Annulation de l’accord agricole UE-Maroc : l’avocat du Front Polisario regrette le «double langage» de l’Europe | Sahara Press Service

gilles_devers

Luxembourg, 19 juil 2016 (SPS) L’Union européenne (UE) a été «incapable» de réfuter la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et elle s’en remet aujourd’hui à la justice pour définir le statut de ce territoire, pourtant inscrit dès 1963 sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, a affirmé mardi l’avocat du Front Polisario, Gilles Devers, regrettant le «double langage» de l’Europe.

«J’émets l’hypothèse que, pris dans cette impasse privilégiant ses relations avec le Maroc, et incapable d’aller dire aux autorités marocaines qu’il faut que l’on change, l’UE s’en remet à la justice», a-t-il déclaré à l’issue des plaidoiries dans l’affaire opposant le Conseil de l’UE et la Commission au Front Polisario devant la grande chambre de la Cour de justice de l’UE.

Selon, ce juriste, chef de fil du collectif des avocats constitué par le Front Polisario, l’attitude de l’UE qui a fait appel de la décision du Tribunal européen rendue en décembre dernier «en est la parfaite illustration».

«Les débats (devant la grande chambre de la CJUE) confortent notre analyse, à savoir que l’UE s’en est remis au Maroc pour la définition d’un territoire et cela n’est vraiment pas acceptable en droit des traités», a-t-il souligné.

«Si le politique ne peut pas trancher, on verra bien ce que dira le juge», a-t-il ajouté.

Pour Me Gilles Devers, le champ d’application de l’accord conclu entre l’UE et le Maroc doit être défini par le Conseil de l’UE et non pas par le Maroc qui inclus un territoire à décoloniser, rappelant que, dans son avis rendu en 1975, la Cour de justice internationale a affirmé que le Maroc n’a pas de souveraineté sur le Sahara occidental.

Insatisfait de l’arrêt rendu en décembre dernier par le Tribunal européen qui a annulé l’accord conclu en 2012 entre l’UE et le Maroc prévoyant des mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche dans la mesure où il s’applique au Sahara occidental, le Conseil de l’UE a introduit un pourvoi devant la Cour de justice de l’UE pour en réclamer l’annulation.

Le Front Polisario a saisi le Tribunal de l’UE pour demander l’annulation de l’accord à l’égard du Sahara occidental au motif que cet accord a vocation de s’appliquer également au territoire du Sahara occidental.

Par arrêt du 10 décembre 2015, le Tribunal européen a décidé d’annuler l’accord dans la mesure où il s’applique au Sahara occidental. Le Tribunal a considéré que le Conseil avait manqué à son obligation d’examiner, avant l’adoption de l’accord, s’il n’existait pas d’indice d’une exploitation des ressources naturelles du territoire du Sahara occidental occupé susceptible de se faire au détriment de ses habitants et de porter atteinte à leurs droits fondamentaux.

Le Tribunal européen a reconnu dans cet arrêt, la capacité d’ester en justice du Front en tant que personne morale et a déclaré le recours recevable du fait que le Front Polisario était directement et individuellement concerné par l’accord.

Le Conseil de l’UE, soutenu par la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal et la Belgique, estime que le Tribunal a commis une erreur de droit en concluant que le Front Polisario avait qualité pour agir devant le Tribunal de l’UE et soutient dans son appel que le Tribunal a commis une autre erreur de droit en concluant que le Front Polisario était directement et individuellement concerné par la décision annulée.

Cependant, pour Me Gilles Devers, le statut du Front Polisario est «extrêmement clair». Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’un mouvement de libération nationale, reconnu par l’Union africaine (UA) et interlocuteur de l’ONU dans les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental.

«En juin 2015, le Front Polisario a demandé à pouvoir ratifier les conventions de Genève, une capacité réservée aux Etats et mouvements nationaux de libération.

La Suisse l’a accepté et il a été notifié aux 184 Etats signataires de la convention.

Un seul a protesté, c’était le Maroc. Mais aucun des autres Etats qui ont été destinataires de cet acte dans lequel le Front Polisario s’engage, dans le cadre des hostilités avec le Maroc, à respecter le droit international humanitaire et la convention  de Genève, n’a protesté», a-t-il fait savoir.

