constater le président du Conseil de sécurité de l’ONU tout en assurant que le Conseil de sécurité allait continuer à suivre l’évolution de ce dossier. Les déclarations de Koro Bessho interviennent dans le sillage de celles du secrétaire d’Etat-adjoint américain. «Notre souhait est que les deux parties (Maroc et Front Polisario) s’engagent dans un dialogue avec une bonne foi pour que les choses puissent avancer vers la résolution de ce conflit», a indiqué Antony Blinken, dans un entretien accordé à l’APS, à l’issue de sa visite en Algérie. «Nous sommes pour le retour de l’équipe de la Minurso…», a signalé le numéro deux de la diplomatie américaine. Une position qui augure d’un carton rouge pour le roi du Maroc. Rappelons que le Maroc avait expulsé en mars dernier 75 membres de la composante civile de la Minurso en réaction aux déclarations du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon lors de sa tournée dans les camps de réfugiés sahraouis, dans lesquelles il avait qualifié la situation au Sahara occidental d’ «occupation».

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