Le Conseil de l’UE reproche également au Tribunal d’avoir commis une erreur en fondant l’annulation qu’il a prononcée sur un moyen qui n’avait pas été invoqué par le Front Polisario et sur lequel le Conseil n’a pas eu la possibilité de se défendre.

Réfutant tous les arguments avancées par les avocats de la partie adverse, Me Gilles Devers a mis l’accent dans sa plaidoirie sur de nombreux points considérés comme des «constantes», notamment sur le fait que le Maroc n’a pas de souveraineté sur le Sahara occidental, qu’il n’a pas de mandat international, et que le Front Polisario est le seul représentant du Sahara occidental.  Des points que l’avocat du Front Polisario considère comme «définitivement acquis», parce que reconnus par le Conseil et la Commission.

Pour Me Gilles Devers, «le Maroc n’a pas le contrôle administratif sur le Sahara occidental, mais plutôt militaire».  L’objectif visait par cette action devant la justice européenne est de «dire à l’Europe qu’il y a un peuple, il y a des frontières, reconnues internationalement, il faut respecter cela», a-t-il conclu.

La grande chambre de la CJUE devrait délibérer le 13 septembre prochain.(SPS)

a través de Annulation de l’accord agricole UE-Maroc : l’avocat du Front Polisario regrette le «double langage» de l’Europe | Sahara Press Service

Brahim Gali visita el Museo de la Memoria Histórica Ruandesa | Sahara Press Service

rwanda

Kigali, 20/07/16 (SPS) -. El Presidente de la República y  Secretario General del Frente POLISARIO, Sr. Brahim Gali, y la delegación  que lo acompaña, realizaron una visita al Museo de la Memoria Histórica  de Ruanda, que alberga cerca de 250 mil tumbas  víctimas  del genocidio en Ruanda ocurrido en 1994.

El Presidente de la República quien le acompañó en el recorrido la ministra ruandesa en la UA dijo, «hemos tenido la oportunidad de  visitar  el Museo de la Memoria Histórica del pueblo de Ruanda», elogió al presidente ruandés por el salto cualitativo registrado  que dio lugar a la transición de Ruanda  con el fin de la reconciliación y la fraternidad entre todos los componentes de la sociedad  con miras hacia un futuro mejor y hacia  un nuevo estado moderno.

Gali señaló que todos los pueblos con complejas composiciones étnicas  deberían aprender de la experiencia de Ruanda.

Cabría recordar que el  presidente  Brahim Gali participó en las labores de la  XXVII Cumbre de jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana (UA) ,encabezando  al  magno evento  una importante delegación que comprende Mohamed Salem Uld Salek, Ministro de Asuntos Exteriores, Hamdi  Jalil  Mayara, Ministro Delegado de África, Laman Abaali , Embajador de la República  Saharaui  en Etiopía y  ante la Unión Africana, Suelma Beiruk , Vicepresidenta  del Parlamento Africano, Habib Bujreis , embajador en Ruanda,  Abdati Breika,  asesor de la Presidencia de la República, Abba Heisan , Presidente de la Comisión nacional saharaui de  derechos humanos.  SPS

a través de Brahim Gali visita el Museo de la Memoria Histórica Ruandesa | Sahara Press Service

Procedimiento legal para excluir a un país miembro de la Unión Africana de la misma (texto en francés)

ua

El Acta constitutiva de la Unión africana prevé únicamente dos maneras:

La que se desprende de la aplicación de los artículos 30 y 31. El Artículo 30 dice que «los gobiernos que accedan al poder por medios anticonstitucionales no serán admitidos en las actividades de la UA». El artículo 31 hace referencia al abandono voluntario de la Unión.

Existe otra posibilidad.

La modificación del texto fundador por el procedimiento contemplado en el artículo 32.Todo estado puede proponer la revisión del texto fundador. La Conferencia de la Unión tiene un año para examinarla y se aprobaría por consenso o por mayoría de dos tercios (36 estados). En este caso, aún faltaría una etapa: la ratificación por las asambleas de los Estados miembros «conforme a sus procedimientos constitucionales respectivos».

 

Basado en el artículo del mismo nombre publicado por RFI Publié el 20-07-2016

Enfin, une dernière étape doit être franchie, en rassemblant là aussi une majorité des deux tiers : la ratification par l’ensemble des Etats membres. Avec une précision d’importance : cette ratification doit être faite « conformément à leurs procédures constitutionnelles respectives ».

Pour exclure un Etat membre, l’Acte constitutif de l’Union africaine a prévu deux moyens, et deux moyens seulement.

Le premier est indiqué dans son article 30 : il stipule que « les gouvernements qui accèdent au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels ne sont pas admis à participer aux activités de l’Union ». Sont visés, bien sûr, les auteurs de coups d’Etat.

Cet article a déjà permis de suspendre la Mauritanie après le coup d’Etat de 2008, mais aussi la Guinée après la prise du pouvoir par Moussa Dadis Camara, l’Egypte du maréchal Sissi ou plus récemment le Burkina Faso, après le putsch du général Diendéré. Difficile, en l’occurrence, de l’appliquer à la RASD (République arabe sahraouie démocratique), qui siège au sein de l’UA depuis sa création.

Le second est décrit dans l’article 31 : il s’agit des modalités, pour un Etat, pour quitter volontairement l’UA.

Mais il reste une troisième manière, plus détournée : il faut modifier le texte fondateur. Selon son article 32, tout Etat peut soumettre des propositions d’amendement ou de révision de celui-ci. La Conférence de l’Union, l’organe suprême de l’UA, dispose alors d’un an pour les examiner. Et c’est cette conférence des chefs d’Etat qui a le pouvoir de les adopter, soit par consensus, soit à la majorité des deux tiers, c’est-à-dire 36 Etats, huit Etats de plus que les signataires de la motion de Kigali.

Enfin, une dernière étape doit être franchie, en rassemblant là aussi une majorité des deux tiers : la ratification par l’ensemble des Etats membres. Avec une précision d’importance : cette ratification doit être faite « conformément à leurs procédures constitutionnelles respectives ».

 

La Comisión de la UA propone celebrar una sesión especial de la IV Comisión de Descolonización sobre el Sahara Occidental en la sede de la UA | Sahara Press Service

31160-img_9670

Kigali, 19/07/16 (SPS) -. La  XXVII Cumbre de jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana (UA) pidió que se celebre una sesión  especial de la IV  Comisión de la ONU para la descolonización  sobre el Sahara Occidental  en la sede de la Unión Africana en Addis Abeba.

Esta es la primera propuesta de este tipo adoptada por la UA en respuesta a la  escalada  de Marruecos, que desafía la legitimidad internacional y la  Unión Africana.

El informe de la Comisión de la Unión Africana hizo hincapié en la necesidad de la descolonización del Sahara Occidental  para que  el pueblo saharaui  puede ejercer su derecho a la libre determinación, de conformidad con la legitimidad internacional. SPS

a través de La Comisión de la UA propone celebrar una sesión especial de la IV Comisión de Descolonización sobre el Sahara Occidental en la sede de la UA | Sahara Press Service

La CEAS lance un appel au respect des droits des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines | Sahara Press Service

prisons_marocaines_0

Madrid, 19 juil 2016 (SPS) La coordination espagnole des associations amies avec le Sahara Occidental (CEAS) a lancé un appel à la communauté internationale pour veiller au respect des droits des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines.

Cette coordination a, dans une déclaration publiée lundi sur son site à l’occasion de la journée mondiale «Nelson Mandela», rappelé le cas des prisonniers politiques sahraouis «injustement emprisonnés par le régime marocain pour la défense pacifique de leur droit légitime à l’autodétermination». Pour ce faire, la coordination espagnole des amies avec le Sahara occidental demande à ce que ces prisonniers doivent «avoir accès à des normes minimales universellement acceptées notamment le respect dans leur traitement et dans leurs conditions de détention».

La CEAS a particulièrement tenu à rappeler dans cette optique, la situation injuste des 24 militants sahraouis qui ont été arrêtés après le démantèlement violent (8 novembre 2010) du camp de Gdeim Izik pour avoir protesté contre la marginalisation continue et persistante de la population sahraouie dans son propre pays et condamnés par le tribunal militaire de Rabat en février 2013 à de longues peines.

La CEAS adhère à l’occasion de cette journée internationale (Nelson Mandela) aux appels internationaux pour la mise en œuvre rapide des «règles révisées Mandela» dans le traitement des détenus, version adoptée le 17 décembre 2015, a-t-on ajouté avant de préciser que «son adoption est une étape historique et l’une des plus importantes réalisations dans le domaine des droits de l’homme au cours des dernières années».

L’assemblée générale des Nations unies avait décidé que cette résolution soit connue sous le nom de «règles Mandela» afin d’honorer l’héritage de l’ancien président de l’Afrique du sud. Elle a également établi la journée Mandela qui coïncide avec le 18 juillet de chaque année pour promouvoir les conditions humaines de détention.

De nombreuses manifestations regroupant des élus et citoyens espagnols faisant partie des associations de soutien au peuple sahraoui ont été organisées au cours de ces derniers mois dans différentes villes espagnoles pour exiger la libération des prisonniers politiques détenus injustement dans les prisons marocaines et parmi eux les prisonniers du camp de Gdeim Izik.

Ces manifestations ont été clôturées par l’organisation, d’un grand rassemblement devant le siège du ministère espagnol des Affaires étrangères et de la coopération, le 16 avril 2016 à Madrid durant lequel, les manifestants ont exigé la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.

Une délégation de huit juristes internationaux composées d’avocats espagnols, Français et belge, partie au Maroc en avril dernier dans le but de rencontrer des avocats marocains et sahraouis assurant la défense des prisonniers politiques sahraouis a été, rappelle-t-on, arrêtée puis expulsée du territoire marocain.

Les juristes espagnols en l’occurrence, Fransisco Serrano et Juan Carlos Gomez avaient affirmé lors de leur retour en Espagne «leur détermination à continuer à défendre les droits des prisonniers politiques sahraouis». (SPS)

a través de La CEAS lance un appel au respect des droits des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines | Sahara Press Service

Polisario Front rejects EU-Morocco Agricultural Agreement in Sahrawi territories | Sahara Press Service

19-07

Luxembourg, July 19, 2016 (SPS) – The Polisario Front reaffirmed its rejection to the application of theEU-Morocco agricultural agreement in Western Sahara territory, before the Court of Justice of the European Union (CJEU), in a statement made public on the eve of the session of pleadings on Tuesday in Luxembourg in the trial of Polisario Front and the EU Commission.

«The Polisario Front contests the application of the EU-Morocco Agriculture Agreement in the Western Sahara territory to the Court of Justice of the European Union.

Can a free trade agreement include the natural resources of a colonized people under foreign occupation, in violation of their fundamental rights?,» wondered the Polisario Front in its statement published Monday on the eve of the pleadings before that court, and the full text was distributed by the Sahrawi news agency (SPS).

The pleadings in the case C-104/16, opposing the EU Council and Commission to the Polisario Front open Tuesday at the Court of Justice of the European Union.

After the hearing, the Polisario Front will hold a press conference in the afternoon in Bonnevoie (Luxembourg), said the Saharawi agency.

The agricultural agreement concluded between Morocco and the EU in 2002, was contested by the Polisario Front which has called for its annulment.SPS

a través de Polisario Front rejects EU-Morocco Agricultural Agreement in Sahrawi territories | Sahara Press Service

El presidente de Ruanda ratifica el apoyo de su país a la justa lucha del pueblo saharaui | Sahara Press Service

cnsn1bgwcaaorxn_002

Kigali, 19/07/16 (SPS) -. El presidente ruandés, Paul Kagame  ratificó  este  lunes la firme  posición de la Unión Africana sobre la cuestión del Sahara y el apoyo del  derecho del pueblo saharaui a la libre determinación, durante su reunión con el Presidente de la República,Brahim Gali  y la comitiva presidencial  que lo acompaña tras la clausura de la  XXVII Cumbre de jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana (UA).

Las dos partes  abordaron  durante la reunión los acontecimientos más importantes de la causa saharaui, trataron asimismo  la situación en el continente y las formas de continuar fortaleciendo   la cooperación bilateral entre los dos países.

El presidente saharaui elogió durante la reunión  el éxito  de  la Cumbre Africana gracias a los enormes esfuerzos, la hospitalidad y la  excelente organización, que el gobierno de Ruanda puso a  disposición de todos los participantes y delegaciones africanas y deseó al  gobierno de Ruanda y su pueblo  éxito, prosperidad y  progreso bajo la dirección de Su Excelencia el Presidente Paul Kagame.

La reunión contó con la presencia por la parte  de Ruanda, el ministro de asuntos de exteriores , mientras que por la parte saharaui acompaña  el presidente saharaui, el ministro de Asuntos Exteriores, Mohamed Salem Uld Salek,  el Ministro delegado encargado de los asuntos africanos Hamdi Jalil Mayara, ,el  Representante Permanente ante la Unión Africana  Laman  Abaali,  el Embajador saharaui  en Ruanda ,Habib Bujreis. SPS

a través de El presidente de Ruanda ratifica el apoyo de su país a la justa lucha del pueblo saharaui | Sahara Press Service

La UA pide con insistencia a la ONU organizar el referéndum para la autodeterminación en el Sáhara Occidental | Sahara Press Service

img_6758

Kigali, 19/07/16 (SPS) -. La  XXVII Cumbre de jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana (UA) ha hecho un llamamiento a la ONU para acelerar la organización de un referéndum para decidir el destino del pueblo saharaui de conformidad con la legitimidad internacional tras aprobar el informe presentado por la Presidencia del Comisionado de la UA  sobre el estado de la paz y la seguridad en África.

El informe aprobado por los Jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana  «insta al Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas adoptar  medidas decisivas con el fin de permitir que el pueblo del Sáhara Occidental pueda determinar  su destino en un referéndum sobre la libre determinación, de conformidad con la legitimidad internacional.»

En el mismo contexto, el texto del informe llama  a la necesidad de que «la MINURSO pueda volver a su plena funcionalidad  y restaurados todos sus componentes, incluyendo representantes de la Unión Africana, para revitalizar el proceso político y el fortalecimiento del diálogo directo entre las partes .» SPS

090/099TRAD

العربية

a través de La UA pide con insistencia a la ONU organizar el referéndum para la autodeterminación en el Sáhara Occidental | Sahara Press Service

La Comisión de la UA propone celebrar una sesión especial de la IV Comisión de Descolonización sobre el Sahara Occidental en la sede de la UA | Sahara Press Service

31160-img_9670

Kigali, 19/07/16 (SPS) -. La  XXVII Cumbre de jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana (UA) pidió que se celebre una sesión  especial de la IV  Comisión de la ONU para la descolonización  sobre el Sahara Occidental  en la sede de la Unión Africana en Addis Abeba.

Esta es la primera propuesta de este tipo adoptada por la UA en respuesta a la  escalada  de Marruecos, que desafía la legitimidad internacional y la  Unión Africana.

El informe de la Comisión de la Unión Africana hizo hincapié en la necesidad de la descolonización del Sahara Occidental  para que  el pueblo saharaui  puede ejercer su derecho a la libre determinación, de conformidad con la legitimidad internacional. SPS

a través de La Comisión de la UA propone celebrar una sesión especial de la IV Comisión de Descolonización sobre el Sahara Occidental en la sede de la UA | Sahara Press Service

L’Expression – Le Quotidien – Mohammed VI et ses démons

Par Saïd BOUCETTA

Il n’est nul besoin d’attendre grand-chose de l’initiative de Rabat, à voir la posture marocaine sur plusieurs dossiers.

Le contentieux algéro-marocain pourra-t-il être soldé après la visite d’un haut fonctionnaire marocain versé dans le renseignement, donc dans l’antiterrorisme? Il serait naïf de penser que le séjour d’un ministre délégué aux Affaires étrangères suffise à réchauffer les relations entre Rabat et Alger au point d’envisager une éventuelle initiative commune qui soit assez forte pour imprimer une dynamique régionale nouvelle. Le royaume n’est pas dans cette logique d’apaisement quel que soit le contenu du message adressé par Mohammed VI au président de la République. Il est évident, en effet, que toute démarche marocaine est mue par un esprit calculateur, dans le sens d’amener Alger à s’aligner sur les thèses du Palais royal sur la question du Sahara occidental. Et dans le cas d’un refus, ce qui est d’ailleurs systématique, Rabat sort son artillerie médiatique, diplomatique et politique pour «pilonner» son voisin de l’Est, portant contre lui des accusations autant gratuites que tout à fait invraisemblables. Plus que «l’effet média», le Maroc a réellement attenté à la dignité des Algériens et à leurs biens. En imposant le visa aux Algériens suite à l’attentat de Casablanca en 1994, des milliers d’Algériens avaient été chassés du territoire marocain et des centaines avaient été purement et simplement spoliés de leurs biens. Et plus récemment, la profanation de l’emblème national, le jour-même de la célébration par l’Algérie du 59e anniversaire du déclenchement de sa Révolution, confirme une tentation quasi permanente à la provocation. L’actuel roi comme son père, n’use de ces manoeuvres que pour chahuter le tableau maghrébin et rappeler à tous la prise d’otages qu’il pratique sur toute la région.
Dépêcher un ministre délégué, avec la certitude qu’il ne sera jamais reçu par le président de la République pour d’évidentes raisons de protocole, signifie que Mohammed VI n’est pas motivé par un rapprochement sérieux entre son pays et l’Algérie. Les observateurs qui connaissent assez bien la «tactique» du Royaume alaouite préfèrent voir dans l’attitude de Rabat une énième «feinte» destinée à gagner du temps ou encore à créer l’illusion d’un prochain accord algéro-marocain pour servir Dieu sait quel projet. En tout cas, il n’est nul besoin d’attendre grand-chose de cette démarche, à voir la posture marocaine sur plusieurs dossiers, dont celui du Sahara occidental ou de la lutte contre le crime organisé.
Il faut dire qu’en sa qualité de premier producteur de kif de la planète, le Maroc est un facteur central de la déstabilisation de la région du Sahel d’où transite la drogue. Avec ses 700 000 tonnes produites annuellement, le royaume est le fournisseur attitré de tous les trafiquants du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. Des dizaines de milliers de criminels se nourrissent de ce vaste trafic et nourrissent, au passage, les groupes terroristes qui infestent la région. La collusion entre les terroristes et les réseaux mafieux n’est plus à démontrer. Les nations du monde, et notamment les Etats-Unis et la France, puissants alliés de Rabat, sont devant un narco-royaume qui entretient une instabilité chronique au Sahel et refuse de céder au principe onusien de l’autodétermination des peuples. Tout ce que l’ONU combat depuis sa création. Ce pays est passé maître dans la nage en eaux troubles de la diplomatie underground. Les deux rois qui s’y sont succédé ont réussi à «soudoyer» pas mal de politiques par le biais de la corruption et de la tentation.

a través de L’Expression – Le Quotidien – Mohammed VI et ses démons

L’Expression – Le Quotidien – Rien de nouveau à l’Ouest…

Par
Un monarque de mauvaise foi
Un monarque de mauvaise foi

La délégation, constituée de responsables de second plan, envoyée par le souverain marocain à Alger, ainsi que le message qu’il a adressé à l’UA ne relèvent pas d’une réelle volonté de la part de Rabat de vouloir régler des questions aussi sensibles.

Les intentions ne sont certes pas belliqueuses. Il n’en demeure pas moins que le but recherché par le monarque alaouite est loin d’être catholique. Les masques sont tombés. Depuis que Mohammed VI a adressé aux chefs d’Etat et de gouvernement qui participent au 27ème Sommet de l’Union africaine qui se tient à Kigali, au Rwanda, sa demande de réintégration à l’Union africaine, l’héritier de Hassan II affiche ses desseins. Teintés d’arrière-pensées. Le Maroc avait claqué la porte de l’OUA en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique en son sein. Depuis, rien n’a changé. La Rasd est toujours membre à part entière de la défunte organisation de l’Unité africaine. Le Front Polisario représentant légitime du peuple sahraoui continue de réclamer à corps et à cri la tenue d’un référendum d’autodétermination; garanti par les nombreuses résolutions votées par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le Maroc ne veut pas en entendre parler et pousse son outrecuidance jusqu’à s’attaquer au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et expulser la composante civile de la Minurso. 32 ans plus tard sans tambour ni trompette, le royaume décide de réintégrer la famille africaine. Bizarre. En effet, le souverain marocain est trahi par sa verve encline à la victimisation. Pour tronquer l’Histoire. «Il est, en effet, difficile d’admettre que le Royaume, nation pérenne et ancestrale, soit comparé à une entité (le Sahara occidental, Ndlr) ne disposant d’aucun attribut de souveraineté, démunie de toute représentativité ou effectivité», écrit Mohammed VI pour expliquer la sortie de son pays de l’OUA. Ceux qui voyaient, donc, dans cet hypothétique retour du Maroc au sein de l’UA, un éventuel fléchissement de sa position par rapport à la question sahraouie sont édifiés. Il n’y a rien de nouveau à l’Ouest…Pour le roi qui en a fait une affaire sacrée, le conflit du Sahara occidental demeure artificiel plus que jamais et accuse l’Algérie de l’entretenir sans la citer. «Le temps est venu d’écarter les manipulations, le financement des séparatismes, de cesser d’entretenir, en Afrique, des conflits d’un autre âge…», a t-il ajouté. La charge est portée contre la Rasd pour faire pencher la balance en sa faveur dans le conflit qui l’oppose au Front Polisario. «L’UA, resterait-elle, en déphasage avec la position nationale de ses propres Etats membres, puisqu’au moins 34 pays ne reconnaissent pas ou plus cette entité? Même parmi les 26 pays qui s’étaient placés dans le camp de la division en 1984, seule une stricte minorité d’une dizaine de pays subsiste» a-t-il osé s’interroger puis affirmer dans sa missive remise dimanche dernier à Kigali au président en exercice de l’UA, le Tchadien Idriss Deby, par le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami. La réponse est tombée cinglante le même jour. «L’UA demeure solidaire avec le peuple sahraoui et réaffirme avec force son droit à l’autodétermination», a indiqué la présidente de la Commission de l’UA, Dlamini-Zuma. Un sujet qui n’a certainement pas été effleuré lors de l’audience accordée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal à l’émissaire du roi Mohammed VI, qui était porteur d’un message adressé au président Bouteflika. Les spéculations sont allées cependant bon train sur une éventuelle normalisation des relations algéro-marocaines, voire même une potentielle ouverture de la frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1994. Une thèse à exclure. La délégation, constituée de responsables de second plan, envoyée par le souverain marocain à Alger, ne laisse pas entrevoir une réelle volonté de la part de Rabat de vouloir régler une question aussi sensible. La présence en son sein du patron du contre-espionnage du royaume, le directeur général des Etudes et de la Documentation, Yacine El Mansouri, laisse cependant supposer que le pouvoir marocain est venu chercher l’assistance de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste. Une coopération accrue dans ce domaine entre les deux pays n’est pas à exclure. La participation de son homologue algérien, le chargé de la coordination des services de sécurité, Athmane Tartag, qui a participé aux discussions fait pencher la balance nettement en faveur de cette hypothèse. La situation sécuritaire au Maroc la renforce. Les récents démantèlements de cellules terroristes dans les villes d’Agadir, Amezmez, Chichaoua, Aït Melloul…ainsi qu’à travers tout le royaume laissent augurer que des villes comme Casablanca ou Marrackech sont des cibles potentielles des djihadistes de Daesh. Ce qui ferait très mal à une économie marocaine qui tire du secteur du tourisme une manne financière de quelque 10 milliards de dollars. Une attaque d’envergure du même type que celle qui a frappé la ville de Sousse en Tunisie est à craindre. Il ne faut pas oublier que plus de 3000 Marocains combattent sous la bannière de Daesh en Syrie et en Irak. Leur retour au Maroc mettrait le royaume sens dessus dessous. Un danger permanent qui ne peut être maîtrisé sans un certain savoir-faire. C’est ce que certainement les responsables marocains sont venus chercher à Alger.

a través de L’Expression – Le Quotidien – Rien de nouveau à l’Ouest…

Le Maroc veut redevenir africain !: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com

TRENTE-DEUX ANS APRÈS SON DÉPART VOLONTAIRE DE L’UA

Le Maroc veut redevenir africain !

Le motif de la sortie du Maroc de l’OUA, devenue entre-temps UA, à savoir l’adhésion de la République arabe sahraouie démocratique à cette instance continentale, est toujours là, d’où l’interrogation sur cette demande de réintégration du royaume.

Le roi Mohammed VI a annoncé dimanche que le moment était “arrivé” pour que le Maroc retrouve sa “place naturelle” au sein de l’Union africaine, qu’il avait quittée en 1984 pour protester contre l’admission, deux années plus tôt, de la République arabe sahraouie démocratique. Cette demande de réintégration, qui est loin de constituer une surprise en raison de la campagne diplomatique de préparation mise en branle par Rabat pour l’accompagner d’un maximum de soutien pour sa réussite, constitue en fait un aveu d’échec de la politique suivie durant les quatre dernières décennies par le Makhzen. Il faut croire que le Maroc, qui n’a gardé des relations avec certains pays du continent que pour des raisons purement économiques, est allé jusqu’à intégrer le Conseil de coopération du Golfe, l’organisation des royaumes et émirats arabes située en Asie, pour montrer qu’il n’avait plus rien à voir avec l’Afrique. Ceci étant, le lobbying exercé par la diplomatie marocaine a certes retardé le règlement du conflit du Sahara occidental, mais n’a pas permis au Maroc d’atteindre son objectif consistant à annexer ce territoire, qui était sous occupation espagnole jusqu’en novembre 1975. À ce jour, le royaume chérifien n’a obtenu aucune reconnaissance officielle quant à sa souveraineté sur le Sahara occidental. En dépit de toutes ses manœuvres à l’ONU, dont la dernière en date était l’exclusion du personnel de la Minurso qu’il est en train, contre son gré, de réintégrer à leurs postes en vertu de la résolution 2285 du Conseil de sécurité du 29 avril 2016, le Maroc n’est pas parvenu à légaliser son coup de force d’occuper l’ancienne colonie espagnole. Constatant que cette politique de fuite en avant n’a été d’aucune utilité, voire même qu’il avait énormément perdu en Afrique, car ne pouvant plus s’exprimer au sein de l’instance continentale, le souverain marocain semble changer son fusil d’épaule. Il faut croire que Rabat n’a rien fait durant cette période pour améliorer ses relations avec les instances africaines, y compris sportives à l’image de la Confédération africaine de football avec laquelle elle était entrée en conflit en refusant d’organiser à la dernière minute la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de football 2015 sous prétexte de la menace du virus Ebola. Aujourd’hui, Mohammed VI semble vouloir procéder autrement, mais reste à savoir comment se fera cette réintégration conditionnée, à une organisation qualifiée par le roi Hassan II de “conférence tam-tam”, lorsqu’il a décidé de la quitter en 1984. En effet, le Maroc ne demande ni plus ni moins que l’exclusion de la République arabe sahraouie démocratique, qui jouit de la qualité de membre à part entière de l’Union Africaine depuis maintenant trente-quatre années. À voir le déroulement des travaux du sommet de cette organisation, qui s’est ouvert dimanche par l’hommage observé par les dirigeants africains, à travers une minute de silence, à la mémoire du défunt président sahraoui Mohamed Abdelaziz, et l’accueil réservé au nouveau président sahraoui, Ibrahim Ghali, auquel a été exprimé le soutien au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, il est peu probable que le souhait de voir la RASD exclue de l’UA soit exaucé.
Merzak Tigrine

a través de Le Maroc veut redevenir africain !: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com